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METAL SYMPHONIQUE  |  STUDIO

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SKYLARK - The Last Gate : The Divine Gates Part Iii (2007)
Par BAST le 1er Août 2007          Consultée 4726 fois

Aux réjouissances organisées en l’honneur de ce nouvel album, un invité surprise inopportun s’est invité chez Eddy Antonini et sa formation de toujours. La rumeur d’un split. Sans explication franche. Parcourir le net suffit rapidement à lui donner consistance. Le claviériste italien aurait manifesté dans cette décision sa lassitude d’essuyer les quolibets suscités par le style et le son caractéristique de SKYLARK dans la communauté metal. Son agacement aussi à devoir sans cesse justifier la place de plus en plus persistante octroyée à sa chanteuse Kiara, au détriment de Fabio Dozzo, Eddy précisant à qui veut bien l’entendre le manque de motivation croissant de ce dernier, que des problèmes de voix de plus en plus durs à masquer auraient permis de déceler. Plus grave, il était aussi question des déboires avec Scarlet Records, le label qui aurait dû permettre aux Italiens de franchir un cap et d’asseoir une fois pour toute leur musique. Spolié de ses royalties, arnaqué par l’écoulement de bonus-tracks sans autorisation, SKYLARK était prêt à aller plaider sa cause devant les tribunaux, juste avant que le label pourtant réputé ne cède et ne se décide à l’indemniser. Le contrat rompu, SKYLARK est revenu naturellement vers le label de ses débuts, Underground Symphony, aux moyens nettement moins importants. Dur. D’autres auraient cessé toute activité pour moins que ça.

Pourtant, lorsque j’ai appris que les italiens comptaient donner une suite à la série des Portes Divines, je voyais là une volonté d’aller de l’avant et de corriger les erreurs du passé (le moyen « Wings » et l’insupportable « Fairytales ») plutôt que celle d’offrir un album testament. Quoi de mieux en effet que surfer sur la réputation d’un album fort (deux, en l’occurrence) pour se relancer ? GAMMA RAY et son « Land Of The Free 2 » qui succède, comme par hasard, à l’une des plus grosses déceptions de la carrière des allemands, ne pourront affirmer le contraire.

Coup de théâtre. A peine « The Last Gate » sorti en Europe, voila que la rumeur de split agonise dans l’œuf. La raison en semble simple. Le succès de cet album au Japon a dépassé les espoirs les plus fous. « The Last Gate » s’est en effet hissé à la 3ème place du classement pop rock, à peine derrière BON JOVI et DREAM THEATER, juste devant KAMELOT (très apprécié au Japon, aussi) et MARYLIN MANSON. Un succès inespéré quand bien même les deux précédents opus avaient aux aussi su séduire les fans Japonais, surtout « Fairytales » qui s’était mieux vendu là-bas que le dernier album de STRATOVARIUS, à titre de comparaison. Un album lancé du reste grâce au single en guise d’hommage, « Mt. Fuji ».

Fort de ce succès récent, SKYLARK aurait donc tout naturellement repris du poile de la bête ? En tout cas, au regard de la qualité retrouvée sur « The Last Gate », la décision a de quoi faire plaisir aux fans. Car SKYLARK troque ici la pop nauséeuse de « Fairytales » et la mièvrerie de « Wings » contre des velléités heavy retrouvées. Très bonne idée.

« The Last Gate » voit SKYLARK marquer deux évolutions importantes. La première concerne Fabio Diozzo qui a intégralement cédé sa place à Kiara, la chanteuse blonde qui, avant de prêter sa voix à SKYLARK, jouait les potiches comme égérie de Givenchy en Italie pour son parfum « Irresistible » (en France, on a eu droit aux poses sulfureuses de Liv Tyler). Personnellement, je ne peux que regretter Fabio Diozzo dont le chant collait parfaitement bien à l’esprit du groupe. Second changement, SKYLARK a fait appel à Tommy Hansen (HELLOWEEN...) pour mixer « The Last Gate ». De quoi permettre aux italiens de gravir un échelon. Oh, les sons de clavier typiques de SKYLARK sont toujours présents. Mais ils sonnent un peu plus professionnels. L’intro de cet album le démontre.

Sur ce troisième volet des « Divine Gates », ce n’est pas forcément le meilleur de SKYLARK auquel on a droit, certains titres échouant à pleinement séduire. Mais force est de reconnaître que les compositions d’Eddy Antonini tiennent bien la route. L’aéré « The Scream » et son refrain prenant ou sa mélancolie sous-jacente, l’aéré « Dying Inside », le speed « All Is Wrong » et ses passages fédérateurs ou encore « A Story Not To Tell » dispensé sous la forme d’un hymne font probablement partie des meilleurs titres. A côté, entre « Soul Of The Warrior » qui se serait avéré moins poussif s’il avait été expurgé de certains passages longuets, la ballade engluée dans la mièvrerie « Believe In Love » puis « Time », à l’esprit plutôt niais, témoignent que SKYLARK n’a pas gommé les erreurs qui ont valu à « Fairytales » le titre de plus mauvais album du groupe.

La production s’avère surprenante, probablement la meilleure de la part des italiens. L’arrivée de Tommy Hansen y étant évidemment pour beaucoup. Côté musiciens, si la rythmique trop peu variée énerve par moments, guitares et claviers se livrent à quelques duels joliment exécutés. Rien de bluffant, mais de bons moments tout de même.

SKYLARK ne fera jamais l’unanimité. On dit souvent cela des formations officiant dans une veine symphonique, de toute façon, mais on pourrait le dire plus encore pour SKYLARK que pour les autres. Car ces nappes de clavier, adjuvant omnipotent aux compositions, ont un aspect au premier abord rebutant. Après, peut-être est-ce le charme qui opère, elles font partie de l’identité des italiens et participent pleinement à capter ce son semblant venu d’un autre temps. Liées à des textes traitant généralement de fantasy, la mayonnaise parvient à prendre. Sous couvert d’orchestrations, ces sonorités factices ont encore le don de me surprendre par leur propension à dépeindre un univers. Quoi qu’il en soit, il s’agit là d’un passage obligé avant de pénétrer l’univers féérique des italiens.

SKYLARK ou le metal s’invite dans l’île aux enfants. On aime ou on n’aime pas, j’avoue qu’on a une facilité innée à comprendre ceux qui s’inscrivent dans la seconde catégorie. Ce n’est pas avec « The Last Gate » que les moqueries cesseront. Et je parie qu’on dira la même chose des albums suivants, puisqu’il semble qu’il y en aura. Pour les fans du groupe en tout cas, « The Last Gate » est du pain béni, car on retrouve un SKYLARK bien mieux inspiré et qui bénéficie en plus d’une production plus compétitive. A réserver uniquement aux amateurs de heavy italien, cela va sans dire.

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- Roberto Potenti (basse)
- Kiara (chant)
- Eddy Antonini (clavier)
- Fabrizio Romani (guitare)


1. Intro
2. The Scream
3. Soul Of The Warrior
4. Dying Inside
5. Hurricane
6. Believe In Love
7. All Is Wrong
8. Time
9. The Heaven Church
10. A Story Not To Tell
11. Mt. Fuji (version 2006)



             



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