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- Style : Lowdown

MESHUGGAH - Obzen (2008)
Par POWERSYLV le 11 Mars 2008          Consultée 9978 fois

Barrée. Déjantée. Débridée. Les qualificatifs ne manquent pas pour qualifier la musique si particulière de ces thrashers suédois décidément pas comme les autres. Ceux qui comme moi les ont découverts avec Catch 33, cet album représenté par un unique morceau qui s'étirait tout au long de rythmiques à la vinaigrette et de riffs qui arrachent encore plus que la sauce piquante n'en sont toujours pas revenus. Revoilà donc les 5 apôtres des syncopes, des atmosphères et des rythmiques assymétriques qui reviennent à l'assaut de nos oreilles avides pour un nouvel opus : Obzen. Titre "jeu de mot" où comment, comme dans leur musique, associer des idées qui semblent à la base incompatibles. Et c'est là tout leur art.

Obzen revient à un format un peu plus orthodoxe et se découpe en plusieurs morceaux qui sont autant de voyages labyrinthiques dans les tréfonds de l'âme humaine et des consciences tourmentées qui cherchent l'appaisement comme une quête inextingible. Certes, c’est un « Combustion » plus conventionnel qui démarre les hostilités. Sa prétention ? Etre « in your face » et montrer que MESHUGGAH n’a pas perdu ses fondamentaux et sa force primale de groupe thrash/death. Une mise en bouche qui prépare à la suite car avec « Electric Red », on retrouve les suédois dans un cadre plus récent : MESHUGGAH se déploie dès la première frappe. On retrouve ces rythmiques décalées, carrée et si particulières (parfois quasi tribales) avec un Tomas Haake qui ne finit plus de briller sur cet opus. Et cette basse qui claque ! Et ce son de guitare si identifiable de la paire Thordendal / Hagström. Sans oublier l’arrivée progressive de ces claviers fantômatiques.

La séance d’hypnose « bourre pif » est donc lancée. La rythmique lamine son homme correctement sur le bien nommé « Bleed » lorsque (comme sur le morceau suivant « Lethargica ») un gros silence, comme un trou d’air, nous tombe dessus. Des claviers et/ou de lointaines notes de guitares nous tiennent eveillées avant qu’une chape de plomb dantesque nous tombe sur la tronche. Principal intéressé : Mister Jens Kidman, vocaliste/hurleur qui s’en donne à cœur joie. Et ça vocifère, ça jette sa rage dans la cuvette devant tout le monde. La voix thrash/death aux teintes cores du frontman est impitoyable et colle parfaitement aux ambiances parfois lourdes et oppressantes de l’ensemble. Elle se veut même parfois un poil groovy. Je trouve pour ma part que sur la longueur, cette voix devient un peu lassante. Je ne vais pas faire l’inventaire de tout le disque, l’ensemble est assez homogène et représentatif finalement de la carrière des suédois les plus fous du monde.

Notons néanmoins le riff « bourre pif » de « Pravus », et enfin 2 morceaux superbes : le terrible « Pineal Gland Optics », voyage tourmenté et secoué au centre du cortex et la fin en panache et en originalité avec le mystérieux « Dancers To A Discordant System ». Ces 2 moments de bravoure résument tout l’art de MESHUGGAH. Surtout ce morceau final de 9 minutes trente environ où alternent les passages rythmés à la voix rampante et les moments plus puissants … avé la gueulante qui va avec, sivoplé !

Plus orthodoxe et classique dans sa construction que ne l’était le curieux Catch 33 qui avait semé le trouble chez les fans, Obzen est l’album consensuel que le public attendait. Mais vous pourrez donc constater que MESHUGGAH ne s’est pas calmé. On a toujours l’impression d’être en plein milieu d’un énorme cataclysme metallique et tellurique … tout en se sentant en sécurité au milieu de sa bulle. Un sentiment assez bizarre à expliquer. Un voyage de 55 minutes vous attend donc avec ce nouvel opus de MESHUGGAH, doté d’une pochette belle, organique et inquiétante.Trouverez-vous la paix intérieure au milieu de ce marasme bruitiste, expérimental mais tellement prenant ? Vous le saurez le 7 Mars prochain ...

Site Web :
http://www.meshuggah.net

MySpace :
http://www.myspace.com/meshuggah

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- Jens Kidman (chant)
- Fredrik Thordendal (guitare)
- Mårten Hagström (guitare)
- Dick Lövgren (basse)
- Tomas Haake (batterie)


1. Combustion
2. Electric Red
3. Bleed
4. Lethargica
5. Obzen
6. This Spiteful Snake
7. Pineal Gland Optics
8. Pravus
9. Dancers To A Discordant System



             



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