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BALFLARE - Tempest (2006)
Par BAST le 16 Février 2007          Consultée 2620 fois

L’aventure musicale vécue par une formation fraîchement bâtie débute souvent par un enthousiasme dévastateur. Celui qui consiste à « refaire » la musique comme d’autres refont le monde, qui respirant les émanations d’essence confinées dans un garage qui au fond d’une cave écrasé de pénombre.

L’aventure se mue par la suite en revendications lorsqu’il s’agit de franchir le cap et proposer une, puis deux, puis parfois trois démos à différents labels. Souvent, lorsque l’on veut que son travail et sa passion percent au grand jour, on a droit à rien de mieux qu’une succession de galères et de désillusions.

Pour certains, c’est une signature chez un label ou un distributeur. Pour d’autres, la musique ne sera plus qu’un souvenir fortement emprunt de nostalgie refaisant surface quand une bande de potes à la vie bien rangée se réunira autour d’un repas arrosé puis dépoussièrera les instruments, exhibant alors leurs vieilles compos à leurs enfants étonnés de constater que les adultes ont aussi eu une jeunesse.

La persévérance est essentielle, ce ne sont ni STRATOVARIUS, ni VIRGIN STEELE, ni SYMPHONY X qui contrediront ce qui, au milieu des années 90, constituait une évidence, eux qui ont attendu plusieurs albums avant que le revival true metal ne les propulse, juste retour des choses, vers les sommets.

Ce revival a vite agacé, pourtant. Car de galères pour les jeunes formations, il n’en était désormais plus forcément question. SONATA ARCTICA ou RHAPSODY l’illustrent bien, eux qui se sont vu proposer un contrat à peine les fondations du groupe stabilisées. Ainsi, l’aventure des musiciens avait perdu cette saveur particulière qui consistait un jour à se battre contre le monde entier.

BALFLARE est un exemple encore plus frappant. Car ce sextette japonais a tout juste deux ans d’existence et déjà deux albums à son actif. Certes, il ne percera pas autant que ses ainés. On éprouve malgré tout la sensation que BALFLARE a brulé quelques étapes.

Lorsque la qualité est au rendez-vous, à quoi sert d’y trouver à redire, finalement ?
Mais si le travail manque de relief, de maturité, on se met à comprendre les nombreux amateurs du genre qui craignent depuis plusieurs années que le flux intarissable de nouvelles formations décrédibilisent irrémédiablement le heavy mélodique, si fragile puisque par essence underground au vu de ses passages dans la presse généraliste ou sur les ondes confinés à peau de chagrin.

BALFLARE n’a pas été signé par un gros label. BALFLARE reste encore un illustre inconnu, même parmi les fans du genre. Il ne souffrira donc pas de l’invective qui accompagna les premiers opus d’IRON FIRE ou de STEEL ATTACK, deux formations intéressantes mais à la publicité démesurée au regard de leurs réelles qualités.

Des qualités que l’on sent distillées de manière disparate sur « Tempest ». Si « Awakening » et « End This Misery », véritables titres de speed mélodique, séduisent rapidement par leur fraîcheur ou leur refrain fédérateur, « Out Break » puis « Burning Wild » manquent d’accroche en dépit d’une succession de plans qui ont maintes fois fait leurs preuves, peut-être justement parce que la sensation de déjà entendu tire vers une lassitude précoce.

De même, « End Of Time » a tout pour lui ou presque, mais peine à donner plus que quelques fois envie de se repasser « »Tempest ».

Les influences sont sommaires. HELLOWEEN sur le fond, ANGRA du côté du chant, assez moyen du reste (« Out Break »), RHAPSODY sur les quelques passages symphoniques (« Hollow The Dusk « ) ou encore STRATOVARIUS lorsque BALFLARE réussit honorablement l’exercice de le ballade (« Toward Fall »).

Le résultat est correct car bien exécuté et pensé. Avec une production un large cran au-dessus, BALFLARE aurait même pu faire jeu égal avec les seconds couteaux de la scène heavy européenne.
Au final, on éprouve quelques difficultés à situer « Tempest ». Impossible de le descendre car on s’est pris parfois à apprécier des formations à peine meilleures, impossible de réellement le conseiller car des groupes davantage convaincants ont vu et continuent de voir le jour.

Note : 2,5 / 5

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   BAST

 
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- Eijin Kawazoe (chant)
- Ayuko Hayano (clavier)
- Takashi Odaira (basse)
- Leo Yabumoto (guitare)
- Syuta Hashimoto (guitare)
- Isao Matsuzaki (batterie)


1. Awakening
2. End This Misery
3. Hollow The Dusk
4. Out Break
5. Toward Fall
6. Burning Wild
7. A False Charge
8. Storm Lord
9. Reaching For The Sky
10. Black Raven
11. End Of Time



             



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