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2009 Chickenfoot
 

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- Style + Membre : Montrose

CHICKENFOOT - Chickenfoot (2009)
Par WILD ONE le 7 Mai 2010          Consultée 4253 fois

Une pochette noire, sans aucune information… Juste le nom et les numéros de pistes… Pfff, certains groupes se foulent vraiment pas, la crise touche vraiment tous les domaines ! Et quel nom en plus ! CHICKENFOOT ! Wa ha ha ! ‘Sont mal partis dans le business ceux-là… Oh ! Le nouvel EP de MANOWAR ! Fini de rigoler avec ces poulettes, là on a du lourd…

Quelle situation bien émouvante. Il s’agit d’une reconstitution des seules paroles négatives que j’eus prononcées à l’égard de CHICKENFOOT. En effet, un bref instant plus tard, un détail allait changer mon intérêt pour ce type de volaille (qui aurait en effet cru qu’un mois plus tard je serais au premier rang du Montreux Jazz Festival en train de chanter à tue-tête leurs chansons ?) : en reposant la galette que je découvris qu’un « Joe Satriani » était apparu à l’endroit où je l’avais saisi ! Après quelques secondes d’incompréhension et d’intense effort intellectuel, je me mis à frotter comme un autiste le disque (la pochette a été conçue pour apparaître lorsqu’elle entre en contact avec la chaleur), n’améliorant probablement pas l’impression que je donnais à la vieille dame à côté de moi. Et là, ce fut la stupéfaction (pour moi, hein !). Quatre noms apparurent :

MICHAEL ANTHONY, SAMMY HAGAR, CHAD SMITH, JOE SATRIANI.

Quoi ? Deux ex-VAN HALEN, un RED HOT CHILI PEPPERS et un guitariste au talent reconnu dans le monde entier, et tout ça dans un seul groupe ?!! Je crois que tout compte fait, MANOWAR pourra attendre ! Allez mes poulettes, tout compte fait cela s’annonce bien ! Cependant, lorsque mon disquaire jetait (avec cette grâce qui est la sienne) ma découverte dans un sac d’une grande surface alimentaire, une moue d’interrogation était apparue sur mon visage. Mais comment cela avait-il pu m’échapper, à moi qui me tiens pourtant très au courant de l’actualité musicale ?! Pourquoi ces gars en particulier et comment ont-ils décidé de former un groupe ? Un seul moyen d’y répondre avant l’écoute : un bon vieux flashback.

*Pchiouuuuuu* (On fait avec les moyens du bord !)

Michael Anthony s’embêtait un peu dans son coin.
Depuis qu’il s’était fait virer (ou était parti, les versions sont différentes dans chaque partie) de VAN HALEN en 2007 en même temps que son ami chanteur Sammy Hagar, il n’avait plus de groupe. Ce dernier ayant intégré quelques temps une société de vente d’alcool pour laquelle il fit de juteux contrats, notre bassiste se retrouvait donc un peu seul dans son coin. Mais vite lassé de passer son temps à jouer le marchand de liqueurs, Hagar revint vite vers Anthony un an plus tard, pour faire un ou deux jams. Rien de bien sérieux, juste histoire de se détendre et de rigoler un peu. Chad Smith (RED HOT CHILI PEPPERS) passa alors par là un peu par hasard et se joignit à nos deux compères (il faut dire que les musiciens se connaissent pas mal entre eux en Californie). L’idée d’un groupe commença alors à se dessiner dans l’esprit des trois musiciens. Après tout, ils avaient ce même amour pour le rock californien, alors pourquoi pas ?
Mais il manquait toujours un bon guitariste. Et là, chose un peu surprenante car on ne penserait pas forcément à lui en premier lieu, c’est Joe Satriani qui pointa le bout de son nez et qui se révéla parfait à ce poste. Un doux nom de CHICKENFOOT en poche (inspiré du nom du premier groupe qu’avait Sammy Hagar quand il était ado), nos quatre Californiens étaient prêts à montrer ce qu’ils avaient dans les pattes. Quelques mois pas très médiatisés passés en studios plus tard, l’album éponyme était dans les bacs. Ou comment poussin devient poule.

*Pschouuuuuiii*

La première bouchée de ce poulet neuf est donc un poil particulière. L’atmosphère étrange et un peu oppressante d’"Avenida Revolution" nous plonge dans le monde violent de la lutte contre la drogue. Titre d’ouverture réussi en somme, malgré un riff pas très original. Mais le style de CHICKENFOOT se définit plutôt avec "Soap On The Rope", qui ne fait, elle, aucun prisonnier, armée d’un groove infernal, d’un batteur bondissant et de chœurs remarquables. Ces derniers (délibérément un poil faux) sont justement un des points forts dans tout cet album (car ils font retrouver le côté très plaisant des premiers VAN HALEN), avec le son, très clair et chaud. "Oh Yeah" et son refrain intellectuel à chanter à tue-tête ainsi que "Sexy Little Thing" et ses notes ensoleillées ne font qu’améliorer le constat déjà positif. Notre ami Hagar est de surcroît un très bon chanteur et Satriani ne passe pas son temps à faire des shreds comme on pourrait le craindre, il joue normalement (si, si !) ! Bref, jusque-là, le poulet sent bon, mais alors très bon.

Pourtant, il y a un moment où ça se gâte, et un peu trop vite d’ailleurs. Après un "Get It Up" explosif et sautillant (cette voix de Hagar avec ces « ARRIBA ! » criés par Anthony !), il y a soit un problème au niveau du four, soit un problème lié aux OGM ingérés par la poule, car la seconde partie de l’album s’affaisse un peu. En effet, entre le moins marquant ("My Kinda Girl" ou "Down The Drain", avec son riff qui en plus se rapproche dangereusement de "Cat Scratch Fever" de l’ami NUGENT…) et le pas très inspiré ("Learning To Fall" c’est un blague ou quoi ?! Z’allez pas me dire que le refrain et la mélodie sont pas tombés dans le domaine public depuis 20 ans ?!), CHICKENFOOT s’égare. On n’ira pas jusqu’à dire que c’est mauvais, mais juste une déception par rapport à la claque du début. Seul "Turnin’ Left" le carré s’en sortira assez bien pour faire oublier ce pauvre bonus track, "Bitten By The Wolf", qui n’apporte rien, si ce n’est un sourire pour son côté blues/folk des tréfonds de Louisiane…

Mais par pitié, n'allez pas vous faire vacciner contre la grippe aviaire à cause de ce dernier paragraphe : CHICKENFOOT est loin d'être un groupe à éviter. Avec un son qui leur ressemble, ils arrivent à remplir un CD d’énergie avec des bouts de Californie dedans. On peut du même coup saluer la bande à Anthony pour le fun, le plaisir, la modestie et la fraîcheur que dégage l’album, dans un monde où tout se complexifie, parfois au détriment de la qualité et de l’énergie que dégage la musique.
Si tu es toujours sceptique et que tu ne peux toujours pas voir ce nom en peinture, dis-toi juste que sa signification se trouve peut-être dans sa musique. J’ai en effet pu constater que de nombreuses personnes imitent la poule en écoutant cet opus… Elles tapent du pied !!!

Note : 3,5/5.

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   WILD ONE

 
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- Sammy Hagar (chant)
- Joe Satriani (guitare)
- Michael Anthony (basse)
- Chad Smith (batterie)


1. Avenida Revolution
2. Soap On A Rope
3. Sexy Little Thing
4. Oh Yeah
5. Runnin Out
6. Get It Up
7. Down The Drain
8. My Kinda Girl
9. Learning To Fall
10. Turnin' Left
11. Future In The Past



             



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