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GRUNGE/HARD ROCK  |  E.P

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ALICE IN CHAINS - Jar Of Flies (1994)
Par FENRYL le 6 Mars 2008          Consultée 6816 fois

Troisième album faisant suite au sublimissime "Dirt", "Jar of Flies" est un virage surprenant, surréaliste mais tellement magistral dans l'histoire du groupe qu'il n'arrivera même pas à faire fuir les fans les plus timides.
Artwork glauquissime en guise d'accroche, AIC nous fait du AIC ! Fort de leur réputation d'écorchés vifs (avec pour fer de lance un Layne Staley des plus charismatiques dans ce domaine) tant en live par des sons surpuissants que dans leurs vies respectives par des addictions multiples et extrêmes, les membres du groupe nous proposent ici une nouvelle orientation, un nouvel univers fait de douceur, de mélancolie exacerbée et de tristesse pseudo-acoustique.

On pousse méfiant et inquiet la porte de ce manoir sombre et glaçant... Une ligne de basse nous accueille et la guitare de Cantrell s'envole pour ouvrir le chemin à un Staley dont le chant n'avait jamais été aussi lancinant et empreint de mélancolie (on a l'impression qu'il chante systématiquement les dents serrées, en entrouvrant les lèvres): "Rotten Apple" vient de naître. Une ouverture démoniaque, qui vous fait crier au génie. Tout simplement. "Innocence is over"...
Éberlué devant tant de beauté dans ce hall d'entrée, vous réalisez soudain que vos jambes vous ont porté jusqu'à la pièce suivante: ambiance feutrée, guitare électro acoustique douce et chaleureuse... Vous remarquez que dehors, il pleut. L'âtre de la cheminée s'embrase... "Nutshell" ou comment découvrir la sensation de se sentir bien sous un toit quand, dehors, les éléments se déchaînent. "If I can't be my own, I'd feel better dead"... Et ce final électrisant à souhait... Glaçant à s'en damner... ALICE IN CHAINS cultive désormais ce paradoxe à merveille.
Au fond de cette pièce vous remarquez une ouverture... Une idée de « déjà vu » comme disent les anglo-saxons... "I Stay Away" et ses relents de l'album précédent nous propose un tempo un peu plus soutenu, mis en exergue par nombres de breaks, de nouveaux instruments (les cordes font ici une apparition des plus remarquées). Le chant de Staley semble se perdre dans l'immensité de la pièce dans un appel au secours. "Your weakness builds me, so someday you'll see".
L'immense double porte face à laquelle vous vous trouvez désormais s'ouvre brusquement: break de batterie et guitares électro de nouveau et vous pénétrez dans un espace qui ne vous laisse pas indifférent. Cette idée de la carte postale classique d'un monument que vous n'avez jamais vu de vos propres yeux mais que vous connaissez tout de même. Vous êtes sans doute aucun face à "No excuses", l'un des titres de la maison ALICE IN CHAINS le plus connu. Ce duo Staley/Cantrell nous offre un moment pop/folk des plus grandioses et donnera à notre guitariste l'assurance qu'il cherchait pour se placer derrière un pied de micro. Le ying et le yang, ces deux là, assurément. Parfaitement complémentaires bien que tellement différents. "Find me sittin' by myself, no excuses, then I know".
Sur le côté, un long couloir, seule autre voie de sortie accessible. En vous retournant, vous pensez apercevoir nos deux acolytes, restant de marbre alors que vous vous éloignez... Vous progressez, seul, livré à vous même, porté par un titre instrumental où la guitare ressemble à s'y méprendre au chant d'une baleine (marque de guitare également !), couplée à un violoncelle des plus suaves et doux. Superbe de calme.
C'est ainsi que vous atteignez l'autre monde, l'autre côté de la bâtisse. "Don't follow", ballade country ouverte par Cantrell au chant, suppléé à la fin par Staley, qui semble nous accompagner telle une marche funèbre enjouée ! "Say goodbye don't follow Misery so hollow".
De retour à l'air libre, vous trébuchez et vous tombez de tout votre long au niveau d'une dernière zone abritée: forme ultra surprenante, que certains pourraient qualifier de « faute de goût » tant son anachronisme marque le site: "Swing on this" ou comment une nouvelle fois porter son nom sans doute aucun. Dernier titre très jazzy, décontenançant, qui bouleverse une nouvelle fois la ligne directrice toute fraîche que l'on pensait avoir tracée... ALICE IN CHAINS achève cette œuvre, comme il l'a commencée: en nous prenant à revers. Pour notre plus grand bonheur. "Let me be, I'm Okay, I'm awake anyway"...

On se retourne, on contemple ce monument surréaliste dans l'histoire du grunge rock (peut-on encore parler de cela dans le cas présent ?).
Une conclusion s'impose: une pierre majeure dans la discographie du groupe. Rien de moins.

Classification « monument historique » acquise.

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   FENRYL

 
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- Jerry Cantrell (guitares et chant.)
- Layne Staley (chant.)
- Sean Kinney (batterie.)
- Mike Inez (basse, guitare)


1. Rotten Apple
2. Nutshell
3. I Stay Away
4. No Excuses
5. Whale & Wasp
6. Don't Follow
7. Swing On This



             



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