Recherche avancée       Liste groupes



      
METAL INDUS  |  STUDIO

Commentaires (6)
Metalhit
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Membre : John 5, Rob Zombie
 

 Site Officiel Du Groupe (528)
 Site Officiel Français Du Groupe (903)
 Autre Site Français (840)

MARILYN MANSON - Portrait Of An American Family (1994)
Par FENRYL le 1er Janvier 2008          Consultée 8446 fois

1994: naissance d'un démon.

La très puritaine Amérique se trouve un bouc-émissaire de choix en la présence de Marilyn Manson qui devient, en l'espace de quelques mois, le groupe le plus détesté des ricains de base.
Retour sur les pourquoi d'un comment...

MM, c'est un concept: prenez le prénom d'une femme dont vous vénérez la beauté et ajoutez-lui le nom de famille d'un tueur en série. Vous obtenez une série de pseudos tous aussi immondes les uns que les autres.

En 1992, le groupe devient officiellement "Marilyn Manson", marquant le début de leur reconnaissance. Ils gagnent, en effet, de nombreux prix aux Slammies Awards de Floride tels que "Groupe de l'année" ou "Meilleur groupe alternatif".
Rentrés alors en studio pour enregistrer leur premier album dans des conditions de consommations abusives, Manson n'est pas satisfait du résultat obtenu et demande à Trent Reznor de venir remplacer le producteur de l'album.
Mentor de la première heure de Brian Warner et ses acolytes (en ce début d'année, ils assurent la première partie de la tournée de NINE INCH NAILS), il sera à l'origine d'un résultat sentant la naphtaline, comprenez, une prod' bien miteuse.
POAAF, c'est dans le désordre: pédophilie, violence, sexe, viol. Un programme des plus extrêmes.
Pour la petite histoire, la sortie de l'album sera différée à cause de la maison de disque qui voulait interdire la chanson « My Monkey » qui s'inspire d'une prose du tueur en série Charles Manson.

MM joue avec nos nerfs: ambiance des plus glauques ouverte par un prélude bordélique tournant autour de voix enregistrées.
Le sieur Manson s'autoproclame « Dieu de la Baise » (classe) dès le très poétique mais néanmoins réussi « Cake and Sodomy » (tout un programme). Seul titre intéressant au final couplé avec « Lunchbox ». Ce dernier est ici très lent, bien mal réalisé et prendra une tout autre dimension en live (ruez-vous sur « The last tour on earth » pour savourer ce pur moment rock, que du bonheur !).
Le reste est un ramassis de tracks aux relents indus-rock, sans grande inventivité au mieux, insipide pour le reste.
On s'emmerde ferme sur « Organ grinder », « Cyclops », « Get your gun » (je ne comprends pas l'intérêt que lui portent les fans, dont je fais partie) ou encore « Sweet tooth ».
On frise la répétition généralisée sur « Wraped in plastic ».
Je me demande toujours pourquoi « Dope hat » est devenu un single doté d'un clip ridicule et laid, tellement ce titre est inintéressant.
On croit atteindre le bout du tunnel avec « Dogma », plus inspiré et agrémenté des cris/hurlements d'une femme au cours de ce que l'on imagine être un acte sexuel (consenti dans le meilleur des cas).
Mais c'est une voix de Mogwaï (la face gentille des Gremlins) qui nous accueille sur un « Monkey » bien ridicule...
On stoppe là les remarques désobligeantes et j'avancerai l'argument de l'absence de l'immense majorité de ces titres dans les shows actuels... Un fichu signe, vous ne trouvez pas ?

Éprouvant car sans intérêt aujourd'hui, cet album, remis dans son contexte, aura eu le mérite de réveiller une société américaine ayant la prétention de tout maîtriser, quitte à aseptiser sa pseudo-culture de l'époque. MM ou le début d'un énorme coup de pied dans la fourmilière. Sauf que là, c'est raté. On tape sévèrement à côté, en soulevant une jolie escalope d'herbe.
Allez, le meilleur reste à venir, on le sait, on peut faire les malins maintenant.
Mais il fallait fichtrement y croire à l'époque.

1/5, grosse mais alors très grosse déception.

Conseil: Gardez vos sous, passez votre chemin, investissez dans du Manson plus vieux (1996 à la rigueur mais surtout 1998-2000, l'âge d'or du groupe).

Surprise: Rien, nada ou pire, donc on passe son chemin, je vous l'ai dit.

A lire aussi en METAL INDUS :


MINISTRY
The Last Sucker (2007)
Chant de cygne de ministry (et de paul raven, rip)




G//Z/R
Black Science (1997)
Metal indus


Marquez et partagez




 
   FENRYL

 
  N/A



- Marilyn Manson (chant.)
- Daisy Berkowitz (guitares.)
- Madonna Wayne Gacy (claviers, saxophone, machines)
- Sara Lee Lucas (batterie.)
- Twiggy Ramirez (basse.)


1. Prelude (the Family Trip)
2. Cake And Sodomy
3. Lunchbox
4. Organ Grinder
5. Cyclops
6. Dope Hat
7. Get Your Gunn
8. Wrapped In Plastic
9. Dogma
10. Sweet Tooth
11. Snake Eyes And Sissies
12. My Monkey
13. Misery Machine



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod