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Metalhit
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- Style : Dokken, Vandallus
- Membre : Pride & Glory, Mike Tramp , F5

WHITE LION - Big Game (1989)
Par MULKONTHEBEACH le 18 Décembre 2013          Consultée 2525 fois

L’album "Pride" ayant mis longtemps mais sûrement à décoller, pour atteindre de bonnes places au sein du sacro-saint Billboard, le groupe sort en 1989 son troisième album, le bien-nommé "Big Game".

WHITE LION, c’est d’abord un chanteur danois exilé à New York, avec déjà dans ses poches, ses bottes et son slip une certaine expérience de la musique au sens professionnel de la chose. En effet, Mike Tramp a déjà sorti des disques en son Danemark natal, sans pour autant que ceux-ci aient franchi sa frontière.
Néanmoins, le musicien, assoiffé de reconnaissance, sait de quoi il parle.
La rencontre, c’est avant tout celle d’avec Vito Bratta, guitariste virtuose, qui lui aussi est dignitaire d’une certaine réputation dans le milieu musical de la grosse pomme.

Toujours est t’il qu’en cette fin de décennie bénite, le quatuor nous délivre ce "Big Game" qui va alors en décontenancer plus d’un…
Pourquoi ? Oui pourquoi ? et bien moi je vais vous le dire, et après vous en ferez ce que vous voudrez bande de petits poulets rôtis !

Alors, dans la recette, vous avez un peu beaucoup de guitare, avec un guitar hero aussi à l’aise en rythmique qu’en lead, un blond chanteur à la voix éraillée et immédiatement identifiable, de la basse qui s’accommode de la place qui lui est octroyée, et une once de batterie on ne peut plus classique mais efficace.
Vous ajoutez à cela une sauce onctueuse à base de songwriting étincelant, puis vous portez à ébullition pendant 45 bonnes minutes, et vous obtenez un excellent cru d’appellation contrôlée, estampillé Hard Rock mélodique…

En fait, le principal défaut de l'album évoqué à l’époque, fut une approche par trop acoustique, dans l’intention comme dans la forme. En effet, aux dires mêmes des deux protagonistes, qui ont toujours été seuls créateurs en chevauchant le lion blanc, l’album n'a été conçu et composé qu’avec des instruments acoustiques.
Pourtant, la réussite artistique est bien là, palpable sur la quasi totalité des titres.

"Goin’ Home Tonight" ouvre les hostilités et nous oriente tout de suite sur un chemin que l’on connaît bien, avec un certain entrain, une voix qu’on a plaisir à entendre, et des arpèges scintillants. Bon sang, ce Vito Bratta sait tout faire, et avec brio (c’est qui ce brio ?).
Il faut dire que l’homme est un virtuose, mais ses parties sont toujours calquées sur le besoin d’une chanson, et non décidées par son ego… Quand on sait qu’en plus ses interventions sont souvent très courtes, on reste pantois face à tant d’humilité. Le gaillard pourrait prendre le « melon » aisément en essayant de placer des notes partout. A contrario, ce dernier est très introverti et quelque peu timide.
"Little Fighter" et "Broken Home" tombent à point nommé pour dire tout le bien de Mike Tramp… L’homme est un humaniste convaincu et convaincant, et a toujours été emprunt de ce sentiment dans ses textes, et ce, dès le tout premier album du groupe. À l’heure ou tous les groupes d’alors affiliés à cette scène dominaient le monde musical avec des paroles parlant de faire la fête à gros coups de « come here baby », ou bien « I need you, please come down », le blond chanteur scandinave à tendance saumonée parlait de la guerre, des enfants maltraités, des injustices de ce monde dans lequel nous vivons encore.

Bien évidemment, des passages plus anecdotiques ont du terrain ici, mais sont extrêmement minoritaires. On pourrait citer "Baby Be Mine", "Living On The Edge", ou bien encore "Dirty Woman", avec des refrains un peu poussifs, mais bon, pinailler pour pinailler, ce n’est pas trop le genre de la maison quand la bouffe est bonne…

D’autant que dès le début de la face B, oui les ados qui lisent cette chronique, avant il y avait des faces B, mais ça c’était avant, et ben c’est du béton armé, avec ce "Let’s Get Crazy" du feu de Dieu, ou Vito mène de front ce titre avec cette rythmique (ou ce solo ?), venant de Mars. Et que dire de ce qu’est sans nul doute le meilleur morceau de l’album, "Don’t Say It’s Over", avec un solo qui renvoie Malmsteen et Satriani apprendre ce qu’est le feeling ! Je suis dur je sais mais on dit ce qu’on pense ici, toujours.
Dans un style diamétralement opposé, on peut toutefois rapprocher son travail de ce qu’avait fait Steve Vai sur les deux meilleurs albums du génial trou de balle de David Lee Roth.

Je pourrais continuer avec la fabuleuse reprise de GOLDEN EARRING, "Radar Love", ou WHITE LION se défend, toutes griffes dehors, en mettant en lumière James Lomenzo et Greg d’Angelo, respectivement bassiste et batteur, tout à fait excellents et à leur place.

L’album se conclut avec "Cry For Freedom", une ballade épique, où la patte de Mike Tramp est évidente, avec une émotion certaine, un grand feeling, toute en finesse.
D’ailleurs, on peut percevoir sur plusieurs titres quelques facettes de ce que fera bien plus tard le chanteur en solo…

Certains, restés figés sur l’album "Pride" diront qu’ils ont dénaturé leur son avec ce disque, mais votre chroniqueur vous dira qu’il n’en n’est rien et qu’ils ont certainement recentré le groupe sur sa réelle vocation. Pas assez catchy pour le grand public, et trop sincère pour s’insérer dans une case, le groupe splittera après la sortie de "Mane Attraction" deux ans plus tard.

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   MULKONTHEBEACH

 
   HARDMAN

 
   (2 chroniques)



- Mike Tramp (vocals)
- Vito Bratta (guitars)
- Greg D'angelo (drums)
- James Lomenzo (bass)


1. Goin' Home Tonight
2. Dirty Woman
3. Little Fighter
4. Broken Home
5. Baby Be Mine
6. Living On The Edge
7. Let's Get Crazy
8. Don't Say It's Over
9. If My Mind Is Evil
10. Radar Love
11. Cry For Freedom



             



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