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MORIFADE - Empire Of Soul (2011)
Par BAST le 7 Décembre 2011          Consultée 1914 fois

Ex espoir du label suédois Loud’n’Blast, grassement introduit en France par Olivier Garnier et son NTS radieux, MORIFADE était promis à un avenir enviable, surtout avec son premier effort déposé dans nos lecteurs par un gentil vent de fraîcheur : de la fantasy, un chapelet de double pédale et des compos bien mélodiques, soit trois caractéristiques ayant le vent en poupe alors que s’amorçait le second millénaire ; à l’époque, on se pâmait sans souci du ridicule pour qui rappelait le passé tout en fleurant bon le présent. Hélas, l’effondrement de Loud’n’Proud a tout chamboulé ; rupture de contrat avec NTS, distribution confidentielle et albums si espacés que chaque sortie fait poindre un étonnement similaire à celui suscité par une nouvelle apparition au cinéma de Michel Bouquet : "Il(s) est(sont) encore en vie celui(ceux)-là ?"

Onze ans après son introduction dans le marché du mélodique, MORIFADE est l’ombre d’un embryon de germe planté en plein cœur d’une chape de béton armé coulée pour résister à une attaque nucléaire. Les éléments lui sont désormais totalement défavorables. Des tournées rares et sans envergure l’empêchent d’étendre correctement sa notoriété. Son nouveau label, IceWarrior Records, la branche de Rock It Up Records spécialisée dans le Power mélodique, n’est pas des plus influents : deux seconds couteaux italiens (PANDAEMONIUM et ATHLANTIS), AXENSTAR et MORIFADE, voila en résumé ce que le label allemand propose de plus huppé ; aimable, certes, mais pas de quoi non plus monter un festival digne de ce nom. En revanche, la production dont il gratifie MORIFADE est de qualité avec une collection de riffs tranchants et un chant correctement posé par-dessus la section metal pourtant animée de pulsions véhémentes.

MORIFADE, la tendance se confirme donc, est inexorablement condamné à évoluer dans un anonymat aussi flou qu’une poussière dans l’œil. Seulement, les Suédois ont ceci de constant que chacun de leurs albums combine quelques très bons moments.
Mieux, plutôt que fournir dix compositions coulées dans le même moule, les Suédois s’acharnent à varier leur propos d’un bout à l’autre de l’album. Du Heavy direct et tranchant avec "Bleeding For Lust" puis "A Cry From The Void", des caractéristiques épiques mises en valeur sur "Come In Blood" et "The Dark Resignation", une légère incartade Doom décelée sur "Come In Blood", une coloration FM avec "Strenght In Solitude" et, enfin, quelques hymnes encastrés dans une veine speed mélodique comme "My Silent Serenade" ou "Impact Of Vanity".

Si j’éprouve de persistantes difficultés face aux deux premiers titres, "Bleeding For Lust" puis "A Cry From The Void", la faute à des lignes de chant trop plates à mon goût, MORIFADE me convainc totalement avec "My Silent Serenade" dont il faut souligner les orchestrations bien rendues, la guitare sautillante, l’amplitude des couplets et, surtout, un excellent refrain, épique et légèrement soutenu par des chœurs. Certains pourront reprocher à cette composition un classicisme rébarbatif, je la positionne pour ma part en tête de "Empire Of Souls".
Un peu en retrait, je retiens "Road Of Deception", là encore en raison d’un refrain bien hargneux et d’une guitare galopante accrocheuse, l’arabisant "Recemblance Of Hate" en raison d’une guitare hypnotique et de nombreux changements de ton (les lignes de chant y sont provocation tandis que le refrain fait preuve d’un certain entrain), "Impact Of Vanity" parce qu’il rappelle immédiatement – et en bien - "Possession Of Power" et "The Dark Resignation", brûlot terriblement épique avec son refrain aussi long que changeant.

MORIFADE n’est plus ce jeune loup aux incisives longues d’une toise. Dix années ont passé. Une période dont le line-up s’est extirpé avec de vilaines cicatrices puisque seuls Henrik Weimedal et Kim Arnell ont résisté au temps. Seulement, "Empire Of Soul" démontre que les espoirs jadis placés en cette formation n’étaient pas totalement usurpés. MORIFADE sait toujours autant composer des titres épiques et mélodiques, avec ce qu’il faut de variété pour que l’album sache séduire un auditoire plus large que s’il s’était agi de Speed Mélodique pur jus. Pas un chef-d’œuvre, pas une surprise non plus, encore moins un album inscrit dans la durée. Juste un ensemble bien calibré, agréable, sur lequel on n’hésitera pas à revenir à de nombreuses reprises.

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- Henrik Weimedal (basse)
- Kim Arnell (batterie)
- Fredrik Eriksson (clavier)
- Robin Arnell (guitare)
- Kristian Wallin (chant)
- Mathias Kamijo (guitare)


1. Bleeding For Lust
2. A Cry From The Void
3. Come In Blood
4. Fear Breeder
5. My Silent Serenade
6. Road Of Deception
7. Recemblance Of Hate
8. Impact Of Vanity
9. Strenght In Solitude
10. The Dark Resignation
11. A Sinister Mind (bonus)



             



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