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DEEP PURPLE - Slaves And Masters (1990)
Par DARK SCHNEIDER le 23 Novembre 2014          Consultée 5019 fois

Quel soap opera que la carrière de DEEP PURPLE... Ce qui est sûr c'est que les fans de l'époque ne devaient pas s'ennuyer en suivant les péripéties de leurs héros depuis la reformation de 84. Durant la tournée "The House Of Blue Light", le père Blackmore et tonton Gillan se frittèrent de nouveau menant à une exclusion du chanteur. Ayant écrasé son ennemi intime, le sombre guitariste, libéré de ses entraves, prend enfin les commandes. Cela donnera donc l'album "Slaves And Masters", sans aucun doute un des plus haïs et rejetés par de nombreux fans... enfin, essentiellement les Gillaniens. Les Blackmoriens, eux, feront preuve de bien plus d'indulgence à son égard, surtout les adorateurs de RAINBOW.

Si le nom du prestigieux RAINBOW ne peut qu'être évoqué lorsque l'on chronique cet album, c'est à juste titre puisque ce n'est autre que Joe Lynn Turner et son inoubliable moumoute qui prend place derrière le micro*. Et oui, c'est sans vergogne que Blackmore profite de l'absence de Gillan pour faire de cet album une œuvre dans la continuité directe de son cher arc-en-ciel, avec Jon Lord pour seul dépositaire du son PURPLE originel. Et pourquoi pas après tout ? RAINBOW était un très grand groupe, donc voir cette aventure se perpétuer sous couvert du pourpre n'a rien de rédhibitoire, sauf si vous ne jurez que par Gillan. Reste donc à savoir si Blackmore et ses acolytes (bien contents de pouvoir toucher des cachets) allaient pouvoir délivrer des morceaux à la fois dignes de RAINBOW et de PURPLE.

Les quelques secondes introductives du morceau d'ouverture "King Of Dreams" nous mettent aussitôt sur la voie : "Slaves And Masters" sera un album classieux, le plus classieux du groupe en fait ! Rien que pour cela, cet album mérite le détour. Car c'est bien une prod hyper léchée qui se présente à nous. Et quand viennent se plaquer les accords du sieur Blackmore, c'est franchement l'extase : ce son, mama mia ! Ça c'est de la grande gratte, un bonheur immense pour les oreilles. Et la voix de Turner ? Totalement raccord. Certes, tout cela est assez posé (enfin, le refrain remue pas mal quand même), et c'est le parti-pris qu'il faudra accepter pour cet album. Certains qualifieront ce son de "radio", de commercial, destiné aux bandes FM et gniagniagnia... Faux procès. Quand bien même ce serait vrai, ça n'enlève rien au travail qui a été effectué pour aboutir à un son aussi travaillé, et seul le résultat et la qualité compte. Force est de constater que ce son n'aurait pu être plus adapté à la musique ici jouée. "Slaves And Masters", ou le règne du Beau et du Limpide.

Cependant, tous les morceaux de cet album n'atteignent pas le niveau de "King Of Dreams". Les très intimistes "Breakfast In Bed" et "Truth Hurts" en ennuieront plus d'un, ils sont pourtant très agréables pour les oreilles admiratives d'un AOR de velours parfaitement arrangé. Par contre "Too Much Is Not Enough" incarne incontestablement le moment faible de l’album. Étrangement, pour ce titre joyeux, le groupe a fait appel à un compositeur extérieur, on se demande toujours pourquoi. Pas de quoi en chier des pendules ceci dit, ça relève juste de l’anecdote. Quant à la si décriée ballade "Love Conquers All", bah c'est une bonne ballade (avec violons en intro siouplait) qui ne mérite certainement pas qu'on la jette à l'opprobre. Son intitulé annonce la couleur et l'on sait donc à quoi s'attendre : le résultat est joli, agréable, avec un solo dans le pur style Blackmore, économe en notes mais tellement juste.

Dans le registre "c'est la grande classe", se bouscule le magnifique "Fortuneteller", qui joue des coudes avec "King Of Dreams", et le titre final "Wicked Ways". Une chevauchée épique et intense, à la hauteur des moments les plus enlevés de RAINBOW, sur lequel Jon Lord y va même de sa touche symphonique. Ces morceaux ne sauraient être qualifiés de mauvais, sauf si la mauvaise foi gillanienne vous étouffe.

Bon alors, PURPLE ou RAINBOW ? Comme dit plus haut, s'il y a bien un musicien dans ce groupe dont le son est dépositaire de l'identité de DEEP PURPLE c'est Jon Lord. Ce dernier, comme sur "The House Of Blue Light" d'ailleurs, alterne synthés et orgues hammond, et il le fait mieux que sur le disque précédent. Chacune de ses interventions à l'orgue nous rappelle plus que jamais à qui on a affaire. "Fire In The Basement" est son titre à lui : celui qui le met le plus en avant, avec un phrasé qui n'est pas sans rappeler des jazzeries de l'époque du Mark 1 (on pense à "Wring That Neck" ou "Lazy"). Un morceau très énergique en tout cas, tout comme le véloce "The Cut Runs Deep" et sa sublime intro. Et oui, ce disque sait se ménager des moments plus rentre-dedans, bien que la voix de Turner empêche le groupe d'atteindre le niveau d'agressivité dont il avait pu faire preuve par le passé. On se fiche de savoir si l’on écoute un album de DEEP RAINBOW ou l’œuvre d'un arc-en-ciel au sein duquel le violet prédominerait. Le seul débat c'est de savoir si la zic est bonne ou pas, et foutre Dieu que oui qu’elle est bonne !

S'il faut à tout prix réhabiliter un album parmi les quelques disques contestés de la si riche discographie de DEEP PURPLE, c'est bien "Slaves And Masters". D'une parfaite cohérence, d'une clarté unique, cet album soyeux et enchanteur s'impose tout naturellement à n'importe quelle personnalité sensible aux belles mélodies. À l'instar d'un "Come Taste The Band", il restera un album à part dans l'oeuvre purplienne, et donc indispensable.


* En réalité, le premier choix vocal du groupe fut Jimi Jamison de SURVIVOR, mais il dût décliner l’offre. Sa présence n’aurait sans doute pas changé grand-chose à la direction musicale de "Slaves And Masters", bien au contraire.

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- Joe Lynn Turner (chant)
- Ritchie Blackmore (guitare)
- Jon Lord (orgue)
- Roger Glover (basse)
- Ian Paice (batterie)


1. King Of Dream
2. The Cut Runs Deep
3. Fire In The Basement
4. Fortuneteller
5. Truth Hurts
6. Love Conquers All
7. Breakfast In Bed
8. Too Much Is Not Enough
9. Wicked Ways



             



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