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POWER QUEST - Master Of Illusion (2008)
Par BAST le 25 Juin 2008          Consultée 3527 fois

Les Anglais ont la classe. Même dans le risqué heavy pour contes de fées, ils arrivent à sortir des compos laissant au bon goût l’essentiel de l’initiative. Prenez DRAGONFORCE. Ce metal à très grande vitesse aurait pu lui valoir une volée de bois vert tant la vitesse de jeu peut faire figure de poudre aux yeux. Eh bien non. Les Anglais sont parvenus à sortir de vrais compos, à muer la célérité des menottes en élément constituant plus qu’en apparat de poseurs. Si c’est pas la classe, ça ! Et POWER QUEST, alors ? Derrière un patronyme sans personnalité ou des pochettes candides, il parvint à sortir une musique léchée, riche en saveur et à peu près exempte de clichés. Les chœurs guerroyeurs, les orchestrations pour comédie musicale ou l’artillerie épique généralement usitée sont boudés. POWERQUEST leur a préféré une certaine retenue, a privilégié une accroche sans artifice. A l’instar de WUTHERING HEIGHT (qui n’est pas anglais, je sais), le style abordé ne s’encombre d’aucune espèce d’ornements superflus. Les éléments apposés détiennent chaque fois une place bien précise.

Et après ? POWERQUEST sort un très bon album. Un de plus, oui. A force de prendre son temps avant chaque nouvelle production, on se retrouve nez à nez avec des morceaux bien gaulés, aguicheurs et au fignolage monomaniaque : « Civilized » et son cri du cœur, « Kings Of Eternity » et ses lignes de chant amples ou son refrain martelé, « Save The World » et ses ambiances gentiment anxiogènes ou ses longs soli, le heavy tout juste speed de « Hearts And Voices », autant d’illustrations d’un savoir-faire qui force le respect. Ce heavy raffiné dont les mélodies sont poussées dans leurs derniers retranchements constitue un met de choix. Pas un chef-d’œuvre, non, les idées amoncelées n’ont pas le génie nécessaire. Mais un travail acharné pour un résultat qui incite sans forcer à se laisser prendre au jeu. D’autant plus que, par-dessus des partitions idéalement noircies, on a droit au chant savoureux d’Alessio Garavello. Ce n’est pas une surprise, l’Italien avait déjà démontré de belles aptitudes par le passé. Ni la technique dantesque d’un Daniel Heiman, ni la puissance assourdissante d’un Hansi Kürsch, juste la capacité à trouver les notes avec un mélange d’émotions et d’intensité contenue, à jouer de son timbre chaud et d’intonations enjôleuses. Sans lui, l’argumentaire péremptoire de POWERQUEST n’aurait pas forcément tenu la route comme c’est actuellement le cas (« Civilised ? », « Hearts And Voices »). D’ailleurs le vocaliste démontre qu’il sait aussi se faire pousser des poils sur le torse avec la reprise de MEGADETH, « Reckoning Day », très honnêtement exécutée.

Je le pressentais. Il me semblait évident que ce nouvel album allait confirmer la belle tenue de POWERQUEST. Et c’est chose faite. Même si l’on sent bien que les Anglais ont depuis longtemps atteint leur maximum, même si l’album majeur de heavy mélodique a peu de chance de se voir façonné par ses mains, il n’empêche que « Master Of Illusion » figure parmi ces sorties pétries de qualités qu’on ne se lasse pas de décortiquer. Un compagnon de route adroit dont on apprécie les qualités et dont les défauts ne portent pas préjudice. Finalement, POWER QUEST a des allures de funambule. Un équilibre à toute épreuve et une peur du vide inexistante, lui qui n’hésite pas à en laisser, du vide, dans des compos majoritairement aérées. Un album qui fait du bien. Entre DRAGONLAND, WUTHERING HEIGHTS et HELLOWEEN.

Note : 3,5 / 5

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   BAST

 
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- Alessio Garavello (chant, guitare)
- Andrea Martongelli (guitare)
- Steve Scott (basse)
- Steve Williams (clavier)
- Francesco Tresca (batterie)


1. Cemetery
2. Human Machine
3. Civilised ?
4. Kings Of Eternity
5. Master Of Illusion
6. The Vigil
7. Save The World
8. Hearts And Voices
9. I Don't Believe In Friends Forever
10. Never Again



             



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