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BLACK METAL  |  STUDIO

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RAGNAROK - Blackdoor Miracle (2004)
Par POSSOPO le 15 Février 2007          Consultée 2500 fois

RAGNAROK ne sort pas de nulle part, le fait devient rarissime en black metal. RAGNAROK n’est autre que l’alter ego maléfique de TAAKE (en fait, pas du tout, un membre commun ne suffisant pas à rapprocher les deux entités, mais tant pis, c’est écrit, et je n’ai pas envie d’effacer). Le second parle de son pays, le premier ose revêtir un très lourd costume satanique. La pochette de son dernier album, qui paraît au premier abord d’une plate conformité, comporte un détail qui est peut-être bien plus que ça. Les armes à feu sont peu communes dans la symbolique black, pétrie d’influences médiévales et barbares. On ne les retrouve que sur de rares photos signifiant le penchant pour un terrorisme professionnalisé de quelques-uns des représentants du mouvement. Brûler des églises à la torche est un acte prêchant une certaine poésie sombre, son efficacité incertaine et limitée.

Comment s’attendre à autre chose qu’à un déversement de haine à l’intensité ne connaissant nulle décrue, servie par une production lourde et brutale, lorsqu’on extrait la galette argentée de son boîtier plastique ? Mais alors, quel intérêt ? Peut-être celui de découvrir un hybride bien construit du controversé MARDUK, souvent adoré, parfois décrié pour sa noirceur trop artificielle et d’un talentueux adepte sincère et honnête de la bête. Les chars allemands, c’était trop mais un vulgaire automatique pourquoi pas ?

Cela commence naturellement par un Tommy Tägtgren qui s’assied devant une colossale console. Cela va bourriner sévère, l’homme n’est pas plus connu que son illustre frère pour sa délicatesse. Et une touche suédoise vient ruiner les espoirs des partisans du tout Norvégien, plus confiants en le savoir-faire dépressif des voisins de l’ouest qu’en le muscle voyant de ceux de l’est. N’abandonnons pas tout de suite la partie ; après tout, la tête pensante du grand TAAKE prend part à l’aventure. Les musiciens s’installent dans la cabine d’enregistrement, le signal de départ est donné. Monsieur Rym ouvre le bal par quelques accords sinistres à la guitare tandis que maître Tägtgren vient de lancer un vulgaire sample horrifique. En terme metal, on appelle ça une intro. Le son de la gratte est épais, plus punitif que réellement sombre. Et si "Blackdoor Miracle" était en fait un ouvrage de death metal ? Confirmation après l’entrée en scène des grommellements lointains d’une bête improbable. Et paf, une simili explosion toute floridienne après une dernière montée approximative !

Ah bah non, ça blaste de partout mais c’est bien du black metal. Pas le plus finaud qui soit, j’en conviens, mais le riff et le chant balayent toute hésitation. Quant au son, cela balance entre les deux. Comment ça, comme MARDUK ? Maintenant qu’on sait à quoi s’attendre, que faire ? Continuer, espérer un peu de finesse, un soupçon d’accalmie et terminer avec un mal de crâne malheureusement bien mérité ? Ou cesser là cette torture intolérable ? Après tout, la chronique est déjà suffisamment longue pour être publiée. Et puis, il suffira de broder en faisant croire qu’on a tout bien écouté comme il faut. Oui, allez, on va faire comme ça.

Le disque se poursuit donc pendant cinquante longues, très longues minutes. Et comme accalmie, nous avons le droit, on aurait pu s’en douter, à une basse vulgaire et vindicative pas vraiment là pour nous laisser respirer. Donc ça blaste, ça blaste et ça blaste encore. Avec comme une pincée de variation, certainement présente pour nous faire comprendre que les quatre fanfarons à l’origine de cette machine de guerre ne sont pas que de vulgaires bellicistes du dimanche. D’ailleurs, la compétence de ces messieurs n’est pas en cause. Leur intention, si. Mais quelle connerie, franchement. Et puis, c’est justement lorsque le tempo ralentit que les choses s’améliorent. Oui, "Murder" n’est pas un mauvais morceau.

49:26, 49:27, 49:28, 49:29. Ouf, c’est fini !
J’ai déjà utilisé un adjectif quatre fois tout au long de cette chronique. Cherchez un peu, oui, non, ça va, vous avez, vous aussi, meilleur à faire. Je me dépêche donc de conclure, "Blackdoor Miracle" est vulgaire, voilà tout. A la limite, si on pouvait baiser la meuf de la pochette…enfin, son cul n’est que du vulgaire papier, à peine bon à se branler dessus. Quelle perte de temps, je vous jure.

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1. Preludium
2. Heir Of Darkness
3. Recreation Of The Angel
4. Rites Of Geburah
5. Blackdoor Miracle
6. Murder
7. Kneel
8. Bless Thee For Granting Me Pain
9. Journey From Life
10. It´s War



             



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