Recherche avancée       Liste groupes



      
HEAVY METAL  |  STUDIO

Commentaires (3)
Lexique heavy metal
L' auteur
Acheter Cet Album
 

 

- Style : Powergod, Dragonheart, White Skull, Paragon
- Style + Membre : Grave Digger, Primal Fear

REBELLION - Miklagard : The History Of The Vikings, Volume 2 (2007)
Par BAST le 16 Avril 2007          Consultée 7290 fois

REBELLION a sorti l’un des chefs-d’œuvre heavy de l’année 2005. Avec le premier volume de cette inespérée trilogie sur les vikings, le groupe formé par l’ex-GRAVE DIGGER Uwe Lulis, a effacé d’un seul coup un début de carrière hésitant et poussif.

Si vous relisez la chronique de cet album, vous constaterez qu’une partie de ma conclusion a été dressée en ces termes : « J’attends la suite de la trilogie avec impatience, même si je sais qu’il sera éminemment difficile de proposer de nouveau un album de cette trempe. »

Je pourrais dire que j’avais raison... Je le pourrais, oui. Mais puisque, en l’occurrence, toute chose n’étant pas égale par ailleurs, je ne m’attarde pas plus avant sur ce pressentiment à qui une donnée importante du problème a échappé...

Car si REBELLION baisse d’un cran sur « Miklagard », ce n’est pas forcément parce que la barre a été placée trop haute sur « Sagas Of Iceland », mais plus vraisemblablement en raison du départ de son co-compositeur de guitariste, contraint de mettre en suspens sa carrière pour des raisons de santé, peu après la sortie du volume 1 de « The History Of the Vikings ».

Björn Eilen n’a donc pas participé au processus de composition de « Miklagard ». Et quoique l’on ait pu croire qu’Uwe Lulis constituait l’unique apport de matière grise au sein du drakkar allemand, on s’aperçoit que Björn a pris une part non négligeable dans le caractère exceptionnel de « Sagas Of Iceland ». Une part que l’on parvient d’ailleurs à mieux cerner en comparant les deux volumes de « The History Of The Vikings ».

Les riffs de « Miklagard » sont plus conventionnels, par exemple, perdant un peu de cette touche thrash pour retrouver des couleurs speed mélodique. Ca ne serait pas forcément un mal si REBELLION n’avait pas là perdu aussi un peu de son originalité. A côté de cela, je trouve les ambiances moins prenantes et l’aspect épique n’est plus aussi bien appuyé que sur « Sagas Of Iceland ».

Même si j’ai pleinement conscience qu’il est hasardeux d’attribuer ces différences au seul départ du second guitariste allemand, cette défection contrainte me laisse toutefois l’impression tenace que REBELLION a dès lors abandonné une petite parcelle de personnalité, comme si Uwe avait replongé dans ses premières amours, cédant ainsi à une certaine facilité. Après tout, difficile de se refaire lorsque l’on a fait partie de l’une des quelques formations à avoir fait vivre la scène heavy après qu’elle fut complètement passée de mode !

Pour autant, ce sentiment de régression ne touche pas l’ensemble de l’album. « The Uprising » constitue par exemple un titre en tout point génial.
Enfin, et c’est peut-être là l’essentiel, cette baisse d’inspiration indéniable ne signifie pas qu’Uwe s’est moqué de nous. « Miklagard » n’est pas le second chef-d’œuvre espéré ? Qu’à cela ne tienne, il s’avère toutefois de grande qualité.

Et le premier titre le démontre immédiatement. « Sweden » est le premier hymne de « Miklagard » avec ce refrain fédérateur, ce riff implacable et ces lignes de chant intenses.
A ses côtés, « On The Edge Of Life » titille GRAVE DIGGER sur son propre terrain, proposant des plans ultra-classiques mais terriblement convaincants, tandis que « Ulfberth », « God Of Thunder » ou encore « Our Backs To The Wind » montrent le REBELLION aventureux et inspiré de « Sagas Of Iceland ».
L’excellent Michael Seifert fait des merveilles sur « The Rus » et « Aifur », renforçant à mes yeux son statut de voix incontournable du metal, au même titre que Daniel Heiman ou Henning Basse (deux talents aujourd’hui honteusement sous-exploités).
REBELLION hausse davantage encore le ton avec le puissant « Taste Of Steel » sur lequel Simone Wenzel, remplaçante de Björn Eilen, s’en donne manifestement à cœur joie.
« Miklagard » constitue quant à lui le hit de l’album. Préalablement sorti sous forme de single, ce titre ne dément pas son statut tant il touche au but. Et le clip qui l’accompagne est vraiment très sympa. Pas ces scènes de combat kitsch au possible, mais bien les plans où l’on voit les musiciens jouer avec un bonheur communicatif.
« Miklagard » s’achève dans une certaine légèreté avec son second hymne, le superbe « The Uprising ». Un autre moyen de vous inciter à aller au bout de « Miklagard », car une bonne heure de heavy intense représente quand même un sacré morceau lorsqu’il s’agit de l’écouter d’une traite !

Beaucoup de titres forts, hauts en couleurs, quelques hymnes fédérateurs, des ambiances épiques appuyées, « Miklagard » rassemble tout cela à la fois. Et même si la recette s’est avérée plus réussie sur le premier volume de ce triptyque dédié aux vikings, REBELLION reste un incontournable de la scène heavy teutonne.

Le troisième et ultime volet de cette trilogie est attendu avec impatience, avec le secret espoir que Simone Wenzel - ou qui que ce soit d’autre, d’ailleurs - épaule Uwe Lulis lui qui, semble-t-il, a besoin d’un peu de sang neuf, histoire d’aller au-delà de ce qu’il sait composer.

Histoire d’accoucher d’un second chef-d’œuvre...

A lire aussi en HEAVY METAL par BAST :


GRAVE DIGGER
Knights Of The Cross (1998)
Heavy metal




ALESTORM
Captain Morgan's Revenge (2007)
Branle-bas de combat !

(+ 2 kros-express)

Marquez et partagez




 
   BAST

 
   ODIN

 
   (2 chroniques)



- Gerd Lücking (batterie)
- Tomi Göttlich (basse)
- Michael Seifert (chant)
- Simone Wenzel (guitare)
- Uwe Lulis (guitare)


1. Vi Seglar Mot Miklagard
2. Sweden
3. Free
4. On The Edge Of Life
5. Ulfberth
6. The Rus
7. Kiew
8. Aifur
9. Taste Of Steel
10. God Of Thunder
11. Our Backs To The Wind
12. Miklagard
13. The Uprising



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod