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METAL SYMPHONIQUE  |  STUDIO

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2010 1 Revamp
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REVAMP - Revamp (2010)
Par AAARGH le 13 Août 2010          Consultée 2707 fois

Avertissement:
Dans la chronique suivante, ont été bannies les métaphores éculées vampiriques utilisés par tout un chacun pour parler de ce groupe car citons l'auteur qui a choisi d'adapter librement les propos de Tom G. Warrior: "Oui, bon, ça va quoi, un moment il faut chercher à faire autrement même si c'est nul ce que l'on fait..."

3 est le chiffre de ce groupe et de cet album.
3 est le nombre de retour: Joost, Floor et Waldemar.
3 est le nombre d'invités: George Oosthoek, Russell Allen et Björn 'Speed' Strid
3 est le nombre de partie au morceau phare : "In Sickness 'Till Death Do Us Part"
Je te laisse compléter, ami lecteur, c'est super rigolo mais on a pas que ça à faire non plus.


L'excellente et néanmoins grande Floor, en manque de Metal, s'est acoquinée avec le bon vieux Waldemar (pas de place pour mettre son éloquent CV) et à rappeler le copain Joost le tout pour faire du Metal à gonzesse (traduction libre de "female fronted metal") sonnant quand même un peu comme AFTER FOREVER en moins popisant et moins niaiseux (cf. Les derniers efforts du défunt groupe), la comparaison est forcément et malheureusement inévitable.
Arrêtons-nous quelques instants sur l'artwork : pas d'imagerie Metal classique, la couleur dominante est le blanc avec une touche de rose. On évite ainsi l'écueil du noir, dont désormais tout le monde sait que c'est une couleur de gonzesse, grâce à Fetus.

Floor n'a pas changé dans sa façon de chanter, tout en recherche de puissance, en gardant cette beauté. Comme usuellement, elle ne sort que rarement le grand jeu "opératique" (non exhaustif: "Million" ou "The Trial Of Monsters") et livre une bonne prestation générale sans pour autant être le point principal du disque. Alors si c'est pas la chanteuse, qui décroche le pompon finalement en tirant son épingle du jeu ? Eh bien, de manière surprenante, à mon sens, c'est bien Joost qui tient le disque. L'œuvre du claviériste est primordiale, donnant tout le relief aux différents morceaux de ce CD. Des claviers changeants : très Afterforeveriens sur "Here's My Hell", les motifs fleuris à base de cordes sur "Head Up High" ou "All Goodbyes Are Said", ou le côté Finntrollien sur l'intro "The Trial Of Monsters". Ses parties claviers sont bel et bien la clé de voûte de tous les titres et sont mises en avant en tant que tel dans le mixage.
Waldemar a plus ou moins le même son guitare que chez GRIP INC., mais mixé dans la masse. Gageons évidemment que son rôle de compositeur et producteur aura été déterminant pour la qualité de cet album.

Les morceaux sont facilement mémorisables renforcés par un sens certain de la composition pour un album peu aventureux restant dans les environs de EYES OF EDEN et d'AFTER FOREVER. On évite l'écueil de la linéarité sur ce disque grâce à des cassures bien venues et intelligemment placées dans le disque ou dans les morceaux. Tel que le break avant l'accélération sur le "Here's My Hell" ou via la disposition des morceaux "Break" aèrant le début de l'album ou aussi "Disdain", cassant la routine avec son côté heavy, artillerie à la batterie et la guitare au premier plan.
Phénomène réussi aussi en partie par des refrains qui réveillent ("Kill Me In Silence" ou "The Trial Of Monsters").
On regrettera cependant une certaine forme d'automatisme au niveau de l'interprétation vocale, donnant un côté un peu clinique.

Le point le plus gênant reste cette manie chez Floor de foutre une ballade minimaliste et dépouillée, syndrôme Tarja, sur ses albums et avec "I Lost Myself" on poursuit la tradition initiée par "Strong"...
Une démonstration vocale sous forme de catalogue des possibilités de la dame qui chante.

En résumé : sympathique et mélodique, un bon album bien que son côté un peu trop professionnel rend impersonnel et le vide un peu de son âme, principalement le chant. Content de retrouver Floor, son absence était trop longue.

Bonus : l'excellente et ombrageuse (ce changement au milieu) piste bonus avec sa superbe ligne de chant sur le refrain. En plus comme ça, tu auras un digipack avec du rose à l'intérieur, ça te changera de ton habituel horizon chromatique de métalleux de base (évite quand même les chemises et les pulls de cette couleur, ça ne va pas toujours à tout le monde).


Le morceau avec la note grave au piano qui revient : "Here's My hell"
Le morceau qui est une ballade : "I Lost Myself"
Le morceau qui dénote parmi les autres : "Disdain"

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   AAARGH

 
   JEFF KANJI

 
   (2 chroniques)



- Floor Jansen (chant)
- Waldemar Sorychta (guitare, basse)
- Koen Herfst (batterie)
- Joost Van Den Broek (claviers)


1. Here's My Hell
2. Head Up High
3. Sweet Curse
4. Million
5. In Sickness 'till Death Do Us Part - All Goodbyes
6. Break
7. In Sickness 'till Death Do Us Part 2 - Disdain
8. In Sickness 'till Death Do Us Part 3 - Disgraced
9. Kill Me With Silence
10. Fast Forward
11. The Trial Of Monsters
12. Under My Skin
13. I Lost Myself



             



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