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FUNERAL DOOM  |  STUDIO

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WIJLEN WIJ - Wijlen Wij (2007)
Par POSSOPO le 3 Septembre 2007          Consultée 4130 fois

Mais qu'est-ce qu'ils nous font chier, putain ! Il n'y en a pas un pour rattraper l'autre, je vous jure. D'accord, on est passé à l'ère du numérique et plus personne ne va acheter ses disques à la Fnac locale qui dispose de toute manière d'un stock ridicule en bonne musique. Mais même en passant par le sacro-saint Internet, on peine à trouver un distributeur qui se charge avec un tant soit peu de sérieux et de conviction du genre qui nous intéresse aujourd'hui, le doom metal funéraire. Il n'est déjà pas si simple de se procurer les œuvres des grands noms, alors, WIJLEN WIJ, hein ! Et ce n'est pas pour dire, même l'option illégale n'assurera pas à tous l'écoute de cette nouvelle chape de plomb musicale.

WIJLEN WIJ, c'est un petit groupe de all star. Pas les meilleurs, mais en mettant bout à bout les curriculum vitae des différents participants à cet odieux tableau, on obtient une brochette relativement étoffée et charnue, pas mal de PANTHEIST, du UNTIL DEATH OVERTAKES ME et d'autres noms de la scène d'outre-Quiévrain. Encore une info avant de s'intéresser au corps de l'objet, WIJLEN WIJ, cela ne veut rien dire en flamand. Non, le patronyme vient juste d'une chanson de MY DYING BRIDE, référence plus qu'acceptable même si le style proposé est assez lointain des doomeux d'Halifax.

Et le style est simple à définir, du funeral doom des origines, avec une bonne dose de THERGOTHON. Que dégagent donc les sirènes féminines made in SHAPE OF DESPAIR, que s'écarte la surpuissance d'ESOTERIC ou les récentes plongées en eaux profondes d'AHAB ou TYRANNY. WIJLEN WIJ sent la sciure de cadavre (expression que j'ai déjà utilisé pour commenter "Stream From The Heavens"), celle qu'a récemment récupéré WORMPHLEGM en y ajoutant une couche détestable de black metal. Allez, j'en termine avec mon listing en annonçant un tout petit quelque chose de UNHOLY dans ce WIJLEN WIJ, peut-être ce premier morceau magnifique alimenté par un orgue majestueux, un brin de folie, un soupçon de fumette.

"L'Anathème", une perle rare. Et je reprend instantanément le listing que j'ai eu tort de poser pour faire dans la digression. SUMMONING donc. "L'Anathème", c'est le meilleur de SUMMONING (c'est aussi du PANTHEIST, paraît-il, et du UNHOLY mais si peu en fait) qui s'essayerait au langage de SKEPTICISM. Il manquait plus que lui, tiens. Le grand parmi les grands, le dieu inaccessible, inégalable et que l'orchestre du jour ne cherche heureusement pas à copier. Impossible de ne pas se rappeler au gang de Rihiimäki, la solennité de l'ouvrage nous renvoie aussi aux grands moments de "Stormcrowfleet", "Lead And Aether" et "Farmakon". Mais il faut être sourd pour ne pas comprendre que WIJLEN WIJ joue définitivement dans la cour de THERGOTHON, pas celle de son génial successeur. Le chant est plus sépulcral, certes, plus conforme aux normes du genre (et à celles de SKEPTICISM) et ne laisse place à aucune humanité (sinon dans la courte escapade climatique de "Bridges"). Mais l'instrumentation se nourrit du plus lourd cafard, celui qui envahit l'âme pour la perdre dans une laborieuse dépression. Les guitares au grain sinistre font trembler les murs de nonchalance, compagnes d'une batterie traîne-misère et abattue par sa propre cadence infernale de lenteur.
Mais le maître, celui qui décide de tout, reste le même, comme chez beaucoup d'autres. Un clavier qui alterne les ambiances. Tantôt mystique, tantôt liturgique, tantôt juste noir. Et une belle diversité qui ajoute beaucoup à l'intérêt de l'opus. "Falling Stars" accélère le rythme et balance entre funeral et doom/death vindicatif, "Bridges" se permet de titiller l'ambient à tendance guerroyante et touche même au mélancolique (un nouveau coucou discret aux Autrichiens de SUMMONING).

Ce disque éponyme est long, épuisant. Totalement inutile pour le tout-venant, absolument parfait pour l'amateur de tous les combos que je viens de citer. Et on recommence une dernière fois un tour de manège. Moins accessible que SHAPE OF DESPAIR, moins écrasant qu'ESOTERIC, moins climatique que SKEPTICISM, un soupçon moins décalé que UNHOLY (celui de "The Second Ring Of Power"), à peine moins brut que THERGOTHON, suffisamment original, juste bien, très bien, très très bien même. Et le temps nous dira si tout cela est capable de nous faire grimper encore un peu plus haut aux rideaux.

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Par POSSOPO




 
   POSSOPO

 
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- Kostas (voix, guitares, claviers)
- Kris (batterie)
- Lawrence (basse)
- Stijn (voix, guitares, basse)


1. L'anathème
2. Wijlen Wij
3. Offertorium
4. Falling Stars
5. Aware Of The Void
6. Bridges



             



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