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HEAVY METAL  |  STUDIO

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OMEN - Battle Cry (1984)
Par DARK SCHNEIDER le 13 Novembre 2007          Consultée 2423 fois
Album culte, groupe culte… « Culte » est un mot qui revient souvent dans le petit monde du heavy metal. Mais qu’entendons-nous par là ? Généralement un groupe culte est un groupe qui a vendu peu d’album et dont la grande qualité n’a été reconnu qu’assez tard, souvent après un split. Un groupe culte n’a pas forcément besoin d’être novateur, bien qu'il s’agisse d’une qualité supplémentaire pour prétendre à ce statut tant envié, le principal reste avant tout la qualité de la musique, même si elle évolue dans un terrain parfaitement balisé. MERCYFUL FATE par exemple, fut longtemps l’archétype même du groupe culte. Mais le terme apparaît tellement galvaudé aujourd’hui ! En effet, qu’ont donc de culte ces combos de heavy US archi-banals et quelconques tels que LIZZY BORDEN (un sous-sous MAIDEN) ou MALICE ? Qu’a donc de culte le premier EP de QUEENSRYCHE qui est intrasèquement plus que moyen ? Etrange comme le terme culte est parfois employé avec exagération alors que des groupes moins reconnus, tels que les allemands de STORMWITCH ou bon nombre de groupe issus de l’ex-bloc communiste mériteraient cent fois plus ce qualificatif envié.
C'est avec toutes ces considérations en tête que j’ai découvert le groupe OMEN, groupe de heavy métal américain des 80’s, auquel le terme culte est systématiquement associé. C’est donc avec une certaine méfiance que j’ai abordé ce premier album, Battle cry, considéré comme leur œuvre essentielle. Avec méfiance mais pas avec un a priori négatif qui aurait faussé tout jugement de ma part. Alors, ce Battle cry mérite t-il donc qu’on lui voue un culte ?

A vrai dire, à l’écoute du morceau d’ouverture, le bien nommé « Death rider », on comprend pourquoi cet album suscite tant d’intérêt chez les amateurs du bon vieux heavy metal qui ne s’embarrasse d’aucune fioriture : riff galopant, chanteur à forte personnalité, refrain fédérateur, tous les ingrédients qu’il faut pour obtenir une véritable pépite de heavy metal. On sent que nos quatre cavaliers de la mort ont été grandement influencé par IRON MAIDEN, surtout le leader Kenny Powell, un véritable forgeron du riff façon « tagada », à croire qu’il a écouté en boucle le « Gengis Khan » de la vierge de fer. Et si « Death rider » est un titre terrible le reste de l’album est à l’avenant : c’est à un véritable déluge de cavalcades que nous invitent les américains. L’assaut des quatre hommes semble implacable, rien ne peut arrêter cette charge dantesque.

Ce n’est donc pas pour rien que OMEN est associé à ce que l’on appelle le metal épique, et est considéré aujourd’hui comme l’un des principaux ancêtres du genre avec MANILLA ROAD et CIRITH UNGOL. Si le style d’OMEN reste cependant beaucoup plus classique, il n’est pas moins vrai que son influence est plus que perceptible chez des formations plus jeunes tels que les médiocres TWISTED TOWER DIRE et SACRED STEEL. OMEN n’a pas forcément engendré des rejetons talentueux mais ça n’enlèvera rien à la qualité de ce Battle cry qui évoque sans cesse des batailles sanglantes et autre histoires de dragon. Comment donc résister à l’implacable « The Axeman » qui sonne comme un écho au fantastique « Légende », le best-seller de David Gemmell sorti la même année ? Un morceau porté par toute la conviction du talentueux J.D Kimball, un chanteur qui n’hésitait pas à monter sur scène revêtu d'une armure et armé d’une hache d’arme. Avec sa voix médium, voilée, le regretté chanteur qui a depuis rejoint le valhala savait donner vie et consistance à tous ces récits fantastiques. Comme sur le superbe title track « Battle cry », un véritable hymne à la gloire de tous ceux qui meurent sur les champs de bataille, on imagine sans peine les hordes de fans, l’armée des immortels chère à MANOWAR, chanter en chœur les couplets de ce morceau à la dimension épique inébranlable.

Après toutes ces louanges face aux exploits de nos guerriers l’on pourrait se demander pourquoi je n’accorde donc pas la note maximale à cet album. Et bien il faut avouer que cet opus contient quelques morceaux un peu moins réussis. La charge de nos cavaliers tend à faiblir sur la fin (« Prince of darkness » notamment, « Bring out the beast »), malgré le final « In the arena » qui essaye tant bien que mal de redonner un souffle aussi dévastateur qu’en début de disque. Et un peu plus de variété n’aurait peut être pas été un mal pour cet album, bien que l’absence de ballade n’ait absolument rien de gênant.

Battle cry mérite donc le statut d’album culte, pas un chef d’œuvre absolu, mais tout de même un excellent disque doté d’une personnalité très marquée. Le duo Powell/Kimball fonctionne à merveille et l’on est pris inexorablement dans ce tourbillon de riffs galopants et de refrains guerriers. Jamais OMEN n’arrivera par la suite à se montrer aussi efficace, c’est dommage, mais l’on retiendra d’eux cette galette qui en a inspiré plus d’un et qui fait qu’aujourd’hui encore, le groupe est souvent réclamé lors des festivals européens dédiés aux nostalgiques des 80’s.




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   DARK SCHNEIDER

 
  N/A



- J.d. Kimball (chant)
- Kenny Powell (guitare)
- Jody Henry (basse)
- Steve Wittig (batterie)


1. Death Rider
2. The Axeman
3. Last Rites
4. Dragon´s Breath
5. Be My Wench
6. Battle Cry
7. Die By The Blade
8. Prince Of Darkness
9. Bring Out The Beast
10. In The Arena



             



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