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NEO METAL POPISANT  |  LIVE

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LINKIN PARK - Road To Revolution : Live At Milton Keynes (2008)
Par ALANKAZAME le 23 Décembre 2008          Consultée 5406 fois

Quoi ? Encore un disque de LINKIN PARK ? Oui mon brave, et encore un live ! Après le médiocre "Minutes to midnight", avec lequel LP a mis beaucoup d'eau dans son vin, devenant carrément un groupe de pop rock tout ce qu'il y a de plus conventionnel, on était en droit de penser que ça allait être l'occasion pour le groupe de remettre les pendules à l'heure, la qualité de ses concerts n'étant plus à prouver. Ben manque de pot, là aussi on se tape une daube. LINKIN PARK, j'ai été fan dans ma jeunesse, comme pas mal de metalleux de ma génération d'ailleurs (si si, j'en vois qui se planquent au fond là-bas). J'ai décroché lorsque ce groupe a confirmé son engagement dans la voix d'une véritable déchéance artistique, en sortant un abjecte album de fusions de leurs propres titres avec les niaiseries du rappeur Jay-Z. Depuis il continue à faire n'importe quoi. Mike Shinoda part faire son petit projet hip-hop dans son coin, Chester Bennington parle sans cesse de former un groupe parallèle dont on ne voit jamais la couleur, et en 2007 tout ce petit monde accouche d'un album à la limite du foutage de gueule après quatre années d'attente. Faut les comprendre les gars, maintenant qu'ils ont des thunes ils se prennent plus la tête, il peuvent faire ce qu'ils veulent. C'est plutôt cool à priori non ? Eh bien non.

Lorsque j'ai vu la tracklist de ce live, j'ai tout de suite su que ça n'allait pas me plaire. Le package suit le même principe que celui du "Live in Texas" sorti trois ans auparavant : un DVD avec en principe l'intégralité du concert, et un CD avec moins de titres, en principe les meilleurs, en réalité les singles. Ça commence très fort avec cinq titres clairement étiquetables néo-metal : le culte "One step closer", les classiques "From the inside" et "Lying from you", et deux des quelques titres issus de "Minutes to midnight" rescapés du massacre popisant, "No more sorrow" et "Given up". On retrouve avec plaisir ce qui fait tout l'intérêt de LINKIN PARK : un néo-metal relativement fin, pas franchement prise de tête et suffisamment varié pour maintenir l'attention. Les deux chanteurs ont toujours la pèche, Shinoda porte une chemise à carreaux du plus bel effet et Bennington s'agite dans tous les sens et saute partout : pas de problèmes, on est en terrain connu. Et puis d'un seul coup, de manière aussi brutale qu'incompréhensible, le groupe passe d'un extrême à l'autre, et nous déballe une insupportable compilation de ses pires ballades et singles popisants ! De l'insupportable "Hands Held High" au soupeux "What I've Done", ne cherchez pas, tout n'est que mièvrerie larmoyante. Tout au plus le tube "In the end" viendra-t-il brièvement relever le niveau, mais il n'effacera pas le souvenir laissé par le massacre de "Pushing me away" en version piano, alors même que le groupe nous l'avait auparavant proposé en version très élaborée sur "Live in Texas".

En gros, on se fait carrément bien chier pendant un bon tiers du concert. Arrive le bouquet final, pour lequel le groupe est généralement assez doué. "One step closer" ayant été évacué au début du concert, on pouvait légitimement penser pouvoir avoir droit à un bon "Place for my head", qui s'est imposé depuis les début du groupe comme une pièce maîtresse de chacune de leurs représentations. Eh bien que neni braves gens, rien de tout cela : après d'interminables minutes de soupe popisante, voila que se pointe Jay-Z pour nous achever avec l'insupportable "Numb/Encore" et un beau massacre de "Faint", maladroitement accouplé à l'un de ses tubes de hip-hop yankee commercial de fond de poubelles. Le groupe rate sa sortie avec le faiblard "Bleed It Out", malgré la présence d'un timide solo de batterie. Il nous laisse sur notre faim et nous amène à nous demander ce qu'il est advenu de titres aussi indispensables que fondamentaux comme "Papercut", "Point of authority", "Somewhere I Belong", "Don't stay" ou "Place for my head". Les trois premiers sont présents parmi les bonus... Mais nom de dieu pourquoi ne pas les avoir laissé parmi les autres pistes ?! On se serait peut-être moins fait chier ! Quand aux deux derniers il faudra tout simplement s'en passer... LP range au second plan ou envoie au placard ses titres les plus intéressants, s'égarant dans ce qui s'apparente à un véritable suicide artistique. On est très loin de leur excellente prestation au Rock Am Ring de 2004, à l'occasion duquel le groupe, alors très inspiré, avait opté pour une excellente set-liste comprenant un surprenant medley rap-metal et une très bonne reprise de "Wish" de NINE INCH NAILS. Ya pas à dire, on tombe de haut, même le très convenu "Live in Texas" passe pour une brillante réussite par rapport à ça... D'autant plus que le son est de qualité nettement inférieure à celui de ce dernier.

Reste l'image. Nous aurons une fois encore affaire à un enregistrement au cours d'un festival. Ya plein de monde et des éclairages bien fournis, mais une fois encore tout cela s'avère être bien impersonnel, et malgré un finish dans la nuit noire on s'en lasse rapidement. On ne peut en revanche nier le fait que LINKIN PARK reste un groupe authentiquement rock'n'roll, qui sollicite son public, se bouge le cul sur scène et envoie ses frontmen nager dans la foule. Mais comme la set-liste est tout sauf énergique, cette ambiance péchue tombe carrément à plat. Dommage...

LINKIN PARK était autrefois un groupe prometteur mais, sans doutes trop rassurés par l'accumulation de leur impressionnant pactole les mettant définitivement à l'abri du besoin, ses membres s'égarent et sapent toutes les fondations de leur projet d'abattage des murs qui séparent le rock du hip-hop. Après l'indigeste "Minute to midnight" et l'irritant "Collision course", ce live confirme la mort artistique de ce groupe, qui s'applique à se couler minutieusement d'un disque à un autre depuis 2003 et la sortie du déjà très décevant "Meteora". L'ambitieux petit combo de neo-metal à l'identité si affirmée s'est mué en minable formation de pop-rock soupeuse qui ne ressemble plus à rien. En l'espace de cinq petites années, ce groupe a annihilé tout ce qui faisait son intérêt. A tel point que tout le monde n'en a plus rien à foutre, alors que LP faisait encore polémique jusqu'ici, sur NIME, en 2003 : les californiens, en régression constante, auront finalement fait un beau flop.

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   ALANKAZAME

 
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- Chester Bennington (chant)
- Mike Shinoda (chant, guitare, synthé)
- Brad Delson (guitare)
- Rob Bourdon (batterie)
- Mr Hahn (platines & samples)
- Phoenix (basse)


- cd
1. One Step Closer
2. From The Inside
3. No More Sorrow
4. Given Up
5. Lying From You
6. Hands Held High (a Cappella)
7. Leave Out All The Rest
8. Numb
9. The Little Things Give You Away
10. Breaking The Habit
11. Shadow Of The Day
12. Crawling
13. In The End
14. Pushing Me Away (piano Version)
15. What I've Done
16. Numb/encore (featuring Jay-z)
17. Jigga What/faint (featuring Jay-z)
18. Bleed It Out

- dvd
1. One Step Closer
2. From The Inside
3. No More Sorrow
4. Wake 2.0
5. Given Up
6. Lying From You
7. Hands Held High (a Cappella)
8. Leave Out All The Rest
9. Numb
10. The Little Things Give You Away
11. Breaking The Habit
12. Shadow Of The Day
13. Crawling
14. In The End
15. Pushing Me Away (piano Version)
16. What I've Done
17. Numb/encore (featuring Jay-z)
18. Jigga What/faint (featuring Jay-z)
19. Bleed It Out

- bonus
1. Somewhere I Belong
2. Papercut
3. Points Of Authority



             



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