Recherche avancée       Liste groupes



      
DEATH MELODIQUE  |  STUDIO

Commentaires (2)
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style : Dark Tranquillity, The Absence , Hypocrisy
- Membre : Opeth
 

 Site Officiel Du Groupe (695)
 Myspace Officiel Du Groupe (352)
 Myspace Officiel Du Groupe (306)

AMON AMARTH - The Crusher (2001)
Par KERAZ le 4 Février 2008          Consultée 8336 fois

Nés pour mourir, ils sont les élus des Valkyries. Ignorant le danger, ne connaissant pas la peur. Vénérant les dieux d'Asgard, ces guerriers redoutés quittèrent un jour les brumes des fjords pour accomplir leur destin et ainsi aller festoyer au Valhalla. Les Vikings frappent à nouveau en 2001, avec un album redoutable, puissant et intègre. Ne reniant pas leur style, mais en l'optimisant, Amon Amarth continue d'imposer sa présence parmi les contrées métalliques. Pillant tout sur leur chemin, priant Odin ou Tyr au passage, nos infatigables berserkers, complètement bourrés à l'hydromel récidivent encore une fois avec une œuvre impitoyable et d'une brutalité sans merci. "The Crusher", bien qu'il soit très similaire à son prédécesseur, témoigne à merveille de cette époque où AMON AMARTH améliorait constamment son jeu, d'album en album, pour finalement atteindre l'apothéose avec "The Fate Of Norns" (à mon humble avis).

Malheureusement, "The Crusher" est l'un des albums les plus méconnus, voire ignorés de la discographie des Suédois. Coincé entre les cultissimes "The Avenger" et "Versus The World" sur la ligne du temps, l'album fut plutôt oublié par les masses. Pourtant, la galette mérite amplement ses lettres de noblesse. Du moins, pour un initié. Car ne vous attendez pas à entendre des singles comme la formation nous y a habitués ces dernières années. Non, "The Crusher" ne contient presqu'aucun classique du répertoire d'AMON AMARTH. Que des morceaux épiques, voire mélancoliques et sans refrains. Comme à l'habitude, on retrouve plusieurs titres mid-tempo hyper mélodiques ("As Long As The Raven Flies", "A Fury Divine") et des titres coup de poing, plus agressifs, sans doute destinés à intimider l'ennemi dans l'imagerie du groupe. C'est d'ailleurs sur ce ton que débute l'album, avec l'impitoyable "Bastards Of A Lying Breed", et ses paroles très évocatrices. Mais rapidement, on retrouve avec plaisir l'aspect mélodique du groupe avec les morceaux suivants, que ce soit les cultissimes "Masters Of War", "The Sound Of The Eight Hooves", ou la perle de l'album, "As Long As The Raven Flies" et sa finale mortelle sur un riff de plomb; du rarement vu chez AMON AMARTH.

Mais ce qui frappe le plus à l'écoute de cet album, c'est l'ambiance, qui nous met inexorablement dans le contexte qu'évoquent les paroles. La maîtrise exceptionnelle des guitaristes en matières d'harmonies, et les mélodies si épiques, teintées de mélancolie nous plongent facilement dans le monde des valeureux guerriers Vikings, qui à la sueur de leur front se battaient pour un jour pouvoir festoyer au paradis. Une seule chose devient agaçante à la longue, ce sont les growls de Johann Hegg, qui s'étirent souvent trop longtemps et se terminent en queue de poisson. Son chant deviendra plus homogène dès le prochain album, qui ouvrira davantage de portes au groupe.

Plusieurs se plaindront d'une chose : la musique d'AMON AMARTH reste inchangée, et on ne décèle aucun élément nouveau par rapport à "The Avenger" (même les titres se ressemblent). Mais peut-on vraiment s'indigner devant une telle maîtrise de leur style, qui ne fait que s'améliorer d'album en album ? Personnellement, dans ce cas-ci, je crois que non, mais il est clair que la démarche d'AMON AMARTH, aussi laborieuse qu'elle puisse être, n'est pas à la portée de tous les groupes. Car malgré le peu d'innovation que propose "The Crusher", l'album a tout pour satisfaire le public, ou du moins les fans d'AMON AMARTH. Après quelques écoutes, la galette devient dangereusement envoûtante et vous plonge dans cet univers guerrier totalement décalé. Magnifique!

PS : Sur la version Digipack, vous avez en bonus "Eyes Of Horror", une reprise moyennement réussie de Possessed. Enjoy !!

A lire aussi en DEATH MELODIQUE par KERAZ :


KALMAH
For The Revolution (2008)
Retour en force de kalmah

(+ 2 kros-express)



QUO VADIS
Defiant Imagination (2004)
Death mélo surpuissant


Marquez et partagez




 
   KERAZ

 
  N/A



- Johann Hegg (chant)
- Ted Lundstrom (basse)
- Johan Soderberg (guitare)
- Fredrik Andersson (batterie)
- Olavi Mikkonen (guitare)


1. Bastards Of A Lying Breed
2. Masters Of War
3. The Sound Of Eight Hooves
4. Risen From The Sea (2000)
5. As Long As The Raven Flies
6. A Fury Divine
7. Annihilations Of Hammerfest
8. The Fall Through Ginnungagap
9. Releasing Surtur's Fire



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod