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HARD FM / A.O.R   |  STUDIO

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BON JOVI - Lost Highway (2007)
Par CANARD WC le 2 Août 2007          Consultée 8182 fois

Récemment, un pote me disait : « En matière de Metal, faut plus rien attendre des vieilles badernes des années 80 ». Il a raison. La plupart des groupes des années 80 ont déjà tout dit (pour ne pas dire qu’il sont « cuits » depuis longtemps).

Bref, tout cela pour dire que dans la catégorie « vieille gloire du Hard Rock des années 80 », en ce qui me concerne, BON JOVI a eu un statut un peu à part. C’est mon premier groupe de Hard ! Vous vous rendez compte ? Putain. Vous n’avez pas idée de la charge émotionnelle qu’il y a derrière l'album « Keep the Faith ». Combien de fois ai-je frissonné en écoutant le solo de « Dry County » ? Mon premier frisson « Metal » ! Je repense à tout ce chemin parcouru depuis (LED ZEP, MAIDEN, METALLICA, SLAYER...). De tous ces groupes qui se sont succédés, BON JOVI fut le début de TOUT ! La première pierre de la montagne Hard Rock.

Au fur et à mesure que cette musique grandissait en moi, j’ai continué de garder un oeil bienveillant sur le groupe. Le « fil rouge » BON JOVI. Mes oreilles de plus en plus acérées furent obligées de constater la déchéance progressive du groupe à travers des albums de plus en plus chiants et racoleurs. Progressivement (et ce depuis 1992), BON JOVI est passé du statut de « Standard du Hard FM » à celui de « Putasserie Rock pour midinettes ».

Les albums récents du groupe nous ont confirmé la volonté du groupe de s’écarter à chaque fois un peu plus des sentiers du Hard Rock pour tendre vers une espèce de Rock US (presque pop) des plus commercial. Perdant à chaque méfait, un peu plus de son agressivité et de son identité.

Evidemment, ce revirement « artistique » n’est pas en soi critiquable. Un groupe a parfaitement le droit de s’écarter de son carcan. Mais force est de constater que cette re-direction (jalonnée de news « People » et d’épisodes dans Ally Mc Beal) nous a fait découvrir un groupe de plus en plus insipide. Ombre de lui même au pays des charts. Difficile de ne pas faire de lien de cause à effet. BON JOVI a tout fait pour que la maxime « c’était mieux avant » soit dans la bouche de tout fan ces 15 dernières années.

L’écoute de ce nouvel album ne fera que nous conforter dans cette idée : des titres fades, un Rock US formaté, des textes sans profondeur, du tube FM en plastique. Le nouveau BON JOVI rentre par une oreille et ressort de l’autre. C’est même pas franchement agréable. Un album de millionaires-fonctionnaires du Rock. Une pantomime pendant laquelle Jon miaule et Richie s’endort sur sa guitare.

Ce carnage est assez cohérent avec ce qu’on pouvait percevoir des albums précédents. BON JOVI aménage un peu plus sa reconversion et tente de séduire un plus large public. On est passé d’un dérivé de Hard FM à un Big Rock devenu une espèce de Pop/Rock US à tendance « country ». Tout cela nous rappelle combien le groupe est devenu transparent et inoffensif depuis une poignée d’albums.

Comme tous les albums « grosse franchise », il y aura toujours un paquet de fans pour continuer de s’emballer avec l’enthousiasme du premier illuminé venu. Il n’en reste pas moins que cette orientation « country » qu’a pris le groupe sur cet album est déplorable. Réellement. BON JOVI semble vouloir s’enfoncer un peu plus dans les clichés les plus médiocres – comme en témoignent les ballades merdiques au possible. Jon pousse la chansonnette entouré de musiciens sous Prozac. SAMBORA est inexistant : c’est à peine s’il prend le temps de nous balancer quelques solos administratifs pour faire bonne figure.

J’avais encore un paragraphe de fiel à déverser et j’ai trouvé plus (dé)constructif de disséquer une chanson. La victime n’est autre que le morceau éponyme : Lost Highway.

Commentaires « au fil de l’eau » notés sur mon bloc notes :

Voici donc le tube en pilotage automatique. C’est gentillet. On notera un savoir-faire bien rôdé : le rythme calibré à la micro seconde avec le refrain, Jon fait écho en poussant les « oh yeah yeah » de rigueur. Le tout envoie dans le mur : c’est à dire un break aussi imaginatif qu’une relance de FRANCE TELECOM. Reste les paroles... Voyons voir... Avec un peu de chance on aura le droit à une petite métaphore, une petite idée, même un bête trait d’humour.... Ca parle de prendre la route, ça parle de foncer droit devant soi, d’abandonner une vie médiocre... Un remake de « live to ride, ride to live » sponsorisé par les églises ricaines (et accessoirement dans la BO du film « Bandes de sauvages »). A vomir. Tout en bloc.

Le rêve américain vient de prendre un coup dans l’aile. Le Hard Rock aussi.


Note : 1/5

Morceau préféré : aucun
Morceaux détestés : tous

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1. Lost Highway
2. Summertime
3. (you Want To) Make A Memory
4. Whole Lot Of Leavin'
5. We Got It Going On (with Big & Rich)
6. Any Other Day
7. Seat Next To You
8. Everybody's Broken
9. Till We Ain't Strangers Anymore (feat. Leann Rimes
10. The Last Night
11. One Step Closer
12. I Love This Town



             



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