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HEAVY METAL  |  DVD

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ANVIL - The Story Of Anvil (2009)
Par ZIONLEEMASTERSEB le 4 Janvier 2010          Consultée 6329 fois

L’histoire de ce rockumentaire n’est pas banale et vous fera même oublier ceux que l’on vous a forcé à considérer comme des maîtres étalons du genre. ANVIL, groupe de Heavy Metal canadien originaire de Toronto formé en 1977, connaît son heure de gloire en 1984. Il accompagne lors de festivals d’été de grands noms de l’époque comme SCORPIONS, WHITESNAKE et BON JOVI. Loin de faire tache sur l’affiche, le groupe jouit d’une bonne notoriété grâce aux qualités de ses compos et d’un jeu de scène plus provocant que celui de ses camarades. Jugez plutôt, Lips, le chanteur-guitariste, monte sur scène avec un harnais sado-maso et se sert d’un godemichet comme bottleneck. Ridicule, soit, mais totalement raccord avec l’esprit de l’époque. Souvenons-nous des TWISTED SISTERS et de MOTLEY CRÜE.

Alors ANVIL précurseur ? Pas certain, mais faisant partie du groupe de tête d’un mouvement émergent, oui !!! On leur prête la réputation d’avoir composé "Bedroom Game", premier hymne de Speed Metal sur son premier album "Hard And Heavy" (1981). On leur attribue également la pérennité du mot "Metal" parce que leur second disque s’appelle "Metal On Metal" (1982). Alors, pourquoi ont-ils sombré dans l’oubli et pourquoi sont-ils toujours en activité ? C’est justement le sujet de ce film, qui propose de suivre Robb O et Lips, les fondateurs d’ANVIL, lors d’une tournée européenne en 2005 ainsi que de l’enregistrement et du lancement de ce que sera "This Is Thirteen", leur treizième album.

A la ville, Lips et Robb O sont des pères de famille qui subviennent à leurs besoins. Pour cela, ils occupent des emplois alimentaires. Lips est chauffeur-livreur/manutentionnaire pour des cantines. Sa passion, il la vit sur ses congés et la finance à coups d’hypothèques et d’emprunts. Il est l’homme de scène, la pile électrique du groupe alors que Rob O, ami indéfectible, possède un caractère plus introverti et taciturne. Amis depuis leurs 14 ans, ils continuent de vivre à cinquante balais leur passion d’ado. Alors, quand l’agent Tizianna Arrigoni (l’amie du guitariste Ivan) leur propose une tournée européenne avec à la clef 1500€ par show, le groupe ne se pose pas de question et fonce tête baissée. Annulations de dates, cachets non versés, retards, annulations de réservations ferroviaires, fatigue et engueulades. Et « péter un câble » dans ces situation, c’est humain. Transylvanie (Roumanie), à l’occasion du festival Monsters Of Transylvania, les organisateurs attendent entre 5 000 et 10 000 personnes ; 174 fans sont présents. ANVIL assure le concert, contrarié mais heureux de faire ce qu’il aime.

Retour au bercail, remise en question et toujours cette envie d’en découdre et cette incompréhension : pourquoi ça n’a jamais marché pour eux ? Leurs pairs ne tarissant pourtant pas d’éloges sur eux (Slash, Tom Araya, Scott Ian, Lemmy Kilmister…). Ils cherchent des explications, relèvent les manches mais ne baissent jamais les bras. L’idée sera de reprendre contact avec Chris Tsangarides (THIN LIZZY, KING DIAMOND, EXODUS, OVERKILL, TOM JONES) le dernier producteur de renom à avoir bossé avec eux au début des 80’s. L’homme est partant mais l’aventure a un coût. Nous retrouvons donc Lips à faire des petites boulottes grâce à des fans qui lui mettent le pied à l’étrier. Rien de reluisant, le chanteur se rend compte rapidement de ses limites mais ne cède pas devant l’ardeur de la tâche. Mais ils le sortiront leur "This Is Thirteen" et ils le mettront sur le marché, non sans heurts ni déception.

Inconsciemment, on sera obligé de comparer ce "ANVIL, THE STORY OF ANVIL" au "Some Kind Of Monster" de METALLICA. Sur des détails, comme la passion partagée pour la peinture des deux batteurs. Sur la différence de leur niveau de vie, sur la nature de leur dispute. Pas de psy à la Phil Towles autour de la table chez ANVIL. Ce qui saute surtout aux yeux, c’est la sincérité d’ANVIL, dont la différence avec METALLICA est qu’ils ne se sont pas transformés en businessmen. Quand METALLICA remercie chaque soir toutes les capitales du monde pendant ses concerts, c’est de la politesse. Quand ANVIL dit aux Japonais qu’il les aime, personne n’en doute. Thrasheurs et milliardaires, vous ne trouvez pas ça antinomique ?

Qu’ANVIL soit ridicule, has been, vieux, moches et calvitiés importe peu. Leur détermination force le respect. Leur histoire est unique, leur aventure est touchante et bien plus rock’n roll dans l’esprit que ce qu’on souhaiterait nous faire croire ailleurs. ANVIL est dans le vrai, des loosers magnifiques qui ne laisseront pas indifférents. Nous connaissons les manipulations de montage de ce genre de reportage, dont Michael Moore est passé expert. Celui-ci n’en est peut être pas exempt, mais la beauté des sentiments dégagés ici vaut les plus belles niaiseries des studios américains générant des millions de dollars. A la différence que cette histoire est pas une seule fois larmoyante. Touchante, c’est certain, puisque réalisée par Sacha Gervasi, un fan du groupe de la première heure. En plus, La prestigieuse International Documentary Association (IDA) vient de décerner à "THE STORY OF ANVIL" le prix du meilleur documentaire. Fondée en 1982, cette association à but non lucratif promeut des supports indépendants afin de leur donner une visibilité de la part du grand public. Croisons les doigts pour eux.

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