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SEPIA - Goodbye Tristesse (2008)
Par BAST le 8 Juin 2008          Consultée 2642 fois

Comme la répartie plombée de légitimité à EVANESCENCE. Comme l'illustration que les bourgeons de ce metal né en Europe réservent leurs plus belles plantes au terreau originel. Jouant des mêmes astuces que les américains, SEPIA esquive la facilité, dandine de l'arrière train pour éviter les embuches semées devant lui. Un goût d'authentique à des kilomètres d'une parodie pop aseptisée. Et un savoir-faire indéboulonnable où les éléments juxtaposés se dénichent un équilibre à toute épreuve. Voila une intro dressée au faîte d'un subjectivisme forcené. Comme un retour de bâton aussi anecdotique qu'apaisant vers cette frénésie vécue comme la tyrannie des masses. Alors même qu'elle perforait les oreilles du monde entier et faisait s'ériger des cohortes de rebelles en couches-culottes, on la connaissait déjà, la chanson. EVANESCENCE a sorti de jolies choses dans ses jeunes années. Rien de fondamentalement plus marquant que ce que les Pays-Bas avaient façonné à plusieurs reprises.

Au-delà d'EVANESCENCE et de son usine à hits, au-delà de ce parallèle flanqué de deux ouillères aussi larges qu'opaques, on pourrait aussi évoquer SEPIA comme un pendant plus moderne de LACRIMOSA. On pourrait. Le chant en allemand et les intonations théâtrales saisies par Tina abreuvent l'essentiel de ce rapprochement. Mais là où le clown triste déroule ses idées en de longues mélopées torturées, en des passages symphoniques quasi-christiques, en des duels de voix longilignes, SEPIA opte pour un propos massif et direct, n'hésite pas à employer quelques effets électroniques, se lance dans un gothique langoureux, façonne ses mélodies pour une accroche optimum et rapide, laisse le soin aux guitares de tisser l'essentiel de ses ambiances. Pas de torsion de méninges, une musique qui s'avale sans mastication préalable. Mais quel plaisir, et quelle ivresse !

Sur ce premier album, SEPIA se bat sur tous les fronts. Le pêchu popisant avec « Kalt », l'éthéré voilé de mystères avec « Goodbye Tristesse » et son refrain pénétrant, le romantique avec « Melancholie » ou l'introspectif avec « Allein ». Des rythmes variables, mais un propos qui opte pour des chemins droits comme un i. Comme les idées sont positionnées en des endroits bien visibles, le chemin choisi pour les rallier ne s'encombre d'aucune espèce de détour.

« Goodbye tristesse » constitue une franche réussite. J'aime que les albums prennent leur temps pour décharger leur comptant d'adrénaline. J'aime que l'effort à fournir se situe des deux côtés de la platine. Pour autant, avec « Goodbye Tristesse », je comprends aussi qu'un album jouissant d'un goût impeccable, qu'il s'épanche à coup d'énigmes tarabiscotées ou qu'il exhibe ses clés sans chichi, détient d'autres atouts pour toucher au but. Pourvu que les compositions tiennent la route. Une bien jolie surprise.

Note : 3,5 / 5

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   BAST

 
  N/A



- Tina (chants)
- Peppe (guitare)
- Martin (basse)
- Markus (batterie)


1. Ich Lebe
2. Keine Worte
3. Kalt
4. Moloch
5. Himmel
6. Goodbye Tristesse
7. Königin
8. Paradies
9. Melancholie
10. Allein
11. Kein Morgen
12. Was Bleibt



             



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