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METALCORE BRUTAL  |  STUDIO

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- Style : Silent Civilian

CHIMAIRA - Resurrection (2007)
Par ALANKAZAME le 7 Avril 2007          Consultée 4841 fois
Chimaira est, comme vous avez sûrement pu vous en rendre compte en lisant mes précédentes chroniques, un groupe qui me tient à coeur. Pourquoi ? Parce que ce groupe de metalcore fort peu conventionnel a toujours su trouver sa voie et se distinguer de la sous catégorie musicale à laquelle il appartient et ses détracteurs, qui lui reprochent je ne sais quel manque d’originalité ou de personnalité, sont bien souvent à côté de la plaque… Une chose est vraie aujourd’hui en tous cas : s’il faut retenir une sortie metalcore en ce début d’année 2007, c’est bien Resurrection… Le précédent album (éponyme) de Chimaira est un bon album, mais il lui manque la fougue, l’originalité et la variété de son prédécesseur, l’excellentissime Impossibility of Reason, qui est et restera pour moi l’un des meilleurs albums de metal brutal de ces 10 dernières années. Alors bien sûr, les soli interminables, les grands moments instrumentaux bien techniques et tous les trucs dans ce genre, c’est très bien, mais au bout d’une heure on finit par s’en lasser, et on découvre même, après un certain nombre d’écoutes, que certains titres sont plutôt chiants, voir même très chiants…. Mais n’ayez crainte : cette époque est révolue, Chimaira se ressaisit en cette année 2007 avec un Resurrection dopé au jus de fruit multi vitaminé !

A l’écoute de Resurrection, le titre, j’ai pris peur… Cette piste, dans la droite lignée de bons nombres de ses illustres prédécesseurs tels que Nothing Remains, ne semblait pas vraiment annoncer une rupture par rapport aux compos de l’album précédent. Fort heureusement, les deux titres suivants eurent vite fait de me rassurer : avec Pleasure In Pain et Worthless, on s’embarque pour près de sept minutes de folie, de rage enjouée délicieusement hardcore. Les samples sont de la partie, et la batterie survoltée du second album fait son grand retour, faisant de ces deux titres des héritiers directs des cultissimes Power Trip et Pure Hatred ! Le fan ne peut qu’être comblé, et même les amateurs de metal couillu les plus sceptiques risquent eux aussi d’être emportés par ce raz-de-marée coreux. Chimaira aime surprendre sur cet album, et c’est pourquoi l’excellent Six, titre plus ou moins épique de presque dix minutes, permet aux musiciens de prouver qu’ils n’ont rien perdu de leur talent de composition. Et ce n’est pas la peine d’appréhender un retour en arrière à l’écoute de ce quatrième titre, la suite revient à des choses on ne peut plus rythmées !

J’ai beau avoir écouté un sacré paquet d’albums de metalcore, il me semble qu’il ne m’a encore jamais été donné d’avoir affaire à une galette aussi variée que Resurrection… Outre des titres simplement rentre-dedans comme No Reason To Live, on tombe nez à nez avec un Killing the beast aux grosses nuances d’indus, un Empire qui lorgne du côté du gothique et un très percutant Kingdom Of Heartache sur lequel Hunter s’illustre par une impressionnante interprétation death-metalleuse… Il s’agit toujours d’une musique très sombre, mais pourtant l’album en lui-même apparaît comme étant particulièrement bariolé. Et le plus magnifique dans tout cela, c’est que Chimaira ne nous fait jamais de la soupe. La très grande maturité qu’à acquis le groupe au fil des années lui permet aujourd’hui de toucher à tout, toujours de manière satisfaisante, souvent avec brio. Alors que le chant était plutôt chiant sur Chimaira, tant il était similaire d’une piste à l’autre, il retrouve ici toute sa variété et toutes ses colories, Mark s’en est donné à cœur joie et cela se sent.

Côté musique, on va dire, pour faire simple, que les zikos ont opté pour une recette nettement plus simple qu’auparavant… Fini les soli interminables, les passages instrumentaux qui n’en finissent plus et les refrains super longs qui ne servent à rien : tout va à 200 à l’heure et tout le monde peut s’exprimer au même titre. Alors que les samples apparaissaient comme étant relativement discrètes sur l’éponyme, elles sont ici omniprésentes, et suppléent harmonieusement les guitares sans jamais accuser une dérive vers des horizons mélodeath qui auraient été fort malvenus. Chimaira reste un groupe fortement ancré dans le domaine du hardcore, et même si les petites touches de death restent bien présentes, la plupart des titres de cet album leur préfèrent de bonnes grosses louches d’indus pour accoucher de sonorités dignes de Fear Factory. Les amateurs de techniques feront la moue, les autres, ceux qui aiment la musique concrète et les compos bien ficelées, seront aux anges.

Sans doute meilleur que son prédécesseur, Resurrection, premier album de Chimaira sous le label Nuclear Blast, permet au groupe de s’imposer définitivement comme une référence incontournable du metalocre brutal, avec laquelle il faudra désormais compter. Ne boudez pas votre plaisir, cet album, sans révolutionner le genre, lui donne une bouffée de fraîcheur et peut se targuer d’une très forte personnalité, chose qui a tendance à se perdre parmi les jeunes formations qui se pointent en masse dans nos bacs depuis deux bonnes années…

NB : pour des raisons qui m'échappent totalement, les titres "Kingdom of heartache" et "Paralyzed" (respectivement pistes 12 et 13) sont présents sur la version promo mais absents sur la version commercialisée que j'ai ensuite pu me procurer à la Fnac. N'hésitez pas à vous procurer ces deux titres via internet, ils valent clairement le détour, et leur absence ampute d'une certaine façon l'album au niveau de sa conclusion.




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   ALANKAZAME

 
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- Rob Arnold (guitare)
- Matt Devries (guitare)
- Andy Herrick (batterie)
- Mark Hunter (chant)
- Jim Lamarca (basse)
- Chris Spicuzza (samples, chant)


1. Resurrection
2. Pleasure In Pain
3. Worthless
4. Six
5. No Reason To Live
6. Killing The Beast
7. The Flame
8. End It All
9. Black Heart
10. Needle
11. Empire
12. Kingdom Of Heartache (bonus)
13. Paralyzed (bonus)



             



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