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RAPCORE/METAL  |  STUDIO

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DOWNSET - Downset (1994)
Par FENRYL le 10 Novembre 2007          Consultée 2552 fois
2 ans... 2 années déjà qu'un combo a révolutionné la scène metal en général, la scène fusion en particulier.
2 ans qu'un carton interplanétaire nous a fait passer l'overdose de NIRVANA (sic).
2 ans que RAGE AGAINST THE MACHINE est passé par là, générant un rap metal sublime, authentique, à la production léchée...

Arriver 2 ans après ce raz de marée, avec une étiquette Rap metal, relève désormais du challenge. Comment se défaire d'une classification d'office dans la catégorie « Sous RATM » ?

Et bien en proposant une alternative roots au groupe de Tom Morello & co...

Originaire de Californie, DOWNSET est une association de bienfaiteurs hispano-américains... énervés, mais alors vraiment, terriblement et profondément...
On sent le coup arriver avec la pochette: sur un fond composé de la constitution américaine (le fameux « We the people... »), on trouve un homme bâillonné par le drapeau américain, les mains derrière la tête, en état d'arrestation et éclairé par un hélicoptère (!), au milieu d'un quartier en proie à une guérilla urbaine. Ses yeux sont presque entièrement recouverts par un bandeau estampillé « LIES » (on aperçoit un oeil qui vous regarde, avec des larmes s'en échappant... Tout un programme!). Cela sent le brûlot à plein nez, cette histoire.
Pour une fois, l'emballage ne tromperait-il pas sur la marchandise ? Disque dans la platine... verdict.

Oyé, oyé, braves gens, approchez ! Rey anthony Oropeza est au micro... avec le statut de « messenger » sur le livret: tout est dit !
Une voix... « Anger ! Hostility towards the opposition » répété sans cesse, puis ligne de basse, puis riff de gratte sauvage, brut, sans aucun artifice...Hurlé puis stoppé par des coups de feu... « 187 » (code des flics indiquant un mort par balle...) et c'est parti pour « Anger », titre aspirant à la dénomination d'hymne... qu'il atteint haut la main.
Ouverture monstrueuse s'il en est. La suite ne déçoit pas, maintenant la pression.
On enchaîne avec des titres d'une violence politique rarement atteinte pour l'époque: « Ritual » et sa dénonciation des viols..., racisme, politique social, intégration, justice, les forces de l'ordre, meurtres... Tout y passe. Toute la panoplie du parfait énervé, quoi.
Afin de clarifier la chose, les bougres y vont même de leur titre indiquant la sincérité de leur discours (« Prostitutionalized »).
Le sommet de l'album est atteint avec le titre « My americain prayer », véritable diatribe anti-américaine dans le texte, multipliant les styles de chant (rapé, hurlé, selon différents rythmes) sur des breaks monstrueux de guitares. Un véritable bijou se terminant par les premières notes du « Stars banner », venant mourir. Symbole, quand tu nous tiens...

Les mecs de DOWNSET font dans l'urgence. Ils ont un tas de choses à dire et ils balancent sévère.
Ce premier album est un bloc de rap metal où les textes rapés du groupe sont posés sur des riffs de guitares acérés, saturation et son hardcore à souhait. Breaks monstrueux (« Take'em out »).
Aucune économie sur cette galette. Personne n'est en mode réserve, avec en première ligne, Oropeza qui pose tous ses textes à la perfection, hurlant sa rage au sens propre (« Holding Hands »).
Cette chronique pourrait se résumer à une succession de citations tellement ce Downset dénonce. Du visuel précédemment décrit, jusqu'aux illustrations du boîtier (sous le cd, on lit qu'une femme sur 3 sera violé au cours de sa vie...)
On reconnaîtra tout de même que la section rythmique ne proposera rien de très original (un « About to blast » répétitif), sans pour autant desservir le propos. Soyons clair, personne n'est ici présent pour un numéro de technique et de virtuosité à son poste. Homogénéité est le maître mot. Passez votre chemin dans le cas contraire, si vous étiez à la recherche de soli expérimentaux à la Morello. Quand je vous disais que Downset n'était pas du RATM au rabais...
L'urgence et l'authenticité de la création sont enfin valorisées par une production de bonne facture pour un ensemble ressemblant à un cocktail molotof produit à la hâte dans une ruelle sombre, préparant un guet-apens...
Maintenant, vous êtes prévenu... Pas d'excuses. De toute façon, DOWNSET vous éclatera à la face. Le but recherché est clairement atteint. La messe est dite.

« You got to kill me to silence me, fool. You can't keep me down...Freedom in a cage ! » achève le titre éponyme de l'album et du groupe... Une conclusion en soit. On ne serait que trop les inciter à poursuivre sur cette voie.

Un très gros 4/5 au final.


Conseil: « None are more hopelessly enslaved than those who falsely believe they are free. » JWV Goethe... Tout un symbole. Inutile de découvrir DOWNSET sans une certaine maîtrise de l'anglais et sans le livret sous les yeux (si vous voyez ce que je veux dire ...)

Surprise: A l'époque, on savait déjà ouvrir les yeux sur la machine américaine... On connaît la suite.




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   FENRYL

 
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- Ray Anthony Oropeza (chant.)
- James Morris (basse.)
- Ares (guitare.)
- Chris Lee (batterie.)
- Rogelio Lozano (guitare.)


1. Anger.
2. Ritual.
3. Take'em Out.
4. Prostitutionalized.
5. Downset.
6. My American Prayer.
7. Holding Hands.
8. About To Blast.
9. Breed The Killer.
10. Dying Of Thirst.



             



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