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METAL PROG  |  E.P

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- Membre : Fates Warning, Arch / Matheos

John ARCH - A Twist Of Fate (2003)
Par SPHERIAN le 14 Juillet 2007          Consultée 2871 fois

Putain 16 ans!!! Cela faisait un peu plus de 16 ans (et son depart/éviction de FATES WARNING) que John Arch n’avait pas chanté une note. Ce fabuleux chanteur avait toutefois eu le temps en quelques albums (notamment le culte « Awaken the guardian ») de marquer au fer blanc l’histoire du metal, se créant ainsi une aura qui dépassa largement les frontières de son accomplissement musical au fur et à mesure que les années passèrent. Le nom de John Arch devint ainsi un emblème mystique alors que les fans décryptaient inlassablement les paroles étranges des premiers opus de FATES WARNING. Le nom prit encore plus d’ampleur lorsqu’il fut associé à DREAM THEATER pour remplacer un Charlie Dominici en perte de vitesse. Le timbre si particulier de John aurait correspondu si parfaitement à la musique des New Yorkais….Il en fut autrement et John se laissa glisser dans l’ombre, laissant les générations successives tisser sa légende. Il vit son successeur Ray Adler donner une nouvelle dimension à FATES WARNING mais une seule et même question résonnait inlassablement lors des interviews de la bande à Matheos…qu’est-il arrivé à John Arch ? L’ombre souriait et attendait son heure…

Cette heure prit la forme d’OSI, le projet solo du guitariste de FATES WARNING (Jim Matheos) et du célébrissime batteur de DREAM THEATER (Mike Portnoy). Lors des séances d’enregistrement d’ « Office of Strategic Influence », une ombre se glissa dans le studio du New Hampshire et écouta sans dire mot les démos concoctées par Matheos, Portnoy et Moore. Un sourire aux lèvres, l’ombre sentit la légende se réveiller. John déposa une vieille démo sur la table du studio et laissa une note demandant simplement à Matheos d’écouter et de donner son avis.

On imagine facilement l’émotion ressentie par Jim Matheos à l’écoute des premières démos de « a twist of fate ». Celles-ci furent assez convaincantes pour qu’une véritable dream team se forme autour de John Arch qui n’en attendait certainement pas autant. Les vieilles rancoeurs furent oubliées et Portnoy, Joey Vera et Jim Matheos (FATES WARNING) furent engagés pour l’enregistrement. Les titres furent complètement retravaillés par Arch et Matheos reformant ainsi l’un des meilleurs duos de composition de l’histoire du metal. Enfin, John s’enferma pendant près de 2 ans pour remuscler ses cordes vocales et reformer la légende. « A twist of fate » était né.

16 ans et 2 titres ! C’est le premier constat que l’on se doit de faire. Ca peut paraître léger de prime abord mais un rapide coup d’œil à la track list nous rassure. 2 titres et… 28 minutes de musique !

Le 2ème constat s’impose après seulement quelques minutes dans le premier titre « Relentless » et efface la plus grande crainte qu’un fan d’« Awaken the guardian » pouvait avoir. La voix de John n’a pas changé d’un poil ! Ou plutôt si, elle est devenue plus puissante, plus précise, toujours aussi plaintive quand la musique le requiert. Impossible de deviner que John s’est arrêté de chanter ne serait-ce que pour aller pisser un bol, sa voix si caractéristiquement aigue résonne toujours avec aisance dans la stratosphère vocale et son feeling inimitable fait des merveilles, notamment sur le 2ème titre « Cheyenne ».

Musicalement, la maturité combinée à l’apport de Portnoy et Vera a fait glisser John vers une musique extrêmement progressive et variée. On reste bien sur dans le metal mais on lorgne aussi vers le rock progressif et la démarche de super groupe fait un peu penser à un autre side project de Portnoy : TRANSATLANTIC. La présence de violon et violoncelle renforce ce sentiment. Bien entendu, le spectre de FATES WARNING se fait constamment sentir, ce qui est bien normal alors que 3 des membres (passé et présent) jouent sur cet E.P.

Je n’ai jamais aimé les chroniques détaillant titre par titre le contenu d’un album. Pourtant j’ai décidé ici de me lancer dans l’exercice, l’E.P. ne contenant que 2 titres. Et puis après 16 ans...on lui doit bien ça !!!

-« Relentless » démarre sur une grille d’accords extrêmement sombre et ne tarde pas à donner la parole à John qui démontre aussitôt qu’il est de retour. Le contrôle de la voix est magistral et les textes toujours aussi profonds et subtils évoquant la part du génome dans les actions des individus ainsi que le lien entre les générations. La première accélération ne tarde pas, les claviers se font lourds et (surprise) électroniques. Portnoy s’en donne à cœur joie dans son style si caractéristique rempli de cymbales d’effets (ses fameux Max stacks..il en fout partout!). Matheos et Vera appliquent la recette FATES WARNING, ils restent en retrait pour aérer le tout et laisser John s’exprimer. Les accords sur base asymétrique sont donc bien plus présents que les soli supersoniques et on s’en réjouit! Le titre est construit autour de 3 thèmes principaux qui reviennent à tour de rôle donnant un sentiment dynamique assez classique dans le prog. Un très bon titre qui nous laisse imaginer ce qu’aurait pu devenir FATES WARNING.

-« Cheyenne » est sans conteste le joyau de cet E.P. John est d’origine Indienne lui-même et il avoue toujours avoir été fasciné par cette culture. L’intro essaye d’évoquer ceci musicalement et les parties de piano/voix sont absolument superbes. Les breaks sont nombreux et les tiroirs s’ouvrent successivement. L’intervention du violon ajoute un feeling monstre et ce petit coté west américain. L’utilisation de l’électronique fait encore un peu plus penser à OSI (cet E.P. fut enregistré juste après le premier album d'OSI). Pourtant, la star ici est encore John Arch et son travail sur les voix et textes. Le dirigisme de la religion en prend pour son grade !

Une bien longue chronique pour un E.P. si court me direz-vous. Tout simplement parce que le court intermède musical de John fut un événement majeur de la scène progressive et « A twist of fate » fut acclamé par toutes les critiques. Je me joins à elles un peu tard certes…mais mieux vaut tard que jamais !

Depuis 2003, la légende est redevenue une ombre souriante et apaisée. Rendez-vous en 2019 !

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- John Arch (chant)
- Joey Vera (basse)
- Jim Matheos (guitares)
- Mike Portnoy (batterie)
- Andy Happel (violons)


- A Twist Of Fate
1. Relentless
2. Cheyenne



             



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