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DOOM FOLK MéLANCOLIQUE  |  E.P

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UARAL - Laments (1998)
Par VOLTHORD le 29 Août 2011          Consultée 929 fois
Il y a des contes de fée où le Prince Charmant est un crapaud peu ragoûtant. Il y a même des Princesses assez courageuses pour embrasser leur carcasse moite, certaines doivent même y mettre la langue, car elles croient que ça porte chance. Mais parfois le Prince n’est pas libéré et la princesse vomit, car toutes les lèvres de princesse ne sont pas magiques et tous les contes ne finissent pas bien.

...

UARAL naît dans cette seconde moitié des années 90 où la mélancolie incorpore le Metal comme une plaie tendre et prolifique. Le Metal Gothique et le Doom commencent à prendre tout leur sens, le Folk aussi se manie comme une arme de choix pour aiguiser ses larmes, avec tout le discernement d’une guitare acoustique à l’arpège souple et fragile ou d’une flûte traversière envoûtante et un peu attristée. UARAL se taille une place de choix entre le "Omnio" de IN THE WOODS, le "Somnium Obmutum" d’ESTATIC FEAR et le "Songs Of Moor And Misty Fields" d’EMPYRIUM, pour ne pas citer le "Pale Folklore" d’AGALLOCH, qui viendra deux années plus tard. Autant le dire, si nous ne parlons que des compositions, il égale souvent les groupes cités en beauté, en magie. Ces longues parties de guitare sèche, ces pianos pénétrants… je croyais que seul ESTATIC FEAR en avait le secret. Mais non, toutes les pièces de "Laments" sont pénétrées par cette même beauté.

UARAL, autant le dire, a presque dénigré le Metal. Son ciment, ou plutôt son écorce, est un Folk atmosphérique, aérien, à la sève mélancolique plus que véritable. "Laments" est de ce point de vue plus acoustique qu’il n’est Doom. Son instrument premier est la guitare sèche, sa partie électrique manque de guitares rythmiques, même sa batterie est des plus discrètes. Le duo chilien touche au cœur sereinement, tendrement, avec une douceur mortuaire…

Une curiosité en plus : des grondements death porcins aux allures de rots disgracieux et un chant clair un peu attardé qui dérangeront l’auditeur, juste un peu, ou juste un peu trop. En revanche, le chant black restera égal à lui-même : désespéré, déchiré, alerte… dommage finalement que l’on n'ait pas eu droit uniquement à ce dernier, tant les autres variations font tache.


Peut-être que pour cette seule et unique raison, UARAL est un peu comme un conte oublié. Il y a quelque chose en lui qu’on ne veut pas vraiment garder. Pourtant, on garde en tête une toile de fond merveilleuse que l’errant, le dépressif ou le curieux, finissent par explorer et y trouvent la même forme de bonheur que celui du crapaud qui fut prince, et qui se contente aujourd’hui de n’être qu’un solitaire et silencieux Prince Crapaud. Et ses lamentations sont bien loin d’être vaines.
Un EP acoustique déguisé dans une obscurité à peine métallique, un plaisir automnal à connaître, et à aimer.




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- Aciago (multi-instrumentiste)
- Caudal (chant)


1. Intro
2. The Writing And The Cry...
3. Lament
4. Surrendered To The Decadence (part Ii)
5. Eterno En Mí



             



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