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- Style : Adagio, Waverly Lies North, Circus Maximus, Dgm, Myrath, The Armada , Arachnes, Time Requiem, Majestic
- Membre : Michael Romeo , Allen - Lande, Waken Eyes, Seven Witches

SYMPHONY X - Paradise Lost (2007)
Par NAUSICA75 le 9 Juillet 2007          Consultée 16059 fois

Un album de Symphony X est depuis quelques années un petit évènement dans le milieu du métal progressif, voire métal tout court.
Depuis leurs débuts, en 1994, le groupe n'a cesse de progresser et évoluer. Finies les influences trop marquées d'Yngwie Malmsteen et de son métal néo-classique. Les musiciens apparaissent de plus en plus comme un vrai groupe et non plus comme le projet du guitariste Michael Romeo. Le chanteur, Russel Allen, a pris une plus grande dimension au sein de l'équipe et insuffle une énergie étonnante par un chant de plus en plus agressif, tout en restant très mélodique.
Cinq ans, oui cinq ans il aura fallu attendre pour avoir ce nouvel opus devant nous. Les problèmes de santé du bassiste, Michael Lepond, n'y sont surement pas étrangers. Quoiqu'il en soit, cet album constitué de 10 titres est une oeuvre majeure dans la carrière des Américains. Cinq ans après "The Odyssey", album injustement décrié par la critique, voici "Paradise Lost", l'album le plus compact, le plus difficile d'accès peut-être et le plus metal du groupe.

Au début, Symphony X, c'était un mélange étonnant entre Yngwie Malmsteen, Queen, et Yes. Bref un mélange entre métal progressif et musique néo-classique. Mais le temps a passé et le groupe s'est forgé une vraie identité, un vrai style reconnaissable entre mille. Leur musique s'est durcie depuis le précédent album et cette agressivité pas totalement maitrisée sur "The Odyssey" l'est parfaitement ici.
Le nouvel opus démarre avec une intro entièrement instrumentale du plus bel effet. Ce morceau symphonique est vraiment très beau et maitrisé. En plus, il ne sonne pas du tout "cheap" façon orgue bontempi comme sur la première partie de la dernière pièce d'Odyssey. Le groupe a durci sa musique et le prouve dès le deuxième titre de cette galette "Set the world on fire". Un titre bien rentre-dedans, avec une rythmique plutôt classique chez Symphony X, bien secondée par les claviers. Le refrain est des plus classiques, un exemple du genre, très mélodique. Par contre, je suis agréablement surpris par certains effets de guitare dont Romeo ne nous avait pas habitués par le passé. Bref, on est en terrain connu, le titre est classique, pas trop original, mais totalement maîtrisé. Le groupe enfonce le clou avec "Domination". Jamais les Américains n'ont été aussi heavy que sur ce titre. Très speed au début, avec son intro à la basse, suivi des riffs acérés de Romeo. Le chant de Allen n'a jamais été aussi agressif et lourd. Ca me fait penser à un titre de Twilight, mais bien sur en plus heavy et agressif. Certains effets ou rythmiques sont assez nouveaux de la part du groupe. Le groupe évolue, tant mieux !
Le titre suivant, "The serpent's kiss" en est l'illustration parfaite. Riff que ne pourrait renier les canadiens d'Annihilator, c'est un des titres les plus innovants de la part de SX sur cet album, tout comme "Eve of seduction", très très surprenant je trouve de la part de SX... Ce titre est aussi une réelle surprise niveau riffs, harmonies vocales (Romeo et son solo de fin sont géants).
La notion de groupe n'a jamais été aussi grande dans SX. Chaque instrument semble trouver sa place, sans faire d'ombre à l'autre.

Pour les nostalgiques des premiers opus du groupe, voici "Seven", le titre le plus néo-classique de Paradise Lost. Un putain de refrain, mémorisable et bien mélodique comme il faut. Les choeurs au milieu du morceau sont plutôt bien choisis, tout comme le solo de très bon goût. Un titre qui aurait grandement sa place dans un "divine wings of tragedy".
Pour les amoureux des ballades, le groupe a pensé à eux. "Sacrifice" est la ballade de l'opus. Finalement assez classique de la part du groupe. Rien de spécial à dire, si ce n'est qu'elle est très belle, pas gnan-gnan pour un sou. Allen chante avec beaucoup de conviction, avec ses tripes, tout en restant très mélodique. C'est sa grande force. A noter la fin entièrement à la guitare classique du plus bel effet.
Enfin le dernier titre de cette galette. Le titre le plus long aussi, "Revelation". Un début, qui ressemble à Aftermath d'Yngwie Malmsteen (sur son EP "I can't wait" de 1994). C'est le titre phare de cet album. Un joyau! Le refrain est à tomber (Oh no, oh no...). Quelques passages qui me font penser à l'album "V", l'utilisation des l'orchestrations est magistrale et faite avec très bon goût. Jolie fin avec une mélodie de "Divine wings of tragedy".

Conclusion de cette production des Américains : courez l'acheter !
Jamais le groupe n'a proposé un disque aussi solide. Fini ce néo-classique un peu "too much", le groupe est maintenant solidement ancré dans un métal progressif particulièrement heavy, tout en restant très mélodique. La qualité des compositions est largement au dessus de la moyenne des productions actuelles, et il faudra encore compter avec ce groupe dans l'avenir.
Note maxi pour cet opus : 5/5

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   (4 chroniques)



- Russell Allen (chant)
- Michael Romeo (guitares)
- Michael Pinnella (claviers)
- Michael Lepond (basse)
- Jason Rullo (batterie)


1. Oculus Ex Inferni
2. Set The World On Fire (the Lie Of Lies)
3. Domination
4. The Serpent's Kiss
5. Paradise Lost
6. Eve Of Seduction
7. The Walls Of Babylon
8. Seven
9. The Sacrifice
10. Revelation (divus Pennae Ex Tragoedia)



             



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