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BLACK METAL  |  STUDIO

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KATHARSIS - Vvorldvvithoutend (2006)
Par NOCTURNALPRIEST le 22 Janvier 2007          Consultée 4930 fois

Je vous avais déjà prévenus lors de la chronique de leur premier album, le bien nommé « 666 » : la musique de Katharsis est l’incarnation du mal, du true black qui respire le charnier à plein nez !

Après leur terrifiant « Kruzifixxion » qui a fait exploser la cote de popularité de ce groupe dans le cercle des personnes concernées, ce fer de lance du label culte français NOEVDIA remet le couvert. On est prévenu par un artwork comme toujours très convaincant, mêlant satanisme, inscriptions et schémas occultes, d’une teinte rouge sang qui laisse présager le pire. En aucun cas à ce stade du processus, malgré l’énorme impatience qui ronge le patient excité par ce visuel réussi, on ne peut soupçonner le choc cervical qui va s’en suivre. Les frontières du malaise bruitiste seront à nouveau repoussées, ça va faire très, très mal !

Dès les premières notes, c’est l’explosion. Katharsis a pris une nouvelle dimension qu’on avait déjà pu palper sur le précédent opus. Le format des titres s’est allongé ainsi que la durée de l’album qui atteint ici les 52 minutes. La production reste fidèle aux habitudes mais semble encore plus brute, ce qui ne rend pas cette galette facile à appréhender tant l’intensité du chaos qui s’en échappe est énorme. Les instruments sont discernables sans aucun problème, mais le tout forme une masse compacte que je recommande de tester à haut volume. Les inconditionnels de Dimmu Borgir et autres œuvres hollywoodiennes (pardonnez cet écart) peuvent ranger leur cartable, la fête est finie !

La première écoute de cet album que j’ai attendu frénétiquement a donc été presque décevante, j’ai eu de la peine à me faire à l’idée que cette cuvée particulièrement nauséabonde pourrait surpasser son sulfureux prédécesseur. Arriverais-je un jour à trouver du plaisir dans ce tourbillon de haine ? Car c’est bien ça : un tourbillon qui nous entraîne bien loin dès les premières secondes avec deux premiers morceaux intensément brutaux et aux structures alambiquées. Le monstre qui nous fait face choque, car bien que le style n’ait rien de nouveau en apparence (ce qui à mon avis sera démenti après plus profonde analyse), on se retrouve face à une entité dont la musique se reconnaît entre mille, un son et une identité bien à elle qu’on retrouve dans chaque album mais à chaque fois poussés plus loin dans les tréfonds de la folie.

Après cet apéritif vient « VVythdance », danse de sorcières dont le rythme de batterie se répète à l’infini sur le même riff de guitare. L’atmosphère est lourde, les cris se font plaintifs, maladifs et un cran de folie supplémentaire est atteint lorsque ce magma de guitares et de damnés hurlant de manière inquiétante appuyés par ce jeu de batterie rituel se transforme en une nappe de bruit apocalyptique et grésillant. Il faut l’entendre pour le croire, mais un morceau de un riff sur 11 minutes peut évoluer et prendre aux tripes. La sensation de possession qui s’en émane inquiète mais fascine également.

S’ensuivent un long morceau de black metal plus classique mais toujours d’excellente facture, puis l’interlude bruitiste d’une minute « kosmik sacrifice » confirme que ça ne rigole pas, ces gars sont vraiment de grands malades en puissance…

Le morceau éponyme est la conclusion magistrale d’un album qui prouve qu’on peut encore faire du black metal culte aujourd’hui, qu’on peut faire de la musique sale et intelligente en même temps ! Pas de mots pour décrire ce titre qui est un condensé de tout ce qui fait la grandeur de Katharsis, agrémenté de riffs épiques et d’un sens de la mélodie qui surprennent. Un titre qui frappe haut et fort, qui laisse sur le cul. Ce morceau contient quelques arpèges de guitare acoustique, certes discrets mais judicieusement placés, puis une envolée atmosphérique éblouissante en guise de final. On atteint le sommet d’un genre sur cette dernière pièce qui démontre que le groupe a une excellente carte à jouer dans le domaine de la composition de longs titres, dont les riffs efficaces facilitent la compréhension de structures parfois sinueuses.

C’est seulement une fois digéré que cet opus que je classe déjà au rang de culte livrera tous ses secrets. Il faudra vous plonger dans les abysses de cette musique dont vous ne sortirez pas sans séquelles. Avertis que vous êtes, faites vos jeux !

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   (3 chroniques)



- Drakh (voix)
- Scorn (guitares)
- M.k. (batterie)


1. Eden Belovv
2. Kross Fyre
3. Vvytchdance
4. Ascent From Ghoulgotha
5. Kosmik Sacrifice
6. Vvorldvvithoutend



             



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