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NADJA - Desire In Uneasiness (2008)
Par ONCLEGUUD le 21 Mai 2008          Consultée 2753 fois

Parfois, des lecteurs viennent me causer et me dire : « Whaaaaa c'est chouette de recevoir des disques sans rien demander (ils parlent des « promos », les nouveautés que les labels ou groupes envoient aux chroniqueurs) ». Ben bien sûr. Au début, c'est rigolo. On reçoit tout ce que l'on voulait ou presque, quand on a de la chance. Puis les mails tournent entre labels, les écrits faisant, la qualité est reconnue, bref. Il se trouve qu'à un moment ou un autre, on croule sous les disques, et ce n'est plus Truc Machin que vous attendiez tant qui débarque dans votre boite à lettres dont vous alliez vous faire un régal à faire partager aux lecteurs, non, c'est Machin Truc, le bidule que jamais vous n'auriez pensé écouter que vous découvrez ! Ben voyons. Alors bon, y'a un jour où on en reçoit trop de ces CD encartonnés, avec des A4 photocopiés présentant, en anglais, les bios des groupes. Y'en a marre ! On explique alors aux labels que Stop !! Ras-le-cul de chroniquer des trucs qu'on écoute jamais ou bien qu'on n'est pas à leur botte, qu'on reste des amateurs passionnés, non des professionnels... Mais pas de bol, les labels aujourd'hui font confiance à d'autres boites se chargeant de leurs promos. C'est de là que viennent ces galettes inattendues. C'est aussi dans ces moments-là qu'on se rend compte que le monde de la musique – du moins, celui du metal – est petit et qu'un mail, ça circule très vite entre Tokyo, San Diego, Brazilia et Lagos. Et en Europe, ça va encooooooore plus vite. C'est ainsi qu'arrive, un jour, grâce à votre factrice/facteur, dans votre boite à lettres pourrave, encoooooooore une de ces enveloppes à bulles emplie de promos. Okay, « on va pas se plaindre ». Ben voyons, prenez-les, braves gens, ces promos: je vous les donne ! Parce que y'a au moins la moitié de ces disques dont je n'ai ni l'envie, ni le temps d'écouter et de chroniquer. Et même si je traine les pieds, je finis toujours par écouter quelque peu, puis rédiger ma foutue chronique de mes deux - parce que y'a du temps, de l'espoir, de la passion ou du fric en jeu du côté des groupes et labels; et parce que je n'ai rien demandé. Voilà ce qui se passe avec ce NADJA, Desire in Uneasiness, sorti en avril chez Crucial Bast. C'est le genre de skeud qui vous tombe dans les bras du ciel - et démerdez-vous avec ! Je vais me faire plaisir...

NADJA, c'est ce genre de combo autour duquel le buzz est gros, à l'instar de VELVET CACOON. NADJA, c'est avant tout un couple de Canadiens de Toronto, Aidan et Leah. Des romantiques. Très inspiré, ce duo sort plus que régulièrement des releases que tout le monde s'arrache. NADJA a conçu avec Desire in Uneasiness son dix-septième, oui vous avez bien lu, dix-septième long format depuis 2002, l'année de la fondation. Et je vous passe les démos, les E.P et les Splits hein. Ça fait du nombre, vous voyez le truc ? Moi dans le Drone Doom – l'étiquette apposée sur NADJA - je préfère Sunn O))) par exemple. En général, j'aime les disques qui mettent mal à l'aise et qui vous vomissent leurs tripes et vous rappellent comme l'humain est haïssable. Sunn O))) est le champion du genre. Apparemment, c'est loin d'être le cas avec ces bobos de NADJA. J'ai l'impression qu'on est chez les Bisounours là. J'ai comme le sentiment d'être floué. Pourtant, je sens bien qu'il y a une petite émotion là derrière – mais c'est très ténu. Je sens même qu'il y a une certaine inspiration, dans le premier titre de la rondelle. On se laisse emporté par le flot de basse de la damoiselle, le synthé à la RADIOHEAD (je trouve que ça tient plus de ce groupe qu'un autre, c'est dire; comme si on l'avait simplifié et rallongé; surtout sur les 2, 3 et 4ème titres) et la batterie qui tapisse à me foutre en rogne (elle est très mal posée...). Mais voilà, après ça: le Néant. Rien. Au contraire. C'est gentillet... et creux. Je demande même pas de l'agression, propre au Metal. Non ! Même pas de crasse, même pas de purée qui s'accrocherait à mes tripes ou des ambiances qui tourmenteraient mon esprit. Même pas de folie. Non: tout ça n'a ni queue, ni tête.

Voilà soixante-deux minutes durant lesquelles je me suis emmerdé. J'ai l'impression d'écouter un assemblage de jams, d'expérimentations sans aucun but. NADJA et son Desire in Uneasiness n'ont même pas réussi à me plonger dans leur univers. Alors, certainement que je n'ai pas tout saisi, que je ne comprends pas tout au Drone, et ne connaît qu'une infime parcelle de ce genre metallique, mais cela n'empêche pas d'avoir quelques sentiments, quelques émotions, quelques directions, bref quelque chose d'intéressant à faire passer. Certainement faut-il faire passer sa conscience dans un état modifié à l'aide de quelques substances, et s'allonger dans l'obscurité pour se laisser envahir et se faire emmener vers d'autres contrées au-delà de la conscience... Je ne suis pas parti avec cette caravane du rêve.

Pour vous faire une idée :
http://206.123.101.29/~coldsnap/aidan/nadja.htm
http://www.myspace.com/nadjaluv

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- Aidan Baker (guitare, basse, effets)
- Leah Buckareff (bass, vocaux)
- Jakob Thiesen (batterie)


1. Disambiguation
2. Sign-expressions
3. Affective Fields
4. Uneasy Desire
5. Deterritorialization



             



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