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CONCEPT ALBUM HARD ROCK  |  STUDIO

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SIXX: A.M. - The Heroin Diaries Soundtrack (2007)
Par FENRYL le 16 Décembre 2007          Consultée 8062 fois

L'Histoire ne retient que les personnages aux parcours atypiques, aux destinées complexes et scabreuses. Le monde de la musique également. Les icônes, celles-là même estampillées de la sorte, ont connu une trajectoire des plus foudroyantes et des plus éphémères en général. C'est ainsi que l'on se retrouve avec des demi-dieux faisandés, sans saveur... Allez, pas de noms, juste quelques associations d'idées que je vous laisse le soin de former.
Parmi ce type d'individu aspirant à ce statut, on peut sans aucun doute citer nombre d'électrons libres, gravitant en orbite autour du noyau dur des destins tragiques. Le sieur Sixx, né Franck Feranna Jr en 1958, en demeure l'un des chefs de file.
Bassiste de son état, recherchant avidement la gloire, le succès, l'argent et les représentantes du « sexe faible », il s'en va quitter son groupe LONDON et former MÖTLEY CRÜE avec son comparse Tommy Lee.
Quatre albums et la réussite de son entreprise plus tard, c'est un Nikki en pleine descente aux enfers que l'on découvre en cette fin d'année 1986: célibataire, orphelin de père (selon lui), en brouille avec sa mère, il est l'unique membre de MC, seul. Enfin presque. Car une femme est entrée dans sa vie depuis quelques temps. Une femme au nom alambiqué, diacétylmorphine, plus connue sous le nom de... Héroïne. Cette maîtresse exigeante, jalouse et possessive isole de plus en plus Sixx.
Cette folie entraînera Nikki Sixx jusqu'à une overdose le 23 décembre 1987. Déclaré mort pendant son transfert dans l'ambulance, suite à une injection d'héroïne Perse, il ne doit son salut qu'à la volonté d'un sauveteur (fan du CRÜE selon la légende) qui, à la méthode désormais popularisée par le film Pulp Fiction de Q. Tarantino, lui injecte non pas une mais deux injections d'adrénaline trans-thoraciques, dans le coeur. Stimulant le myocarde, ce dernier repart ! (cet événement inspirera l'excellent titre « Kickstart my heart » sur l'album « Dr. Feelgood » de MÖTLEY CRÜE). Quittant l'hôpital contre avis médical, notre junkie regagne sa chambre... Et se refait un shoot d'héroïne !
Pourquoi donc cette introduction, me direz-vous ? Tout simplement parce que ce disque n'est ni plus ni moins qu'un concept album. Oui, Messieurs Dames, un opéra Hard rock à la gloire des abysses glauquissimes qu'a pu traverser l'un de mes zicos favoris.

L'idée forte: composer une bande-son accompagnant le livre éponyme typé journal intime. Le bougre se propose, avec l'aide du journaliste anglais Ian Gittins, de nous retracer son année 1986-1987, marquant le fond du trou de la vie d'écorché vif. Chaque titre correspond ainsi à un chapitre de l'ouvrage.
Mais attention, il ne s'agit en aucun cas d'un projet solo. Notre homme sait s'entourer (cf. le projet précédent BRIDES OF DESTRUCTION, parti en fumée, faute de succès...): on retrouve à ses côtés DJ Ashba et James Michael. Assurant bien évidemment la basse, Sixx démontre une nouvelle fois qu'il est un song writer hors norme. Responsable de la quasi totalité des tubes de MÖTLEY CRÜE, ce compositeur surdoué, et je n'ai pas peur de l'affirmer, fait montre une nouvelle fois de ses talents.
Treize titres. Treize moments de vie. Treize étapes.
Ouverture datée du 25 Décembre 1986: notre héros est face à un arbre de Noël non décoré, une aiguille dans le bras, seul, quand tout le monde fête ce jour en famille. Ainsi s'ouvre « Xmas in hell ». Le décor est planté (c'est vraiment le cas de le dire...) par un monologue sur une ligne musicale en fond... « Welcome to my fucking life »... Puis des choeurs d'enfants sur un gros riff de guitares. Parfaite entrée en matière... Avant « Van Nuys ». Et là, la magie opère à merveille. Sur un des titres MANSONiens de l'album (tout comme le très bon « Pray for me »), le combo nous propose une composition fine, aux rythmiques imparables, que l'on se surprend à fredonner dès la première écoute. Une marque de réussite certaine à mes yeux. Entêtant à souhait, cet hommage à un district de L.A est une bombe.
« Life is beautiful » est le single imparable de la galette: titre énergique, aux refrains efficaces, pain béni pour les radios voulant bien ouvrir leurs portes à un artiste estampillé Metal.
Mais là où la mission est parfaitement remplie, c'est au niveau émotion. Sur un thème aussi complexe que l'usage de stupéfiants et la destruction de l'individu, on ne peut naviguer qu'en eaux teintées de traumatismes. L'album est ainsi composé de titres calmes et posés, typés ballades (« Tomorrow », « Accidents can happen »), entrecoupés par des interludes du héros, avant des rechutes portées par des morceaux épiques (le superbe « Dead man's ballet » ou « Heart failure », titres charnières de l'overdose). S'adressant directement à cette drogue (« Girls with golden eyes », mélancolique et séduisant), on entrevoit dans la dernière ligne droite de l'album, le bout du tunnel, si ce n'est tout au moins la lueur d'espoir. Cette rédemption apportée par la cure de désintox' que Sixx entreprendra par la suite: « Courtesy call » et sa montée en puissance avant la langoureuse « Permission »...
Le très bien nommé « Life after death » achève le disque de la manière dont il a été introduit, par cette conclusion délivrée sur un tapis de guitare saturée « Life comes after. Death comes after ». La boucle est bouclée.

Le roi n'est pas mort. Vive le roi.

Au final, nous tenons là un album sur les hauts et les bas de la vie d'un homme, à la réalisation et à la production de très haute tenue. Très ouvertement marqué U.S dans son cahier des charges, ce journal intime de Nikki Sixx nous offre une bouffée d'air frais dans un paysage du Metal US en général, du Hard Rock en particulier, tellement formaté qu'on ne saurait savourer le plaisir de goûter cette offrande...

Verdict: 3,5/5, note réelle.

Conseil: Etat de santé moral au beau fixe fortement recommandé...Sans pour autant oublier de savourer cet album en lisant l'ouvrage éponyme...

Surprise: Celle de pouvoir profiter de N. Sixx encore finalement... Mais quelle vie !! Allez, jetez-vous sur l'excellente bio « The Dirt » de MÖTLEY CRÜE. C'est un ordre !

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Par FENRYL




 
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   (2 chroniques)



- Nikki Sixx (basse)
- Dj Ashba (guitare)
- James Michael (chant et guitare)


1. X-mas In Hell
2. Van Nuys
3. Life Is Beautiful
4. Pray For Me
5. Tomorrow
6. Accidents Can Happen
7. Intermission
8. Dead Man's Ballet
9. Heart Failure
10. Girl With Golden Eyes
11. Courtesy Call
12. Permission
13. Life After Death



             



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