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THRASH METAL  |  LIVE

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SEPULTURA - Under A Pale Grey Sky (2002)
Par POSSOPO le 19 Octobre 2007          Consultée 5649 fois

Il était plus que temps. Le premier CD live officiel de SEPULTURA sort en 2002, soit six ans après le dernier combat en commun de la famille Cavalera. Dernier combat qui représente le sujet de ce live, dernier show du quatuor avec Max devant le micro. Deux écoles, deux manières de voir les choses. A n'en pas douter, les quelques mois qui ont suivi la sortie de "Roots" ont constitué la période la plus faste pour SEPULTURA, un sommet médiatique que bien peu d'autres formations de metal ont réussi à approcher. Sur le plan artistique, là encore, même si le disque de 1996 n'a pas fait que des heureux, il paraît évident de considérer que le passé (récent comme plus ancien, arrêtons-nous à "Beneath The Remains" pour ne pas enlaidir un tableau fort bien peint) était en ce temps-là bien plus satisfaisant qu'un avenir fait du meilleur (là, c'est juste histoire d'être gentil parce que je ne crois pas une seule seconde en ce que j'écris) comme du pire. Alors comment trouver meilleure date pour graver une performance scénique de la troupe de Belo Horizonte que celle-ci ?
Oui mais le plastique atteint les bacs des disquaires à une époque où beaucoup ont oublié l'orchestre, d'autres ont oublié Max, les derniers ne misent que sur SOULFLY. Allez, on va dire qu'on s'en fout, nous sommes de toute manière en 2007 et accorder de l'importance à l'année de sortie de ce témoignage public n'a pas grand sens.

Du live en live, on est déjà heureux. Un public, un son vivant, un Max loquace, des musiciens qui savent se tromper afin de rendre grâce aux atmosphères ensuquées des salles de concert. Et une première partie quasiment uniquement dédiée au dernier album studio du quartette. Seul l'énorme "Territory" vient nous rappeler que SEPULTURA n'est pas né en 1996. Le premier CD se termine sur un pot-pourri plus représentatif d'une carrière féconde. "Morbid Visions", "Beneath The Remains", "Arise" et "Bestial Devastation" ont chacun droit à un traitement aussi court qu'essentiel. Il était plus que temps. Les premières secondes de "Troops Of Doom" marquent d'ailleurs un changement de style salvateur qui nous expulse enfin de l'étouffante forêt amazonienne pour nous plonger dans les abysses d'un death metal primaire et rafraîchissant. Les musiciens eux-mêmes semblent se réveiller en jouant à une cadence effrayante le culte "Beneath The Remains".Et le public s'affole (enfin, on le devine s'affoler) au son arpégé de l'intro de "Desperate Cry".

Le deuxième CD démarre comme le premier, dans la chlorophylle brûlée par le soleil et on esquisse comme une grimace. "Roots" fut bien difficile à digérer, assistera-t-on à une représentation intégrale de l'album ce soir de décembre à Londres ? Cela se joue à quasiment rien mais le sublime "We Who Are Not As Others" vient à point nommé pour, c'est déjà la deuxième fois de la soirée, nous extirper du magma Rootsien. Puis, il était plus que temps, une véritable impression d'anthologie nous gagne à partie de "Refuse/Resist". Je porterai un doux accent, par simple goût personnel, sur la valeureuse reprise des valeureux CRO-MAGS, le hardcoreux "We Gotta Know" tandis que la plupart des fans verront en le MOTÖRHEADien "Orgamastron" la conclusion parfaite à cette nuit épuisante.

Epuisante, oui. Peut-être un peu longue et guère aérée malgré "Kaiowas", seule véritable respiration sur ce double album à propos duquel on pourrait faire des reproches similaires à ceux qui émailleraient toute critique du sixième album des sud-américains. La tracklist ne joue vraiment pas en faveur de SEPULTURA qui a presque effacé de sa mémoire les glorieux "Chaos AD", "Arise" et "Beneath The Remains". Un peu plus de variété aurait garanti à cette sortie un maximum de louanges. Là, on hésite, on se dit que c'est bien, on se dit qu'il était plus que temps de sortir cette galette, on se dit aussi que cela aurait pu être un peu mieux. On sort éprouvé de l'écoute, les plus anciens iront jusqu'à l'éreintement et tous pensent qu'il était (plus que) temps que cette performance se termine.

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   (2 chroniques)



- Max Cavalera (chant, guitare)
- Andreas Kisser (guitare)
- Paulo Jr. (basse)
- Igor Cavalera (batterie)


1. Itsári (intro)
2. Roots Bloody Roots
3. Spit
4. Territory
5. Monologo Ao Pé Do Ouvido
6. Breed Apart
7. Attitude
8. Cut-throat
9. Troops Of Doom
10. Beneath The Remains/mass Hypnosis
11. Born Stubborn
12. Desperate Cry
13. Necromancer
14. Dusted

1. Endangered Species
2. We Who Are Not As Others
3. Straighthate
4. Dictatorshit
5. Refuse/resist
6. Arise/dead Embryonic Cells
7. Slave New World
8. Biotech Is Godzilla
9. Inner Self
10. Polícia
11. We Gotta Know
12. Kaiowas
13. Ratamahatta
14. Orgasmatron



             



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