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PESTE NOIRE - Folkfuck Folie (2007)
Par POSSOPO le 22 Juillet 2007          Consultée 9026 fois

Cette Sale Famine De Valfunde se serait-il planté ? Une rapide écoute de "Folkfuck Folie" nous ferait même envisager le pire. Sans passion, ce disque et bien triste aux oreilles. Et si quelques corbeaux nazis apprécieront un retour à une production plus grésillante, il convient de souligner dès le début de cette chronique le manque d'application ressenti après la première visite de l'ouvrage.

Le son fait mal, très mal et Famine, qui se plaignait d'une esthétique ratée sur le pourtant génial premier longue durée du groupe, doit aujourd'hui se satisfaire du rendu de sa voix, terriblement âcre et détestable, de guitares sadiques qui feront larmoyer les tympans les plus épais et d'un climat aussi nauséeux que condamnable d'un strict point de vue physique.

Ensuite, un profond changement sur ce deuxième effort officiel. PESTE NOIRE doit une partie de son succès à l'équilibre qu'il a toujours su garder entre sa fascination pour le pire et son besoin irrépressible de mélodie. Ses fameux soli entêtants que l'on retrouve sur nombre de morceaux de l'artiste ont su briser la résistance d'auditeurs désireux de se protéger devant l'imagerie odieuse, la misanthropie et l'appétit autodestructeur d'une entité qui jouit de baigner dans le dégueulasse. Des soli disparus, évaporés ! De nouvelles compositions nettement plus et trop courtes, comme si PESTE NOIRE était passé à des envies de rentre-dedans. Et immédiatement, le problème est posé. Contradictoire dans son inhumanité, l'orchestre se veut, et je ne fais là que citer Famine lui-même, sublime et putride, spirituel et immonde. En bref, comment transcender le plus laid, le plus bas pour le rendre prodigieusement magnifique. Pourquoi alors abandonner ce raffinement excessif et troublant qui seyait si bien à toute l'œuvre passée de la troupe ? "Folkfuck Folie" croise bien souvent le banal, un banal black décharné simplement malséant par provocation, on se sentirait presque atterri dans un mauvais épisode des Légions Noires. PESTE NOIRE ne réfléchit plus, a perdu son affect et sa volonté d'extirper le splendide de l'hideux, l'étincelant de l'opaque, le radieux du sinistre. PESTE NOIRE ne sert donc plus à rien, propos extrême allant bien avec le discours toujours hyperbolique de Famine. Tout ça va trop vite et sent au pire le bâclage, au mieux un vague désir d'être plus direct. Erreur critique pour un art qui prend tout son sens dans la longueur et la difficulté, une torture qui s'installe…qui ne s'installe pas dans le cas présent. Et quand idées il y a, conservons une touche de modération, leur développement insuffisant nous rend triste tant ces prodigieuses fulgurances semblent volatiles et ne laissent qu'un sentiment très prégnant de frustration. Etai de mon analyse et contre-exemple total, "Condamné A La Pondaison (Légende Funèbre)", le plus beau titre de cet opus, le plus abouti, le plus riche, le plus progressif, évidemment le plus long, 7 minutes d'un fabuleux masochisme.

Les écoutes se multiplient et le constat se modifie légèrement. Les prodigieuses fulgurances suscitées plantent lentement leur tente dans l'esprit de l'auditeur, le morceau d'introduction prend une allure spectaculaire, sinistre et belle, les passages grandioses s'empilent. Mais l'impression de fouillis ne disparaît pas pour autant. Un beau bazar pas tout à fait terminé, ce "Folkfuck Folie". Et la tentation de la facilité.

Il y aussi cet extrait radiophonique d'Antonin Artaud, symbole littéraire de ce que veut représenter Famine, fou génial au corps maladif, détruit par la société et la médecine psychiatrique de son époque, extatique misérable et héraut de l'absurde.
L'univers de PESTE NOIRE est clairement identifié, l'artiste mérite ce statut, reste à transformer le fabuleux essai du premier album. Le ballon vient ici de toucher le poteau…sortant, mais finalement de peu. La suite au prochain épisode.

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   (2 chroniques)



- La Sale Famine De Valfunde (guitares, basse, voix)
- Indria (basse)
- Winterhalter (batterie)


1. L'envol Du Grabataire (ode à Famine)
2. Chute Pour Une Culbute
3. La Fin Del Secle
4. D'un Vilain
5. Condamné à La Pondaison (légende Funèbre)
6. La Césarienne
7. Maleiçon
8. Amour Ne M'amoit Ne Je Li
9. Psaume Iv
10. Extrait Radiophonique D'antonin Artaud
11. Folkfuck Folie
12. Paysage Mauvais



             



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