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POST-PUNK GOTHIQUE  |  STUDIO

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The CULT - Dreamtime (1984)
Par POULPI le 21 Octobre 2007          Consultée 5099 fois

I will have my Dreamtime, the only thing untouched that’s mine;
I will wear my hairs long, an extension of my soul.

Ambiance, ambiance. Dreamtime est un album légendaire. Posant les bases de ce qui sera le plus grand groupe de rock gothique (puis de hard rock) de la création, il est à l’époque novateur à bien des égards. Du jamais entendu, en gros, et il possède une fraîcheur que l’on retrouve toujours aujourd’hui. Pourtant, Dreamtime n’est pas à proprement parler un premier jet.

Flash back
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Nous sommes en 1981. La scène new wave bat son plein de l’autre côté de la manche. Le gothic « old school », dirait-on aujourd’hui, commence à faire parler de lui. Un certain Ian Astbury rejoint Violation, groupe de jeunes loups, qu’il renommera vite The Southern Death Cult. A l’époque, influencé par les tribus indiennes d'Amérique, le groupe fait déjà dans le post punk gothique assez hargneux. Le groupe sort alors quelques démos, fait plusieurs dates en Angleterre, et finit par se faire connaître dans le milieu underground. Pourtant, en 1983, Ian claque la porte. Vlan. La même année, il rencontre l’homme qui sera pour le restant de sa vie son compagnon de route (binôme d’un jour, binôme de toujours), j’ai nommé le guitariste Billy Duffy (ex Theatre of Hate). Ensemble, ils forment Death Cult, toujours dans cette même mouvance musicale. Beaucoup plus sérieux, le groupe rencontre vite le succès, ce qui les amène à changer de nom pour devenir The Cult, tout simplement. Le reste fait partie de l’histoire...

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En 1984, sort donc le premier album de The Cult, fraîchement renommé. Le groupe se démarque des autres formations du style par un talent beaucoup flagrant, et aussi une imagerie particulière, mélange de gothique et de culture indienne, chère à Ian Astbury. Cela se ressent d’ailleurs particulièrement dans leur musique, lui donnant un coté tribal, ce qui fera vite l’identité du groupe.

Assez peu rock’n’roll, encore moins métal, mais plutôt punk sur les bords, leur musique est basée sur des guitares très peu saturées, une basse groovy et syncopée, et une batterie enveloppant le tout. Dès les pemière note de « Horse Nation », on est comme « happé » par la bête. Pas encore le guitar hero que l’on connait, Billy Duffy nous montre déjà l’étendue de son talent, en nous offrant des riff stressants, ajoutant au coté oppressant de la musique du groupe. Les influences rock et blues sont là, mais restent assez cachées, et ne se révèleront vraiment que sur l’opus suivant. Le tout sonne donc très gothique, et le coté punk ressort sur certain titre tel « Dreamtime ». Très agressif pour l’époque, le son est écrasant, et par dessus lui, surnage l’élément principal qui fera le succès du groupe : le chant. Véritable crooner gothique, Ian Astbury balance des parties vocales de toutes beauté, empreintent de mélancolie et de mal être.

Cette alliance de musique si particulière, et de chant aériens -avec déjà quelques relents plus épiques-, nous permet de nous immiscer facilement dans l’univers du groupe, hypnotisant. J’en veux pour preuve : « Go West », avec son refrain et son final héroïque. Les paroles sont déjà très matures pour un groupe composé d’aussi jeunes musiciens, et traitent de jeunesse, de suicide, de départ, et de vie en général. Musicalement, l’album est composé de chansons très homogènes entre elles, mais le groupe arrive à ne pas nous ennuyer. Des mélodies changeantes, souvent inattendues, parfois inhabituelles, mais jamais dérangeantes, prennent par surprise, et maintiennent le taux d’excitation de l’auditeur à son paroxysme. C’est du beau boulot, pour sûr.

Au final, The Cult nous offre ici un album rare. Rare d’une part pour sa qualité, étonnamment élevée, mais encore pour le style pratiqué. Un style inimitable -et d’ailleurs inimité-, glorieux témoignage d’une époque révolue. Si l’album a plutôt bien vieilli, il est clair que la musique dont il est ici question paraîtra complètement "has been" et désuète pour certains. Un album à ne comparer bien sûr en aucun cas à toutes les productions actuelles, y compris celles du groupe lui même. Et il serait de fait vraiment idiot de passer à coté de cette œuvre, tant elle brille par son audace et fait figure, aujourd’hui encore, d’ovni musical. Un album comme ça, il n’en sort pas tous les jours, croyez moi.

En vrac :
- « Bad Medecine Waltz » : caché en fin d’album, un véritable chef d’œuvre d’art gothique. C’est beau à en pleurer ;
- « A Flower in the Desert » : montre bien les 2 facettes (hard et gothique) du groupe. Refrain magnifique ;
- « Spiritwalker » : le hit, et par ailleurs single de l’album. Chanson speed, avec un refrain tribal de toute beauté ;
- « Butterflies » : une ambiance torturée, qui met mal à l’aise. Un côté épique, et un chant toujours aussi magique. Un perle à ne pas sous estimer.

P.S : j’aurai sans hésité attribué un éclatant 5/5 à ce premier opus, mais cela n’aurait pas été cohérent avec le reste de la discographie du groupe (son successeur, « Love », le surclasse légèrement, dans un style assez similaire). Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire…

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   POULPI

 
   ERWIN

 
   (2 chroniques)



- Ian Astbury (chant)
- Billy Duffy (guitare)
- Jamie Stewart (basse)
- Nigel Preston (batterie)


1. Horse Nation
2. Spiritwalker
3. 83rd Dream
4. Butterflies
5. Go West
6. Gimmick
7. A Flower In The Desert
8. Dreamtime
9. Rider In The Snow
10. Bad Medicine Waltz



             



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