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HARD GRUNGE  |  STUDIO

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- Style : Trucker Diablo

NICKELBACK - The Long Road (2003)
Par THE BLUE OYSTER le 31 Juillet 2008          Consultée 3834 fois

J'ai connu Nickelback comme tout le monde, c'est à dire par le biais de son mauvais tube "How You Remind Me" rabâché je ne sais combien de fois à la télé et à la radio. Ce morceau a cassé les oreilles à plus d'un, dont moi qui a bien sûr considéré le groupe comme de la déjection sans même avoir écouté le moindre album (je sais ce n'est pas bien, je vais m'infliger de ce pas quelques coups de fouet). Gardons en tête quand même qu'il faut se méfier des groupes qui passent sur les radios populaires françaises même si c'est une musique peu accessible au grand public actuel: le hard rock. Car oui, ce groupe est classifié dans ma musique préférée, là on déconne plus.

J'ai laissé le "phénomène" passer, le groupe a eu un énorme succès grâce à ce fameux tube et se glisse tout en haut des charts américains, canadiens et anglais. Ce n'est que récemment que je me suis questionné sur le pourquoi du succès exagéré de ce groupe de hard rock (car il est rare qu'un groupe de hard rock obtienne autant d'attention en ces temps barbares). Ce n'est pas forcément un tube qui est représentatif d'un groupe, en effet si on réduisait Van Halen au titre "Jump" ou encore Kiss à son single "I Was Made For Lovin' You", je dirais vive les groupes de merde. C'est alors que je me suis plongé dans cet album.

"The Long Road" est le successeur de "Silver Side Up" sorti deux années plus tôt et couronnant le groupe de succès. Première remarque: le groupe ne semble prendre aucune liberté dans la composition des titres, ceux ci adoptent une durée oscillant entre trois et quatre minutes (ceux qui dépassent les quatre minutes le sont de quelques secondes), on peut donc penser que les morceaux de cet album sont déjà prédestinés à passer à la radio de par leur durée. Nickelback produit un hard rock aux relents "grunge", le tout servi par une production percutante qui met bien en avant les riffs heavy mais qui manque d'âme. C'est assez plat, trop propre. Pourquoi ne pas avoir "sali" un peu ce son pour valoriser l'aspect grungy du disque? D'ailleurs en parlant de grunge, le chanteur/guitariste Chad Kroeger ressemble étrangement à Kurt Cobain, le chanteur défunt de Nirvana.

Déjà sur le premier morceau je reste sur ma faim, "Flat on the Floor" balance du gros riff dans la tronche dès la première seconde et se munit d'un petit côté urgent qui est, pour ma part, raté. Ce morceau est répétitif et ne décolle pas vraiment, il ne dure que deux minutes et heureusement car elles sont assez longues à passer. D'ailleurs tout l'album paraît long, répétitif et donc chiant. Tous les titres ont un potentiel tubesque assez évident et basé sur le premier succès du groupe (c'est vrai, on ne change pas une équipe qui gagne) et cela peut taper sur le système assez rapidement. Certains morceaux sont même calqués sur la structure de celui ci avec des couplets plats, des refrains pop mièvres avec riff basique en fond puis petit passage acoustique sans grande saveur pour adoucir le machin et le rendre toujours plus accessible au grand public. Quand je dis cela je pense par exemple au titre "Do This Anymore" avec son refrain vraiment pas inspiré voir nullissime mais facilement mémorisable (ou plutôt difficilement à se débarrasser). On peut également citer "Believe It or Not" du même acabit douteux, même type de refrain totalement "pourrave" ou encore de break acoustique inutile, affligeant.

Difficile de trouver des morceaux intéressants tant l'ensemble est quelconque, médiocre et répétitif. On nous sert des mélodies simplistes et pop tout le disque histoire d'attiser l'acheteur potentiel. Pas mal de power ballades sans émotion remplissent le skeud dont le tube de l'album: "Someday". C'est une composition insipide, ballade sans intérêt et ultra commerciale, le genre entendu maintes et maintes fois sur les fréquences FM, c'est pas la joie. Il y a certains titres qui se veulent plus agressif avec des riffs plus lourds mais ils tombent à plat comme "Because of You". Je sauve quand même "Yanking Out My Heart" qui est un des seuls titres potables de l'album, cette dernière piste de l'album semble un peu plus enjouée que le reste.

Au final c'est donc un disque mauvais. Du hard rock grungy basique, pas inspiré, répétitif et commercial par ses consonances pop... en même temps je m'y attendais. Le filon a été bien exploité par l'industrie musicale qui en a tiré pas moins de cinq singles mais l'album s'est moins vendu que le précédent malgré les cinq millions de copies écoulées dans le monde. Bien sûr, ce n'est pas mérité.

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   THE BLUE OYSTER

 
   METALINGUS

 
   (2 chroniques)



- Chad Kroeger (chant, guitare)
- Ryan Peake (guitare)
- Mike Kroeger (basse)
- Ryan Vikedal (batterie)


1. Flat On The Floor
2. Do This Anymore
3. Someday
4. Believe It Or Not
5. Feelin' Way Too Damn Good
6. Because Of You
7. Figured You Out
8. Should've Listened
9. Throw Yourself Away
10. Another Hole In The Head
11. See You At The Show
12. Saturday Night's Alright (for Fighting)
13. Learn The Hard Way
14. Yanking Out My Heart



             



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