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ANAAL NATHRAKH - The Codex Necro (2001)
Par POSSOPO le 22 Décembre 2006          Consultée 5530 fois

Aujourd’hui, c’est cassage. Je préfère prévenir tout de suite afin que les douillets évitent de lire la suite. C’est vrai que cela peut paraître assez con, parfois injuste, de s’attaquer délibérément à une œuvre que l’on déteste sans vraiment la connaître. Ben oui, je n’ai découvert ANAAL NATHRAKH que très récemment. Celui-ci figurait parmi la longue liste de groupes de black metal que je n’avais pas encore découverts. Alors, après zyeutage rapide de la fiche de l’orchestre sur l’Encyclopedia Metallum, j’ai décidé de me procurer le premier album. Il est dit, dans cette fiche, que le groupe aurait changé d’orientation musicale avec la sortie de leur deuxième opus pour passer du raw black à un mélange brutal death/black. Comme je ne raffole pas du bruit pour rien, j’ai soigneusement évité de poser une oreille sur "Domine Non es Dignus" et "Eschaton" (ah bah tiens, il est pas sorti, celui-là, moi qui chronique peu de nouveautés, je viens de me trouver une cible de choix). J’avais pourtant espoir de découvrir un p’tit truc sympa avec "The Codex Necro", je ne sais d’ailleurs pas vraiment pourquoi. Peut-être ce nom de groupe ridicule mais qui me rappelle les litanies de MORBID ANGEL, peut-être le fait que le duo fasse partie de la vague récente et formidablement floue du post black metal (avec ARCTURUS, BLUT AUS NORD, ULVER et j’en passe, ce n’est pas moi qui le dis, c’est Wikipedia). Et puis, pas complètement stupide, je me suis aussi dit que le risque était grand de tomber sur un gros caca pourri. Et dans ce cas, à défaut d’écouter le disque en boucle, je pourrais m’amuser à lui défoncer sa mère sur une chronique. Le nom des musiciens, Irrumator et V.I.T.R.I.O.L. m’avait un peu aiguillé. Autant j’accepte le grotesque quand il suit une ligne classique (Ihsahn, Fenriz, tout ça, ça fait dark, ça fait forêt, ça fait Satan, donc ça passe…et puis, on est habitué). Mais alors là, on se retrouve avec un nouveau genre de crétinox qui mêlent le cyber avec le portnawak. Et en parlant de portnawak, tout ça me rappelle le putricide KOVENANT avec son Nagash qui se rebaptise Lex Icon, un Blackheart qui devient Psy Coma, un certain Angel…ne cherchez pas, il n’y a rien à comprendre. Rassurez-vous, "The Codex Necro" est très éloigné de S.E.T.I., immondissime excrément de lazéroïdo plastico cyber pop black metal. Et puis, il faut que j’arrête de parler de KOVENANT parce que rien ne pourra jamais dépasser celui qui aurait sa place dans le top 10 de Nanarland (putain, les accoutrements, les mecs, vous avez peur de rien, c’est bien).

Mais alors, "The Codex Necro", c’est quoi ? Bah, j’ai dit précédemment que je n’aimais pas le bruit pour rien et que je m’attachais donc à écouter cet album avec un vague espoir de quelque chose au bout de l’écoute. Le verdict tombe vite. "The Codex Necro", c’est…du bruit pour rien. Et beaucoup de bruit, et pas beaucoup de musique, ou disons de compositions. Ça pète, ça détruit, ça blaste dans tous les sens et il n’y a rien d’écrit dans cet immense foutoir. Déjà que je trouve MARDUK bourrin et assez nul, imaginez qu’il ait copulé avec un PANTERA dopé à la cocaïne pour enfants morts et que le gamin soit resté dans l’utérus à madame MARDUK et soit très très fâché (pourquoi? j’en sais fouchtre rien). J’étaye un peu le propos: tout ça sent très vaguement l’industriel de bazar (la distorsion des guitares, quelques effets cyber…) et ça ne s’arrête jamais. Ah oui, et puis, la voix, c’est du mauvais black qui hurle. Voilà une chronique qu’elle est belle, bien écrite et intéressante pour un disque qui mérite au moins ça.

Alors allez, comme il faut savoir raison garder, que jeunesse passe et que tant va la cruche à l’eau, je me vois contraint d’adoucir un peu mon propos. Autant, de nombreuses galettes méritent à peine qu’on les piétine, autant celle-ci porte tout de même un discours. Qui, évidemment, me désole mais qui comporte forcément son lot d’admirateurs. ANAAL NATHRAKH s’est fait sa petite niche dans l’extrême de l’extrême et nous sort du brutal black moins bas du front qu’il n’y paraît. Quelques breaks judicieux m’empêchent de me lâcher totalement, le climat apocalyptique et sévèrement acouphénique m’interdit d’évacuer de trop grossières insultes. Certains riffs groovent même d’étrange façon. En fait, il est fort possible que je n’aie simplement pas tout saisi de la substantifique moelle de cet opus et je suis bien obligé de laisser la voie libre à ceux qui oseraient tenter l’aventure. Mon avis ne vaut donc pas plus que ce qu’il vaut et si je trouve "The Codex Necro" proprement insupportable, je me doute bien qu’il pourrait intéresser quelques fornicateurs de platanes gras du bide que je comprendrais presque. La preuve, je n’ai même pas été vraiment méchant.

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- Irrumator (tout sauf chant)
- V.i.t.r.i.o.l. (voix)


1. The Supreme Necrotic Audnance
2. When Humanity Is Cancer
3. Submission Is For The Weak
4. Pandemonic Hyperblast
5. Paradigm Shift - Annihilation
6. The Technogoat
7. Incipid Flock
8. Human, All Too Fucking Human
9. The Codex Necro



             



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