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Lexique black metal
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- Style + Membre : Cogumelo Records

SARCÓFAGO - Rotting (1989)
Par POSSOPO le 12 Octobre 2007          Consultée 3676 fois

Pourquoi "Rotting" est-il un disque d'une qualité inférieure à I.N.R.I. ? Mon avis est certainement biaisé du fait de la postériorité du disque par rapport à un prédécesseur totalement culte, véritable premier joyau black thrash du continent sud-américain. Il est également possible qu'après s'être gavé des sons morbides d'un premier album effrayant de crasse, un nouveau bain dans la même auge ne me ravisse pas tant que cela. Car de toutes ces entités underground de la fin des années 80 à tendance noire, une seule me semble véritablement proposer à chaque nouvelle sortie quelque chose de réellement nouveau : CELTIC FROST bien évidemment. Chez CELTIC FROST, c'est même la révolution permanente, entre le génial et gris anthracite "To Megatherion", le délirant "Into The Pandemonium" et le…déconcertant (?) "Cold Lake", on a tout vécu. Chez les autres, pas de révolution, et très peu d'évolution. Et "Rotting" ressemble en de très nombreux points à "I.N.R.I.". SARCÓFAGO mutera deux ans plus tard, pour des raisons absolument pas personnelles, juste pour faire comme tout le monde, du bon gros death metal qui vend à foison. Mais nous n'en sommes pas là.

"Rotting", c'est donc I.N.R.I. avec un poil moins de volonté, un sentiment de redite et un brin d'humour en moins (la fête foraine et les problèmes gastriques de "The Last Slaughter"). Pas de gadgets non plus, des gadgets qui rendaient le premier album du groupe si sympathique. Et puis, conséquence ou pas de cette absence d'intermèdes et d'auto-parodie, une impression charcutière. Ça blaste, ça défonce, ça hurle, ça braille. Alors, ça blaste, ça défonce, ça hurle, ça braille mieux que chez beaucoup d'autres et la mayonnaise prend nettement mieux que chez une infinité d'autres adeptes de l'obscurantisme musical. Cela dit, j'y reviendrai toujours, "Rotting" n'est pas "I.N.R.I.". Trop linéaire, tout simplement. J'espérais de la progression, un nouveau souffle (sachant très bien que refaire exactement la même chose ne rimerait à rien vu la pauvreté mélodique chère au genre musical), une légère évolution comparable à celle qu'a su impulser Quorton tout au long de la vie de son BATHORY chéri. Une évolution totalement maîtrisée entre un premier album infantile et pourtant déjà pétri de qualités et un "Twilight Of The Gods" surdimensionné et passablement raté (en passant pas la case dorée "Hammerheart"). Rien ici de tout cela. Ça file presque sans réfléchir et fatalement, au bout d'un certain temps, on s'ennuie.

Il faut pourtant savoir tendre l'oreille car, même si les points communs entre "I.N.R.I." et "Rotting" sont nombreux, la galette comporte, on le découvre après une analyse féroce, les premiers signes de la transformation radicale qui donnera, deux ans plus tard, le deathisant "Laws Of Scourge". Ces premiers signes, ce sont entre autres "Tracy", un morceau différent, qui passerait presque inaperçu sous cette production malpropre. Un morceau à l'orientation nettement plus death metal que ses collègues (en tout cas dans sa première moitié puisque l'on retourne ensuite au garage thrash/black black/thrash et vice et versa). Doom death plutôt, il suffit d'imaginer un tempo légèrement ralenti pour tomber dans le style qui fleurira à l'aube des années 90. Un sens de la mélodie surprenant et on découvre les ossements de ce qui aurait pu devenir ce "Midnight Queen" de l'album de 1991.

Cette découverte minutieuse ne change cependant guère la donne, "Rotting" reste un "I.N.R.I." bis option moins, donc une rondelle plastique pour complétistes, des complétistes avertis qui savent tout de même ne pas s'encombrer de n'importe quoi (d'un "Bestial Devastation" ou d'un "Morbid Visions" par exemple, suivez mon regard).

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- Gerald Incubus (basse)
- Wagner Antichrist (chant, guitares)
- M. Joker (batterie)


1. The Lust
2. Alcoholic Coma
3. Tracy
4. Rotting
5. Sex, Drinks & Metal
6. Nightmare



             



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