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BLACK SYMPHO / ATMO  |  STUDIO

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FEAR OF ETERNITY - Funeral Mass (2007)
Par BAST le 25 Janvier 2008          Consultée 2426 fois

Deux façons de distinguer les choses : que l’on découvre le black atmosphérique et ses exhalaisons funeral avec cet album, on pourra y laisser de la concentration, de l’attachement et quelques facettes de sentiments en plus. Que l’on croise la route de cet Italien multi-instrumentiste après s’être livré à plusieurs pérégrinations sur les sentiers black, on ne lui vouera qu’une attention vaporeuse.
Andrea Tilenni n’a rien inventé. Andrea Tilenni n’est pas le génie qui crache sa haine et son mal-être derrière des barres de fer incrustées dans le béton d’une lucarne étroite. Andrea Tilenni, pourtant, dévoile quelques instants de grâce propres à faire chavirer les âmes en peine.

FEAR OF ETERNITY, c’est selon. Entre un opus calibré à l’aune de prédécesseurs suant le vague à l’âme et des titres interrogateurs, on crache ou on plisse les yeux, on éructe ou on jette un spasme conquis.
Pour ma part, la tendance trace une médiane d’assentiment. Entre un « Evil Premonition » qui ne laisse pas indifférent puis un « Frightful » bancal dans ses velléités d’anéantissement, l’intérêt prend vigueur ou vacille, recouvre sa consistance ou se dissout. Tout du long de « Funeral Mass », album en demi-teinte, plutôt adroit par ci, assez caricatural par là.

« Leaving the Life », macramé sur un visage aux traits déchirés de contrition, « Funeral Mass », danse rythmée par les convulsions du diamant sur un disque éraflé, « Closed Gate », psaume ésotérique qui fait se recroqueviller le présent et le passé, on tient l’admirable, l’insoutenable. FEAR OF ETERNITY prend la main qui traine, tire vers la margelle, plonge dans le puits et on hurle à peine que déjà d’autres mondes s’épanouissent là où les confins de l’existence semblaient s’enorgueillir de leur suprématie. Reflets chaleureux sur l’eau gelée, encouragement exalté d’un point minuscule piqué dans la pénombre, tout se lie et s’entrecroise, rien ne vient plus marquer la dissemblance entre l’obscur et le clair, le rugueux et le soyeux, l’anxiété et l’espérance.
« Conducted to the Grave » ou « Eternally In Silence » et l’on rencontre un flagorneur au discours mal léché. Que l’on éconduit sans sommation.

Un recueil fondamentalement intriguant, riche d’ambiances, dressé avec l’économie du dogmatique, parcouru de frissons. Mais un achèvement refusé, la faute à ce marasme de déterminations qui écarte par endroits toute spontanéité. Andrea Tilenni ne sera pas le point d’essor d’une ligne conductrice mais rien que son prolongement. Andrea Tilenni ne sera l’ingénieux artiste de personne. Andrea Tilenni parvient seulement à tracer les contours d’une œuvre suffisamment déterminante pour qu’une récidive récolte de nouveau de l’attention.

Note : 2,5 / 5

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   BAST

 
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- Andrea Tilenni (chant, instruments)


1. Intro (tears From The Sky)
2. Evil Premonition
3. Frightful
4. Leaving The Life
5. Crying Cold Tears
6. Funeral Mass
7. Conducted To The Grave
8. Closed Gate
9. Inseparable Body
10. Eternally In Silence
11. Outro (mortuary March)



             



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