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HARD ROCK COSMIQUE  |  STUDIO

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- Membre : Scorpions
- Style + Membre : Uli Jon Roth

ELECTRIC SUN - Earthquake (1979)
Par LATIMUS le 16 Juillet 2007          Consultée 4199 fois

Il avait dit qu’il le ferait, il l’a fait. Quoi donc ?! Quitter les SCORPIONS et voler de ses propres ailes. Qui donc ?! Uli Jon ROTH (ou tout simplement Ulrich ROTH). Quand donc ?! En 1978. Après d’ultimes concerts au Japon, immortalisés par le sublime live Tokyo Tapes, Uli et les Scorps ont suivi des chemins différents.

Les SCORPIONS ont connu un succès grandissant, nous gratifiant d’excellents albums de 1978 à 1984, avant une certaine baisse de régime par la suite (mais ceci est une autre histoire). Malgré tout, après le départ d’Uli, plus rien ne sera comme avant. Une certaine magie, une poésie, un feeling typique des Seventies seront à jamais absents de la musique des SCORPIONS.

Quant à Uli Jon ROTH, excellent guitariste prisonnier d’un carcan qu’il jugeait trop étroit chez les SCORPIONS, il va enfin pouvoir fonder le trio hendrixien de ses rêves, baptisé ELECTRIC SUN, où toutes les expérimentations seront permises, puisque de toute évidence, la recherche d’un hit-single ou le passage en radio ne feront pas vraiment partie des priorités (contrairement à ses anciens camarades vénimeux...).

Trio hendrixien, donc... En effet, Uli est un fan absolu de Jimi HENDRIX. Comme ce dernier, Uli affectionne la Fender Stratocaster, les multiples effets de guitare torturés et surtout la spiritualité qui fait corps à la musique, ce qui aboutit à des compositions qui nous emmènent tout droit dans une autre dimension, celle de l’infini cosmos. Ceci dit, selon moi, contrairement à Jimi (et ce n’est pas du tout une critique de ce dernier), Uli, malgré ses délires guitaristiques, sait rester ultra-mélodique en toute circonstance. Pour clore le chapitre HENDRIX, on notera simplement que Monika Dannemann, connue pour être la dernière petite amie de Jimi, fut aussi plus tard la girlfriend d’Uli. Artiste peintre à ses heures (décédée en 1996), c’est elle qui est l’auteur des dessins de nombreuses pochettes d’albums d’ELECTRIC SUN, dont Earthquake, dans un style très cosmique.

Sorti en 1979, Earthquake marque donc les premiers pas de l’après-SCORPIONS pour Uli Jon ROTH. Et là, il faut dire qu’il faut s’habituer au chant assez particulier d’Uli, même si après tout il utilisait déjà ses cordes vocales sur (par exemple) « Drifting Sun » ou « Polar Nights » chez son ancien groupe. Bref, si les talents de guitariste d’Uli sont rarement pris en défaut, son chant a souvent été très critiqué. Il faut bien avouer que, suivant les morceaux, sa voix, qui semble sortir avec irrégularité d’un épais brouillard, peut être proche de l’insupportable, mais aussi parfois coller finalement assez bien au style déjanté d’ELECTRIC SUN. Côté guitare, on est par contre très proche du fabuleux. Et ce ne sont pas Kirk HAMMETT, Marty FRIEDMAN (fans du bonhomme) ou Yngwie MALMSTEEN (qui lui doit beaucoup musicalement) qui nous diront le contraire. Il n’est pas usurpé d’affirmer que bon nombre de techniques utilisées par Uli dans les 70’s furent reprises dans les années 80’s par beaucoup de virtuoses du manche. On appelle cela un précurseur !

Après une entrée en matière où le concept du groupe nous est présenté à travers les paroles du premier morceau « Electric Sun », les trois titres suivants sont assez sobres, avec notamment un « Japanese Dream » qui ressemble à un... doux rêve. En fait, l’album démarre vraiment avec le très bon « Sundown », parsemé de solos magnifiques. Puis le court instrumental « Winterdays », simple et mélancolique, nous offre une petite pause, juste avant « Still So Many Lives Away », qui contient encore des parties de guitare de premier ordre.

Mais c’est en fait le 8e et dernier morceau, « Earthquake », qui justifie à lui-seul l’achat de l’album et qui lui donne droit à sa quatrième étoile sur ce site. Ce titre instrumental de plus de 10 minutes est en effet totalement incroyable. Au programme : une intro complètement torturée qui vous transporte « ailleurs », puis une succession de parties parfaitement enchaînées, avec un mélange idéal d’intensité dramatique et de mélodie, des arpèges qui, périodiquement, ralentissent un peu la cadence, le tout ponctué par les roulements hypnotiques du batteur Clive Edwards. Sans oublier une accélération finale sublimissime. Lorsque le gong retentit à la fin du morceau, on a vraiment l’impression d’avoir passé plus de 10 minutes dans une autre galaxie...

Bien que pas totalement exempt de défauts (le chant, un ou deux morceaux calmes où il ne se passe pas forcément grand chose), Earthquake est très recommandable pour tout amateur de guitare expérimentale à la fois torturée et mélodique.

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- Uli Jon Roth (guitare, chant)
- Ule Ritgen (basse)
- Clive Edwards (batterie)


1. Electric Sun
2. Lilac
3. Burning Wheels Turning
4. Japanese Dream
5. Sundown
6. Winterdays
7. Still So Many Lives Away
8. Earthquake



             



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