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HEAVEN SHALL BURN - Iconoclast (2008)
Par CANARD WC le 13 Février 2008          Consultée 3062 fois

« Heaven Shall Burn ». Le ciel peut bien cramer. Ça tape comme titre d’album. D’ailleurs le nom du groupe qui nous intéresse est tiré de l’album (du même nom) de MARDUK. Faut vraiment être en rade d’inspiration pour appeler son groupe du nom d’un album d’un groupe qu’on aime bien. Je ne me vois pas choisir comme nom de groupe « Seasons In The Abyss » ou «... And Justice For All ».

"Iconoclast" est le 4ème album des allemands. Apparemment, le groupe a pas mal évolué ces dernières années. Moi j’ai souvenir d’un extrait (début 2000) entendu sur un sampler qui ressemblait à du Thrash-Death sans intérêt. Sur ce nouvel album, ça sonne comme du IN FLAMES (avec quelques touches à la THE HAUNTED), bien que le groupe semble actuellement affilié à la scène Metalcore.

Autant le dire de suite, j’ai failli mettre une bonne note à cet album (3/5). Mais je ne me suis pas fait avoir.

En effet, si les premières écoutes sont assez encourageantes, l’album retombe rapidement comme un soufflé mal dosé ou explose en vol comme un ballon de baudruche mal gonflé. Métaphore au choix. Quoiqu’il en soit, cet état de fait n’est pas sans m’attrister.

Au début, ça vous tape dans les oreilles. A la fin, ça vous tape sur le crâne. "Iconoclast" fonctionne donc en deux temps.

Il y a tout d’abord ce « son ». Cette production massive (l’œuvre de Tue MADSEN évidemment) est sans faille, puissante, dévastatrice. Elle donne au moindre riff une force impitoyable. Cette enveloppe sonore est sans concession et ravira les amateurs de gros son. A cette façade de décibels se surajoute la faculté du groupe à débouler tel un mammouth enragé. HEAVEN SHALL BURN draine une énergie proprement étonnante et joue tel un rouleau compresseur infaillible. L’artwork étant assez classe (certains dessins sont superbes), le trompe-l’oreille est total : le groupe a même essayé de développer un simili-concept, avec des textes qui se suivent et une idée globale. C’est dire.

Bref, ça a de la gueule. On pense alors tenir la première œuvre intéressante du Metalcore (à tendance brutale).

Seulement, la production, l’exécution et les dessins c’est bien beau, mais ça n’a jamais suffit à faire un bon album. Et devant le plumage qu’HEAVEN SHALL BURN déploie, on a justement tendance à se laisser aller à une surestimation de la musique, comme entraînée dans une ronde positivo-bruyante.

Car c’est là que le bât blesse : la musique. Aussi propre soit elle, tout cela reste sans imagination. Les riffs sont dramatiquement plats. Les quelques passages accrocheurs rappellent un mix de séquences d’IN FLAMES d’il y a 10 ans. On aimerait rentrer dans HEAVEN SHALL BURN comme dans du beurre, mais le contenu est par bien trop décevant. La lassitude gagne du terrain rapidement. Il est alors difficile d’écouter l’album d’une traite. C’est dire.

Pourtant, on sent bien que le groupe a voulu créer une ambiance (comme en témoigne les instrumentales à la fin de l’album), mais non. Ça partait d’un bon sentiment, il y avait plein de bonne volonté étouétou, mais ça ne fonctionne pas. Plus qu’un problème de forme, il s’agit avant tout d’un problème de fond : le groupe déboule comme un taré, puis sur le titre suivant mise tout sur l’ambiance. Cette absence de pondération nuit à la cohérence de l’œuvre. Résultat des courses : il est difficile de se repérer, ce mur du « son » assomme et décourage, l’ensemble paraît décousu. Ce réglage bancal n’est pas dramatique, mais HEAVEN SHALL BURN devra le résoudre dans les prochaines années pour pouvoir avancer. Bon, puis il faut absolument que le groupe trouve des idées et de vrais riffs aussi (inspiration pas glop). Un bel emballage ne suffit pas. Du moins pas éternellement.

Oui, ça fait beaucoup de choses à revoir. L’essentiel quoi.

Note : 2/5.

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- Matthias Voigt (drums)
- Maik Weichert (guitars)
- Eric Bischoff (bass)
- Alexander Dietz (guitars)
- Marcus Bischoff (vocals)


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