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- Membre : Dc Cooper

STEEL SEAL - By The Power Of Thunder (2007)
Par BAST le 6 Octobre 2007          Consultée 3192 fois

Europe occidentale, Japon, 1997…
ROYAL HUNT nanti de son « Paradox » éclatant s’impose peu à peu comme une pièce maîtresse du heavy/prog. DC Cooper en profite alors pour lancer une promesse. Celle d’un avenir radieux, prenant conscience d’avoir rejoint le cercle fermé des frontman sur lesquels il faudrait compter.

Pennsylvanie, 2007…
DC Cooper et André Andersen avaient décidé de mettre un terme à leur association. Malgré tout, on croyait encore la promesse viable. Il suffisait juste d’attendre la nouvelle forme qu’elle allait prendre. D’autant que l’album solo du chanteur avait manifesté un beau comportement. SILENT FORCE était ensuite arrivé, sous l’impulsion de son duo détonnant, Alex Beyrodt accompagnant DC Cooper dans une quête d’auditoire sur laquelle on ne doutait pas. Et après ? Finalement, les étapes qui se sont succédées depuis ROYAL HUNT auront juste permis à DC Cooper de mettre un premier pied à l’étrier. L’autre cherche encore la position idéale pour consentir l’assise nécessaire à un galop fulgurant. SILENT FORCE, auteur pourtant de deux très bons albums (ses derniers), n’est indéniablement pas le groupe majeur annoncé. Le cheminement en solo prometteur demeure inachevé. Les participations à divers albums ou projets relèvent avant tout de l’anecdotique. Bilan : DC Cooper se cherche, encore et encore. Son chant se situe parmi les meilleurs de la scène, ses aficionados se comptent par milliers, il ne parvient toujours pas à dénicher cette formation capable de le hisser à une position plus conforme à son talent. Trop tard ? Peut-être. A moins que les progueux d’AMARAN’S PLIGHT ne lui offrent une situation neuve et explosive. L’aventure démarre plutôt bien, on verra. L’avant-dernière étape est sans doute la plus surprenante. Car il est désormais question d’une formation italienne, affublée d’un patronyme à dragons, porteuse d’un CV vide sous l’entête, qui compte en son sein deux ex-RIVER OF CHANGE, le feu de paille du heavy/prog italien qui a raccroché les crampons après deux albums en demi-teinte. Il est aussi question d’un label italien, Underground Symphony, le grand spécialiste des nappes phréatiques du metal symphonique. De là à dire que la promesse DC Cooper a subi l’agression du temps... De là à dire que de ses composantes, l’avenir s’est incliné face au passé.

Rome, au même moment...
STEEL SEAL démontre que le culot paye. Une seule démo sous le bras, le voila qui se cherche un chanteur. Et plutôt qu’éculer les bars et les salles de concert minables, plutôt que solliciter la mansuétude de ses collègues, il décide de tenter la chance, adressant quelques morceaux à plusieurs voix mythiques. Si Doogie White a opposé un refus au séjour en Italie qui lui était proposé, DC Cooper a promptement accepté, joignant à la parole un paraphe inespéré. Une première collaboration qui pourrait peut-être déboucher sur une prolongation, comme le laisse entendre Marco Valerio Zangani, fondateur de STEEL SEAL. Avec un tel recrutement, STEEL SEAL grossit la bulle de cet underground dans lequel il était dès le départ confiné. Probablement assez pour toucher un auditoire plus large.

Ma demeure, aujourd’hui...
A l’écoute de « By The Power Of Thunder ». On comprend aisément ce qui a su motiver l’américain. C’est que le style ne lui est pas inconnu. Marco Valerio Zangani aime visiblement ROYAL HUNT. Entre un hard rock des années 70 à la RAINBOW, de nombreux éléments néo-classiques popularisés par Yngwie Malmsteen, une patine FM digne d’André Andersen et quelques cassures progs, STEEL SEAL ouvre à DC Cooper un terrain de jeu dont il n’ignore aucun recoin. A part peut-être ces légers chœurs à la BLIND GUARDIAN où la fête de la bière rencontre le folklore germanique. Citons ensuite le soin apporté aux lignes de chant léchées et les harmonies vocales dont l’américain a fait sa spécialité depuis ses prestations chez ROYAL HUNT. Bref, l’hôte italien a sorti les couverts en argent, l’invitation en grande pompe a dû rapidement conforter DC Cooper dans son choix. D’autant plus que les compos tiennent assez bien la route. Profitant d’un style qui ne ménage pas ses effets, Zangani nous sort une palanquée de plans certes déjà entendus, moins à tout le moins adroits : longs soli franchement bons (« When The Devil Calls »), ponts néo-classiques (« Theatre Of Pain »), lignes de chant alambiquées (« Roncesvalles' Day »), chœurs FM (« Anger Storm »), passages speed mélodique pur jus (« Valhalla »), et ballade de circonstance sur laquelle DC Cooper aligne les prouesses (« Crying My Heart Away »). Si le début radote le propos de formations d’antan ou actuelles, si les premiers titres perturbent par cette récitation trop stricte pour interloquer, STEEL SEAL parvient peu à peu à séduire. Grâce à sa richesse, probablement, sa densité, aussi. Et bien évidemment au timbre ensorcelant de l’américain. Après un « Roncesvalles' Day » pêchu et épique, un « When The Devil Calls » aux accents baroques, registre dans lequel les italiens restent généralement les plus capables, un « Sun and Steel » plus intimiste ou un « Valhalla » jouissif, l’effet final s’avère agréable. Côté prod, évidemment, l’économie de moyens habituelle pèse sur l’œuvre. Le chant mixé en avant confirme le soin apporté à l’invité. De ce côté, les amateurs de DC Cooper devraient apprécier. La section metal par contre ne dispose pas d’un vernis similaire. Les guitares crachotent, la basse et la batterie sont diluées l’une dans l’autre, les quelques orchestrations toussotent. De la part d’Underground Symphony, ça reste tout de même de bonne facture.

Un bon album d’heavy prog qui jette un pont intéressant entre l’AOR et le metal remis au goût du jour par la clique des formations actuelles. Une suite peut être envisagée sereinement. STEEL SEAL compense aujourd’hui la redite par un fourmillement de mélodies et de plans aguicheurs. Mention bien. Qu’il s’extirpe de ses influences, qu’un travail fourni soit mené sur un fond trop fidèle et la mention pourrait gagner l’un de ces adverbes qui allongent la renommée d’un album dans le temps.

Passée la surprise de retrouver DC Cooper sur un tel album, on peut aussi se réjouir de le retrouver dans un habit qui lui va comme un gant. Normal, c’est précisément le sien, finalement. On ne lui en voudra pas de courir ainsi le cachet, retrouver sa voix aussi régulièrement reste un plaisir. A côté de cette participation généreuse (le cachet s’est avéré très modeste) il mérite quand même d’évoluer beaucoup plus haut.

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- Marco Valerio Zangani (guitare)
- Andrea Orciuolo (basse)
- Luca Iovieno (batterie)
- Fabio Bernardi (clavier)
- Dc Cooper (chant)


1. Anger Storm
2. Roncesvalles' Day
3. Theatre Of Pain
4. Sun And Steel
5. When The Devil Calls
6. If
7. Walhalla
8. Townrazer
9. Crying My Heart Away
10. Battle's Eve



             



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