Recherche avancée       Liste groupes



      
HARD ROCK  |  STUDIO

L' auteur
Acheter Cet Album
 

 

- Membre : Slash's Snakepit

RAZOR BALL - Razor Ball (2007)
Par THE MARGINAL le 4 Novembre 2007          Consultée 1803 fois

Qui parmi vous se souvient de Rod Jackson ? Pour bon nombre de personnes, ce nom ne doit pas évoquer grand chose. Pourtant, ce chanteur a évolué aux côtés de l'ex-guitariste de Guns N' Roses, Slash, sur le second opus de Slash's Snakepit "Ain't life grand"(en 2000) et s'était distingué par sa voix chaude et puissante, ainsi que son look assez proche de celui de Lenny Kravitz.

Depuis, on n'avait plus vraiment de nouvelles de ce chanteur. Que ceux qui se demandent ce qu'il est devenu soient rassurés: Rod Jackson n'a pas disparu de la circulation. En cette année 2007, il apparait même sur l'album éponyme de Razor Ball, un projet où il évolue aux côtés de Greg Hampton, guitariste et producteur qui a cotoyé des gens comme Taj Mahal, Ron Wood, Rick Derringer, Glenn Hughes, et de Reeves Gabrels, connu pour avoir collaboré avec David Bowie.

Ce premier album éponyme de Razor Ball voit donc le jour en 2007. Musicalement, il lorgne ouvertement vers les 70's(tout en faisant quelques clins d'oeil à des sonorités plus modernes) et oscille entre hard rock, rock psychedelique et influences funkys et soul. Les références qui viennent à l'esprit sont Aerosmith, Sly and The Family Stone(un groupe qui oeuvrait dans le funk, le psyché, la soul et qui a eu une énorme influence sur la musique americaine) et Red Hot Chili Peppers. Si on ajoute à cela le background des musiciens, on se dit que tout cela laisse entrevoir de très belles choses pour cet album.

D'ailleurs, le début de l'album est fort prometteur. Même si "Dirt ta dust" fait un peu tâche dans le décor avec son mélange d'influences funkys et d'arrangements hip-hop et électroniques plutôt indigeste(on a entendu nettement mieux, en matière de fusion), des compos comme "Sure won't hurt you", un excellent mid-tempo hard rock n'roll bluesy teinté 70's, chaleureux à souhait, "Danger(How stupid are you)", une chanson énergique digne du grand Aerosmith des 70's avec un refrain entêtant, des arrangements modernes qui le font(ils ont un côté futuriste qui fait penser à "La guerre des étoiles"), "What do U want from U", un uppercut hard rock cru, roots, direct, ou encore "Whats the big secret", une compo rock funky inspirée servie par des guitares hypnotisantes, ont tout ce qu'il faut pour convaincre l'auditeur et l'on se dit alors que Razor Ball va nous gratifier d'un grand album.

Hélas, la suite de l'album est bien moins reluisante, beaucoup moins inspirée. Les titres, tantôt hard rock, tantôt plus funkys, s'enchainent, mais l'on s'ennuie ferme et il est difficile de retenir un titre en particulier. Apparemment, Razor Ball a épuisé toutes ses cartouches au début de l'album. Ou alors, il s'est reposé sur ses lauriers après un bon démarrage et s'est contenté de titres sans inspiration. Quitte à citer un titre dans le tas, je pourrais, par exemple, vous parler de "End of the line", qui cloture l'album. Ce titre acoustique bluesy, qui n'est pas forcément le pire de l'album, a cette chose particulière: celle de réussir à provoquer chez moi l'assoupissement, l'enve de dormir. J'ai écouté cet opus à 4 ou 5 reprises et, à chaque fois, "End of the line" a provoqué le même effet sur moi. Plutôt étrange, non ?

Quoi qu'il en soit, Razor Ball a gâché là une belle occasion de nous offrir un excellent album. Le début de l'album était fort prometteur, mais à l'écoute de la suite, bon nombre d'auditeurs auront été confrontés à une cruelle désillusion.Vraiment dommage car Razor Ball a raté là une belle occasion de redonner des couleurs à la fusion, d'offrir un disque intéressant. L'intention et la démarche étaient là, mais pas la concrétisation. Et l'association de quelques musiciens de renom n'aura fonctionné que le temps de quelques chansons. Au final, voici un album qui a de grandes chances de finir aux oubliettes. A moins que ce soit déjà le cas...

A lire aussi en HARD ROCK par THE MARGINAL :


The BOYZZ
Too Wild To Tame (1978)
Hard sudiste




THUNDER
Backstreet Symphony (1990)
Le talent et la classe à l'état pur


Marquez et partagez




 
   THE MARGINAL

 
  N/A



- Rod Jackson (chant)
- Greg Hampton (guitare, basse)
- Reeves Gabrels (guitare)
- Stefan Svensson (batterie, loops, claviers)


1. Sure Won't Hurt You
2. What's The Big Secret
3. Dirt Ta Dust
4. Danger (how Stupid Are You)
5. What Do U Want From U
6. Temptation
7. Where You Lucky
8. All Waiting 4 U
9. To Busy Livin'
10. Decadence
11. Turn On The Moon
12. End Of The Line



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod