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METAL SYMPHONIQUE  |  STUDIO

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2005 1 Luxaeterna
2007 Shambala
 

- Style : Angra
- Membre : Jon Oliva's Pain

AQUARIA - Shambala (2007)
Par BAST le 8 Décembre 2007          Consultée 4529 fois

Un sourire, d’abord. AQUARIA est de retour. Et ce retour, les Brésiliens l’accompagnent d’un album bourré de compos joliment ficelées. HELLOWEEN qui s’invite chez ANGRA, lui chipe ses mélodies du terroir, percussions en tête, et les remodèle avec ce sens de l’épopée allemande. Rien à dire, on va se faire plaisir.
Une larmichette, pour continuer, qu’on dédiera à deux aspects. La production au relief érodé, pour commencer. Tommy Hansen a fait moins bien que Sascha Paeth au niveau du mastering. Probablement parce que ce dernier est très à l’aise lorsqu’il s’agit de metal orchestral. Et AQUARIA use et abuse d’éléments symphoniques. Là où Paeth était parvenu à entretenir l’illusion, Hansen, n’a pas réussi à cacher suffisamment bien l’aspect synthétique des orchestrations. C’est bien foutu, d’accord. Mais on n’y croit plus vraiment à l’orchestre philarmonique. Second aspect à entretenir la déception, il manque sur « Shambala » un ou deux titres de la trempe de l’inoubliable « Judgement Day ». « Into The Forest », « Shambala » ou « Child Of The Universe », tous trois excellents, marchent sur ses traces, ils restent distancés.
Et pour finir ? Un constat retenu, forcément. Un plaisir peine-à-jouir, la larme qui se recroqueville à demeure dans un coin du sourire.

AQUARIA régresse.
Pas tant que ça si l’on compare les notes recueillies par les deux œuvres.
Notablement quand l’une de ces notes s’est hissée à son maximum.
Remarquez, c’aurait pu être pire. Car peu après la sortie de « Luxaeterna », il était question du départ de Vitor Veiga. « Shambala » l’atteste, l’équipe demeure inchangée. Veiga n’a pas un timbre rare. Seulement, j’avoue énormément apprécier cette association vocale d’un Kiske rugueux et d’un Matos au faciès assombri (« Liberty »). Surtout que les Brésiliens évoluent dans un courant qui emprunte autant à HELLOWEEN qu’à ANGRA. Le fait qu’AQUARIA le conserve dans ses rangs est donc éminemment appréciable.

Entre « Luxaeterna » et « Shambala », le style ne subit pas la moindre métamorphose. On notera tout de même que les parties orchestrales laissent davantage de place au folklore (« Heart Of The Gods »). Autre divergence à souligner, les pièces épiques ont cédé un peu de leur intensité. AQUARIA joue davantage la carte de la sensibilité que celle de l’homérique (« Shambala »). De la même façon que sur « Luxaterna », les orchestrations s’affichent avec une simplicité parfaitement assumée : un thème de quelques notes répété en alternant les intonations, sous la forme d’une question à laquelle succède une réponse (« Into The Forest »). En théorie, quelques doutes. En pratique, on s’incline. A ce niveau là, on parle d’un savoir-faire à toute épreuve et on refuse toute contestation.

Si vous avez apprécié « Luxaeterna », « Shambala » s’avère bien armé pour vous procurer de très bons moments. Entre « Heart Of The Gods » qui a choisi la simplicité du speed mélodique pour débuter l’album (le refrain), « Into The Forest » bourré d’émotions et en dépit de quelques longueurs, « Lost » qui décline ses mélodies entre nostalgie et optimisme, « Shambala » et son refrain aussi simple qu’entêtant, « Firewings » qui décline intelligemment l’un des thème les plus marquants de la BO de Conan ou encore « Liberty » à la volonté revendicatrice, le second album des Brésiliens comprend son lot de titres forts. Avec un son mieux affirmé et un ou deux titres davantage ouverts aux horizons sans fin de l’épopée, l’évidence crève les yeux : « Shambala » aurait pu prétendre comme son prédécesseur à la note maximale.

Ce ne sera pas le cas, tant pis. Pour autant, AQUARIA ne perd pas grand-chose de son aura. Car en dépit d’un label obscur, en dépit d’une distribution hasardeuse, il continue d’évoluer dans la cour des grands, je n’en démordrai pas. Et il démontre qu’il n’est vraiment pas n’importe qui. Le heavy brésilien ne se réduit pas au triptyque né des fulgurances d’ANGRA. AQUARIA fait lui aussi partie des formations sud-américaines bourrées de talent, auteur de deux albums délectables.

Si AQUARIA avait débuté sa carrière par « Shambala », je me serais laissé aller, comme je l’ai fait avec « Luxaterna », à un enthousiasme sans borne. Les faits sont différents. Même si j’ai très envie de faire la lumière sur « Shambala », je ne peux m’empêcher de souligner que cet album constitue avant tout un prolongement incomplètement achevé d’une œuvre absolument majeure.
« Shambala » ? « Seulement » très bon, oui...

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   BAST

 
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- Vítor Veiga (chant)
- Fernando Giovannetti (basse)
- Bruno Agra (batterie)
- Alb Kury (clavier)
- Gustavo Di Padua (guitare)
- Rob Scrip (guitare)


1. Hope
2. Heart Of The Gods
3. Expedition
4. Into The Forest
5. Lost
6. Iara
7. Shambala
8. Child Of The Universe
9. Firewings
10. Skies Of Amazonia
11. Liberty



             



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