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 Myspace (200)

CALLISTO - Noir (2006)
Par VIVI le 11 Décembre 2006          Consultée 3191 fois

A peine remise des émotions de Somewhere Along The Highway de CULT OF LUNA, voilà que c'est au tour de la Finlande d'enfoncer un peu plus le clou en la présence de CALLISTO. Groupe qui m’étais alors inconnu, j’en pris connaissance suite aux nombreuses chroniques élogieuses faite sur Noir, leur dernier album. Forcément alléché par la comparaison avec COL et ISIS, mon esprit piqué au vif, me réclama avec vigueur « Vivi, il faut que tu découvres, fais quelque chose bon sang de bon soir ». Mais entre la théorie et la pratique, le fossé peut vite s’écarter, et alors que je pensais toucher au but, je me suis mise à faire le grand écart, le fossé s’étant brutalement écarté entre mon envie de découvrir et la réalité: CALLISTO n’est pas distribué en France.

« Vivi, ronge ton frein, va falloir patienter encore un peu ». Mais après quelques semaines de patience, je tombe nez à nez avec True Nature Unfolds, leur précédent album. Ni une, ni deux, il repartait dans ma besace (la même que Joey dans Friends^_^). Et une fois le son arrivé dans mes oreilles, ma curiosité était enfin récompensée. Me voilà donc repue, CALLISTO m’avait conquise, je ne m’en passais pas. Mais alors que j’étais à peine rassasiée par tant de plaisir auditif, Noir me nargua du haut de sa pochette…je vous le donne dans le mille : elle est noire et mystérieuse. Aussitôt vu, aussitôt dans mon caddie. Oui, ce n’était pas la besace cette fois, je faisais mon marché, j’avais opté pour le look « mamie en goguette ».

Une fois le mystérieux artefact dans mes cages à miel, je peux vous dire que le staïle « mamie en goguette » s’est envolé en deux coups de cuillères à pot. Je suis restée prostrée, les poils tout entier en stagnation verticale sur mon corps. J’avais déjà subi les affres de True Nature Unfolds, mais là, je venais de recevoir la mandale de l’année en terme de postcore, voire la mandale de l’année tout court. Pourtant, de noir, il n’est pas question ici. CALLISTO navigue entre les eaux planantes d’un Panopticon d’ISIS, allié à la force d’un CULT OF LUNA. Le chant quant à lui, bien que typé hardcore, est plus gras que la moyenne du genre. Ces interventions sont toujours judicieuses et soulignent avec intelligence les moments de douleur et de rage.

Décuplant le lyrisme, CALLISTO n’hésite pas à allier la rugosité et la lourdeur des guitares, à des arrangements plus aériens, remplis de finesse. On flirte de loin avec le post rock, mais on embrasse les émotions à pleine bouche. Le contenu, atmosphérique n’hésite pas à toucher à toutes sortes de sonorités et d’influences, tel un pont jazzy sur « Wormwood », ou de douces secousses synthétiques sur le crève-cœur « The Fugitive », qui mange à pleines dents dans la gamelle ISIS. Les structures, assez simples, mettent en avant une sensibilité à fleur de peau, qui ne cesse de croître tout au long des huit titres. « Pathos » qui démarre sur des sonorités aux couleurs naïves, termine sur une explosion surprenante, dont les tons plus mélancoliques contraste avec l’introduction. « Folksave », dans une même lignée, lance des guitares foisonnantes, presque mystiques sans perdre de temps, avant de se retirer de la marche, pour laisser toute latitude à l’ingéniosité de CALLISTO s’exprimer sur des arrangements astucieux et surprenants.

CALLISTO, bien qu’il ne repousse pas les limites de l’originalité dans le genre, offre une facette différente des leaders actuels. Plus fin, plus frais, rempli de trouvailles et d’influences variées tel le post rock ou le doom, CALLISTO vient de balancer une petite perle de postcore aussi inattendue que bienvenue. L’ambiance mélancolique est imbibée d’une douceur et d’une brillance sans égale. Alors que je m’apprêtais déjà à décerner le titre de meilleur album de l’année dans le genre à CULT OF LUNA, voilà qu'ils viennent de se faire souffler la place par cet outsider qu’est CALLISTO. A mon avis, ils ne risquent pas de l’être pour très longtemps…

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- Ariel Björklund (batterie)
- Johannes Nygård (guitare)
- Juho Niemelä (basse, chant)
- Markus Myllykangas (chant, guitare)
- Arto Karvonen (clavier, samples)


1. Wormwood
2. Latterday Saints
3. The Fugitive
4. Backwoods
5. A Close Encounter
6. Pathos
7. Folkslave
8. Woven Hands



             



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