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CONEY HATCH - Coney Hatch (1982)
Par THE MARGINAL le 26 Janvier 2007          Consultée 1565 fois
Le nom de Coney Hatch doit évoquer bien des souvenirs pour les nostalgiques de la première moitié des 80's et pour ceux qui se passionnent pour le hard rock canadien. En effet, ce quartette avait su attirer l'attention sur lui grâce à des titres efficaces et assez recherchés. L'histoire raconte que ce groupe canadien a trouvé son nom lors d'un séjour en Angleterre, en s'inspirant du nom d'un établissement pour malades mentaux. Après avoir écumé les clubs de son pays en reprenant des titres de AC/DC, Aerosmith, Cheap Trick et les Rolling Stones, Coney Hatch a fini par signer chez Anthem Records.

C'est en 1982 que Coney Hatch, avec l'appui de Kim Mitchell à la production, sort son premier album éponyme. Celui-ci est à la croisée des chemins entre le hard rock mélodique et les influences N.W.O.B.H.M. et voit 2 de ses membres(Carl Dixon et Andy Curran) se partager le chant en fonction des titres.

Musicalement, ce quartette canadien a de la suite dans les idées. Le mid-tempo accrocheur "Devil's deck", par exemple, reflète bien cet hybride entre le hard mélodique et le heavy britannique. De surcroît, il est bien mis en valeur par la voix chaude et Carl Dixon, que certains ont comparé à Lou Gramm. Dans le même esprit, "You ain't got me" est un titre plutôt chouette. Le bluesy "No sleep tonight", entêtant comme ce n'est pas permis, a un certain potentiel pour cartonner sur scène, pour être un classique en puissance. Plus vigoureux, plus musclé, "We got the night" vient en renfort pour secouer le cocotier. Et Coney Hatch prouve que certains titres de hard rock peuvent être tubesques, tout en restant de qualité à travers des titres comme "Hey operator", sur lequel on entend quelques furtives notes de piano, et "Victim of rock", de haute volée avec des guitares virevoltantes.

Le bassiste Andy Curran fait également admirer ses talents de vocalistes. On découvre alors qu'il a une voix plus mordante, un poil plus agressive que son collègue, mais que ça le fait quand même. Que ce soit sur l'excellent mid-tempo "Stand up", original dans sa structure et très arrangé(choeurs étranges, orgue Hammond, section basse/batterie très en avant), l'accrocheur "Love poison"(quoique répétitif à la fin) ou des titres plus heavy, plus crus comme "I'll do the talkin" et "Monkey bars" avec ses riffs ensorcelleurs.

Gràce à sa réédition chez Rock Candy, cet album est désormais plus facile à trouver pour ceux qui ne connaissent pas ce groupe. On peut également découvrir 3 bonus-tracks tels que "Dreamland", aux consonances 70's, "Where I draw the line"(déjà présent sur la compilation ""), plus la démo "Sin after sin", axée sur la rapidité.

Ce premier album de Coney Hatch fait partie des plus intéressants de la première moitié des 80's. Ceux qui aiment Y&T, voire Helix risquent d'apprécier ce groupe. Sur ce disque, les lignes de basse sont très présentes, les 2 chanteurs ont accompli un excellent travail et ce "partage des tâches" s'avère être un plus pour cet opus. D'ailleurs, Steve Harris s'était, à l'époque, montré très élogieux vis-à-vis de ce combo canadien. Ce premier album a été certifié disque d'or au Canada et Coney Hatch, dans la foulée, a tourné à travers l'Amérique du Nord en première partie de Judas Priest.

Note: 4,5/5




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   THE MARGINAL

 
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- Carl Dixon (chant, guitare)
- Steve Shelski (guitare)
- Andy Curran (chant, basse)
- Dave Ketchum (batterie)


1. Devil's Deck
2. You Ain't Got Me
3. Stand Up
4. No Sleep Tonight
5. Love Poison
6. We Got The Night
7. Hey Operator
8. I'll Do The Talkin
9. Victim Of Rock
10. Monkey Bars
11. Dreamland [bonus Track]
12. Where I Draw The Line [bonus Track]
13. Sin After Sin (démo) [bonus Track]



             



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