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LEMMY - Damage Case (2006)
Par ZIONLEEMASTERSEB le 31 Décembre 2008          Consultée 2748 fois

Cette galette, n’est pas une énième vulgaire compile de bas étage venant fleurir nos bacs sans l’accord de l’intéressé, comme ce fût bien trop souvent le cas. Il s’agit d’une belle rétrospective tournant autour de Saint Lemmy Archange, intègre bassiste/hurleur de Motörhead, s’il est encore besoin de le présenter. Les suppôts de Satan qui ont pris l’habitude de cracher sur l’Homme de la Bonne Parole vont en prendre pour leur grade. Comme ça le père Lemmy n’a jamais changé sa recette, il n’a jamais pris de risques non plus, bien à l’aise dans le confort de sa routine. Comme si, entre nous soit dit, une vie sur les routes était de tout repos !!! Voilà la preuve qu’il manquait pour renvoyer dans leurs cordes les vilipendeurs d’une pseudo « intelligentsia » du rock. Avec ce disque, certes imparfait, il sera permis à tous de revisiter ces fondamentaux.

Le mode choisi pour ce voyage se fera chronologiquement. Répartis sur deux disques, celui-ci débutera simplement par les premiers méfaits de notre Saint en devenir chez les Rockin’Vickers. Mais avant ce premier témoignage discographique enregistré, un petit rappel historique permettra de situer le bonhomme.
Dans une vie d’Homme, chacun est confronté à des choix, le jeune Ian Fraser Kilmister, palefrenier se rend compte que pour séduire les filles, c’est plus simple quand on est musicien. Cet intérêt naturel pour le beau sexe l’emmène à la musique sans que la difficulté de l’apprentissage d’un instrument ne lui soit rédhibitoire. Do it yourself, ça vous dit quelque chose ? De fil en aguille, baignant dans l’univers stimulant de la musique, Lemmy apprend. A Londres, l’opportunité lui est donnée d’être embarqué comme roadie guitare pour un dénommé Jimi Hendrix. « Experience » anecdotique !!! Le petit gars s’aperçoit qu’il adore bouffer de la route, mais que pour se taper les minettes, c’est plus facile quand on est sur scène. Fort de cette observation, il va lui falloir mettre un pied dans le halo des projecteurs.

Revenons donc au premier pas de Lemmy au sein des Rockin’Vickers. Il y tient uniquement la guitare électrique et ses influences se situent entre Elvis et les Beatles. D’ailleurs ce groupe travaille plus la reprise de grands standards que la composition originale. C’est pourquoi deux des trois titres proposés ici sont des reprises des Kinks et des Who. Le charme de ces archives est véritablement renversant.
En 1969 sort l’unique album de SAM GOPAL : « Escalator ». Cet homme est un jeune joueur de tabla Malaisien. Outre la dimension psychédélique apportée par l’instrument de son fondateur, on y voit Lemmy Kilmister officier au poste de chanteur/guitariste. Il signe à l’époque ses compositions sous le nom de Ian Willis et son chant quoique reconnaissable (mais pas encore mûr) intriguera les fans de la dernière heure. Il ne s’agit pas de compositions mineures et anecdotiques mais d’influences et d’éléments fondateurs dans sa carrière. Ainsi, il intègre au poste de bassiste la protéiforme formation de rock-psyché HAWKWIND à laquelle il apporte son talent d’auteur en affinant ses compositions. « Motörhead », la dernière chanson qu’a écrite Lemmy pour Hawkwind se devait d’apparaître sur cette compilation puisque outre ses qualités de single, elle deviendra également le nom de son groupe. Notons que la version d’Hawkwind un tantinet plus aérée voit le morceau s’étoffer avec l’intervention de violons. Disons pour faire court, que le destin de Lemmy ne pouvait s’accomplir chez Hawkwind. Ces hippies consommateurs inconditionnels d’acides étant incapables d’entraver une once du génie artistique de Lemmy, speed addict invétéré (entre autre).

La musique est avant tout une histoire de plaisir, pour nous consommateurs mais également pour les musiciens quand ils ne se sont pas pervertis ou vendus. Les titres sélectionnés par de vrais fans (avec l’aval de Saint Lemmy Archange) répondent à se principe de base. Les titres, raretés, reprises et faces B que nous retrouvons sur ce « DAMAGE CASE » ne sont pas des choix évidents. Certes, il y a des morceaux que vous connaîtrez mais vous n’aurez pas les sempiternels (quoique très bons) : « Overkill », « Ace Of Spades » ou « Sacrifice ». Le but ici est de sortir des sentiers battus. Néanmoins, puisque c’est le title track « Damage Case » représente le premier titre estampillé Motörhead sur ce premier disque. L’intérêt se portant bien évidemment sur les raretés.

En 1973, les glammeux Nicky Chinn et Mike Chapman enregistrent le titre “Ballroom Blitz” avec leur groupe SWEET. Cette chanson sera reprise en 1979 par le groupe punk THE DAMNED sur la face B de leur single "I Just Can't Be Happy Today". Et devinez qui joue de la basse sur ce titre ? Oui oui. Cette fine équipe s’agrandit, composée de Dave Vanian, Rat Scabies, Philthy Animal Taylor, Captain Sensible, Algy Ward,« Fast » Eddie Clarke et Lemmy Kilmister organisent une grosse partouze musicale sous le nom de Motördam pour accoucher du très punk « Over The Top ».
Ces petites merveilles ne sont pas les seules à avoir été exhumées des archives. On y trouve avec ravissement le titre blues de 1981 « Don’t Do That » enregistré par Young and the Moody Band. Le Young de Statu Quo et le Moody de Whitesnake, avec qui vous savez en spécial guest.
Il est de notoriété publique que le jalou « Fast » Eddie a quitté le navire Motörhead parce qu’il ne voulait pas partager son Lemmy avec Girlschool et encore moins avec Wendy O’Williams (The Plasmatics). Deux titres sont présentés ici, le « Please Don’t Touch » des Headgirl pour le Lp « St Valentine Day Massacre » ainsi que « Stand By Your Man » provenant du disque de la regrettée chanteuse. Ces deux morceaux étaient précédemment apparus sur la double compil' de Motörhead « No Remorse ».
La deuxième galette nous fait visiter l’amour que porte Lemmy pour le rock’n roll. En alternant, les bons morceaux de speed rock, des reprises, dont celles de rockabilly qui ont émaillé la carrière de notre gentleman anglais. Que ce soit avec The Upsetters, Slim JIM et Danny B (dernièrement renommé HeadCat).
Après un bon « Kill By Death », Lemmy et The Upsetters reprennent le standard de 1955 de Carl Perkins « Blue Suede Shoes » immortalisé par Elvis Presley en 1956 sur son premier album. Vient ensuite une composition dans la même veine rockabilly « Paradise » coécrite par notre Saint Homme et Mick Green. Pour que la transition ne soit pas trop violente, « 1916 », la ballade synthétique et militaire de l’album du même titre nous prépare à « Hellraiser ». Jouée par Motörhead et écrite par Ozzy Osbourne, Zakk Wylde et Lemmy. Version différente de celle proposée sur le « No More Tears » d’Ozzy.

Lemmy se frotte ensuite à la reprise pied au plancher avec « Tie Your Mother Down » de Queen. Puis avec Motörhead, le « R.A.M.O.N.E.S. » des Ramones et « Enter Sandman » d’un obscur groupe de thrash décadent des 90’s nommé Metallica. Cette triplette est fort bien exécutée. Les fans ultimes des groupes pré cités n’y trouveront certainement qu’un intérêt mitigé. Par contre les fans de Lemmy s’étonneront de l’aplomb avec lequel il reprend ces chansons en les saupoudrant de la sauce et du savoir faire Motörhead.

Vous reprendrez bien un peu de rockabilly ? Ca tombe bien on y retourne avec Lemmy, Slim JIM et Danny B.
Acoquinés du batteur Slim Jim Phantom des Stay Cats et de Danny B. guitariste de Polecats, ils rendent une nouvelle fois tous les honneurs à Carl Perkins avec « Matchbox ». Johnny Cash n’est pas en reste puisque sont « Big River » est exécuté avec autant de talent. Tout ça pour en arriver à l’hommage de Buddy Holly « Learning The Game ». Lemmy a toujours clamé sa passion pour le bon vieux rock d’antan, il ne lui restait plus qu’à nous le prouver. Et c’est chose faite. Effectivement ça peut en défriser certains.

On revient au lourd qui tâche avec une reprise des Black Flag "Thirsty and Miserable". Il fallait bien aussi un clin d’œil à une formation plus underground. Respect et passion à tous ceux qui ont apporté une pierre à l’édifice de notre genre musical favori. Humble, les pieds sur terre, Lemmy façonne sa musique dans l’urgence, lui donnant ainsi une patine qui assoit son savoir faire.
La participation de Lemmy au projet de Probot de l’ami Grohl précède la reprise du « Whiplash » du Metallica, cette fois période 80’s. Cette reprise démontre parfaitement ce que le speed rock de Motörhead a apporté au mouvement thrash. Servant de palier entre les univers du hard-rock et du thrash, Motörhead nous démontre là toute son importance.
Comme pour nous donner le sentiment qu’il s’agit d’une bonne blague et que le rock’n roll n’est qu’un cirque, Lemmy, Phil Campbell et Rocky George (Suicidal tendencies, Fishbone) essaient tant bien que mal de singer Iron Maiden avec « The Trooper ». Le registre vocal ne convient absolument pas à Lemmy et les chœurs kitchouilles qui essaient de soutenir son phrasé sont à hurler de rire. Il fallait le faire et l’assumer. C’est encore chose faite.

Ces deux disques sont de véritables bijoux. Quand on connaît le nombre de duos, de faces B et de reprises qu’il reste encore à compiler, on ne peut que lui espérer un petit frère, ou une petite sœur. En vrac, ça ne vous dirait pas de jeter une oreille sur une reprise de « Jumping Jack Flash », de « Tush » des ZZ Top ou d’« It’s A long Way To The Top » d’Ass Death s’enchainant avec le "I've got to rock to stay alive" de SAXON avec Biff, Lemmy, Angry Anderson (Rose Tatoo) et Andy Deris (Helloween) au chant. Tout ça avec les monstrueux « King Of Kings » écrit pour le joueur de catch Triple H et « Evolution », thème musical pour World Wrestling Entertainment (Tournoi de catch ricain). Il est également fort probable que peu de gens connaissent l’étendue des vrais trésors.

http://koti.mbnet.fi/wdd/rockinvickers.htm

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- Lemmy And Friends


1. Cd1
2. Rockin' Vickers 'dandy'
3. Rockin' Vickers 'i Don't Need Your Kind'
4. Rockin' Vickers 'it's Alright'
5. Sam Gopal 'the Dark Lord'
6. Sam Gopal 'escalator'
7. Hawkwind 'the Watcher'
8. Hawkwind 'silver Machine'
9. Hawkwind 'motörhead'
10. MotÖrhead 'damage Case'
11. The Damned 'ballroom Blitz'
12. MotÖrdam 'over The Top'
13. Young And Moody Band 'don't Do That'
14. MotÖrhead 'iron Horse / Born To Lose'
15. Headgirl 'please Don't Touch'
16. Lemmy & Wendy O' Williams 'stand By Your Man'
17. MotÖrhead 'masterplan'
18. Cd2
19. MotÖrhead 'killed By Death'
20. Lemmy & The Upsetters With Mick Green 'blue Suede
21. Lemmy & The Upsetters With Mick Green 'paradise'
22. MotÖrhead '1916'
23. MotÖrhead 'hellraiser'
24. Lemmy Kilmister 'tie Your Mother Down'
25. MotÖrhead 'ramones'
26. Lemmy : 'enter Sandman'
27. Lemmy / Slim Jim / Danny B 'matchbox'
28. Lemmy / Slim Jim / Danny B 'big River'
29. Lemmy / Slim Jim / Danny B 'learning The Game'
30. Lemmy 'thirsty And Miserable'
31. Probot 'shake Your Blood'
32. MotÖrhead 'whiplash'
33. Lemmy, Phil Campbell & Rocky George 'the Trooper'



             



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