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METAL SYMPHONIQUE  |  STUDIO

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DIVINEFIRE - Into A New Dimension (2007)
Par BAST le 16 Juin 2007          Consultée 2777 fois
Mes très chers frères, mes très chères sœurs...
(pause du prédicateur avec regard circulaire)
Mes très chers fils, mes très chères filles...
(nouveau regard circulaire surmonté d’un intense froncement de sourcils
Mes très chères mères de mes filles, ma très chère mère de mon fils...
(courte pause troublée et agréable à la fois, vivement ce soir)
J’ai fait un rêve.
(pause méditative)
Et il ne vous regarde pas. Bref, si j’ai souhaité vous réunir en ce jour béni, oui oui, c’est que j’ai tenu à faire goûter à votre entendement limité la glorieuse parole. LA nouvelle parole.
(pause orgueilleuse puis attente impatiente que les vivats hystériques cessent)
Enfin, pas si nouvelle que ça. J’y reviendrai.

Vous le savez déjà, cela fait plusieurs années que le chantre suédois du white metal s’est révélé à moi. Depuis, j’entretiens avec lui un rapport intellectuel et spirituel privilégié. Chacun de ces dogmes me transporte de courtoise bienfaisance. Chacun de ses dires m’absout dans ma chair la plus impie. Celle que boursoufflent le corps en sauce et le sang d’appellation d’origine contrôlée dispensés en abondance par votre mansuétude.
(rappel des disponibilités du prédicateur pour déjeuner ou dîner chez ses paroissiens, tâtage nombriliste de ventre)

Grâce lui soit rendue, DIVINEFIRE est revenu vers moi, pas plus tard qu’il n’y a pas très longtemps. Oui, mes fidèles brebis innocentes. Et ce qu’il m’a transmis a fait s’hérisser sur ma peau sacrée des milers d’éminences gracieuses. Le commun des mortels - vous, mes innocents - appelez cela des frissons. Je me rabaisse donc à l’emploi de ce terme profane afin que vous sachiez pleinement saisir mon prêche.

« Une autre dimension », voila la promesse faite par DIVINEFIRE en ce jour de suprême ferveur. Une dimension dont j’ai envie de dire qu’elle « kick your ass », en m’autorisant à user de la langue des calvinistes repentis, choisie par DIVINIFIRE pour répandre sa spiritualité.
(rires grivois des messieurs, sourires rougeauds des dames)

DIVINEFIRE avait déjà su nous conduire vers la dévotion par ses œuvres glorieuses passées. « Into A New Dimension » est une troisième arche ouverte sur un monde de renouveau où la piété l’emportera sur la piètreté.
(carton rouge de maître Capello, âpres contestations sur l’existence du mot « piètreté », consultation dans le dictionnaire, mensonge du prédicateur qui affirme que le mot y est bien mentionné, que le débat est clos et que asseyez-vous ou je fais évacuer la salle, départ indigné de maître Capello)
Car cet auguste conglomérat d’influences - AOR, heavy, death ou black - s’avère toujours aussi percutant.

Laissez-moi vous le décrire, puisse le tout-puissant pardonner la médiocre teneur de mes mots.
Quelques secondes de communion avec cette troisième épitre nous dévoile que DIVINEFIRE privilégie toujours autant la liturgie. Oui, mes candides adorés : je parle de la production. Peut-être certains avaient-ils compris ?
(long sourire indulgent)
Je pense au puissant « Time´s Running Out » qui dévoile que le compte à rebours annoncé avec fracas par le prophète de pacotille EUROPE n’est pas encore échu et qu’il est toujours temps de changer tout ça, comme le fredonnait si justement Bernard Minet.
Je fais aussi référence à « Live or Die », titre bien pêchu où la guitare, lourde comme une messe de minuit, est à la fête.
Le mariage – hétérosexuel, s’il faut encore le rappeler - entre heavy et consonances extrêmes n’a pas concédé une once de terre sainte. DIVINEFIRE restitue à la lumière sublime les rythmiques chapardées par les païens de CHILDREN OF BODOM (« Time´s Running Out ») ou encore le chaut guttural diaboliquement détourné par ces satanées hordes de suppôts de Satan que ma bouche miséricordieuse se refuse à nommer (« Facing the Liar »).
(crachat jaunâtre soumis à la gravité et stoppé net par la pierre constituant le sol)
Les soli virent régulièrement au néo-classique, comme sur « Passion & Fire » et son explosion de musicalité salutaire ou encore « Into a New Dimension » et ce solo de Saint Stefanovic qui dépote grave sa vierge.
L’orchestre est toujours là, appuyant la rythmique ou proposant des ambiances saisissantes comme sur « Alive ». Des ambiances qui savent ici se faire sombres, nous aidant à mieux expier notre côté obscur. Et les orchestrations qui portent le refrain sont autant de miroitements cristallins sur un lac étale, tandis que le crépuscule régénérateur s’apprête à tomber sur le monde.
(diaporama de cartes postales naturalistes choisies par Luca Turilli diffusé sur un mur)
Les refrains n’ont rien perdu de leur accroche, grâce notamment à « Time´s Running Out » ou l’intense « Facing the Liar ».
Enfin, le chant de Saint Rivel (qui chante aussi la gloire de NARNIA) n’a jamais été aussi bon, intense, enivrant, comme sur « All for One » qui communique une saveur neuve à la devise des mousquetaires avec cette glorieuse montée en puissance.
DIVINEFIRE nous gratifie même d’un final original. Un instrumental. Je dois dire que le créateur touche là au Nirvana, pas celui qui sniffait des space cakes ou mangeait de la poudre, mais l’autre, le grand, l’indicible, l’ultime. Et pardon au bouddhistes pour cet emprunt. Ce titre instrumental basé sur des percussions n’a rien à voir avec le reste de l’album, mais il nous accompagne vers la rédemption, tel une savoureuse extrême-onction.
(léchage de babines)

Et pourtant, mes fidèles, malgré ma dévotion inébranlable, j’ai eu un doute. Oh non, il ne concerne pas DIVINEFIRE, sinon, j’aurais dit « branlable ». Non, non, non. C’est moi qui en suis la cible. Car de nouveauté, je n’en ai pas perçue et j’ai eu beau me flageller, rien n’y a fait. DIVINEFIRE a su me guider, mais aujourd’hui, je suis perdu. Quel chemin me propose-t-il d’emprunter ?
(longue plainte avec contemplation suppliante du plafond)
Et c’est alors qu’une interrogation a point dans mon esprit : et si c’était vous, mes très peu de choses, qui n’aviez pas bien saisi le propos sacralisé de DIVINEFIRE ? Et si avec sa nouvelle œuvre, DIVINEFIRE avait été obligé, une troisième fois, de répéter inlassablement sa parole, attendant que la grâce vous touche comme elle m’a touché pour enfin nous guider plus loin dans la piété ?
(regard lourd de sous-entendus)

Puissiez-vous la comprendre un jour, car j’aimerais tant distinguer le pieu cheminement vers la foi cosmique se dessiner davantage. Et je redoute non moins tant de me laisser gagner un jour par la lassitude....
(encouragements prodigués par la foule)

Bien, la messe est dite, amenez-vous : la quête sera organisée un peu partout dans le monde. Rappelez-vous du fils prodigue et sachez donc user de vos pécunes avec tout le discernement que j’attends de vous.




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   BAST

 
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- Jani Stefanovic (guitare)
- Christian Rivel (chant)
- Andreas Olsson (basse)


1. Vision Of The New Dawn
2. Passion & Fire
3. Time´s Running Out
4. Into A New Dimension
5. Facing The Liar
6. Live Or Die
7. Alive
8. All For One
9. The Final Victory
10. The Last Encore



             



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