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METALLICA - Ride The Lightning (1984)
Par POWERSYLV le 7 Février 2006          Consultée 31056 fois

En l’espace d’un album (Kill’em All), METALLICA devient la coqueluche de tous les headbangers américains. Même sur le Vieux Continent et alors que l’impact de la N.W.O.B.H.M. (New Wave Of British Heavy Metal) s’estompe, le nom de la bande à Lars Ulrich commence à se faire connaître. Les tournées continuent dans le pays de l’Oncle Sam et la scène de San Francisco où est basé le groupe offre alors un fort contraste avec celle de Los Angeles où les glammers font fureur, emmenés par les MOTLEY CRUE, RATT et compagnie. D’un côté, ce sont les strass, paillettes et fond de teint. De l’autre, la Bay Area avec ses cuirs, clous, ses t-shirts noirs et sa violence rythmique propose un thrash metal perçu comme plus authentique par bon nombre de heavy metal maniacs en manque de sensation. Les noms de SLAYER et EXODUS commencent à se faire connaître. De leur côté, sur la côté Est, c’est ANTHRAX qui est la sensation du moment. Lancé tout comme METALLICA par le label Megaforce, il s’en est fallu de peu (quelques mois !) pour que la bande à Scott Ian et Charlie Benante ne décroche le trophée de la paternité du thrash grâce à leur premier opus, le redoutable Fistful Of Metal.

METALLICA entame une tournée sur la côté est avec ces mêmes ANTHRAX, et les deux groupes, loin de penser à toute concurrence deviennent d’ailleurs amis. Une autre tournée fera rage également : l’affiche « Kill’em One For All » permettra à Lars Ulrich de côtoyer ses idoles de RAVEN. Une tournée en première partie de VENOM sera également organisée. Un VENOM qui est en phase descendante, et METALLICA ne se privera pas pour leur voler allègrement la vedette. Il s’agit des premières venues en Europe des américains. Ah l’Europe, le Vieux Continent. Lars Ulrich n’est pas peu fier de revenir en conquérant dans ses terres natales. Il décide pour fêter ça de contacter un producteur danois, Flemming Rassmusen afin de s’occuper du travail sur l’album que le groupe doit sortir imminemment. Car autant battre le fer tant qu’il est chaud et ne pas laisser retomber la pression.

Le son est en effet beaucoup plus clinquant et profond sur ce deuxième album intitulé Ride The Lightning. L’album à la chaise électrique sur fond bleu (ou fond vert sur de très rares pressages) marque un deuxième jalon dans la carrière de METALLICA, et non des moindres. Une évolution se fait sentir sur ce disque, et certains fans de la première heure iront même crier au scandale (comme quoi, déjà à l’époque) lorsqu’ils entendront pour la première fois des parties plus douce dans la musique de leur groupe fétiche (l’immense et émotionnel « Fade To Black »). Car Ride The Lightning, tout en distillant de purs moments de rage comme sur son aîné Kill’em All est plus réfléchi, plus pensé, plus varié. Malgré tout, cela reste du METALLICA et le groupe peut encore aisément être rangé dans la catégorie thrash metal. Ecoutez donc « Fight Fire With Fire » pour vous en convaincre ! Et ne vous laissez pas berner par la petite musique du genre berceuse qui commence le titre (et le disque) : METALLICA évolue mais ne s’est pas calmé. « Fight Fire With Fire » est un concentré de furie thrash, avec un son surpuissant, moins clinique que celui du premier album. On retrouve la marque de fabrique du groupe, notamment au moment du solo : la guitare de Kirk chante alors que derrière les riffs de James sont acérés et tranchent comme un rasoir dans la peau. Terrifiant. L’orage gronde pour annoncer le morceau titre, « Ride The Lightning » : une ambiance de terreur règne sur ce titre, où les paroles menaçantes de James Hetfield font mouche et où la rythmique Ulrich/Burton mène la danse jusqu’à l’électrocution finale. Mais déjà le glas du condamné sonne pour annoncer la sentence : « For Whom The Bell Tolls » est un titre caractéristique des mid-tempo de METALLICA, un classique du disque et du répertoire des californiens. La mort est ici bien palpable. Arrive ensuite « Fade To Black » qui démarre en douceur telle une ballade sur de jolies parties de guitare de Kirk. Ce début très mélancolique prolongé par le couplet est rompu par des guitares ravageuses qui sonnent l’assaut avant de revenir sur un couplet plus calme. La fin est ensuite cataclysmique. On aura remarqué le capacité de James à chanter de façon plus mélodieuse qu’à l’accoutumée, ce qui laisse entrevoir de bonnes possibilités pour ce musicien timide (qui l’eut cru ?) qui ne voulait pas, il y a plusieurs mois encore se prêter au chant.

La deuxième partie du disque voit débouler en 2 temps 3 mouvements une batterie folle pour le titre « Trapped Under Ice » qui est loin d’être un classique de METALLICA mais qui est une speederie absolument ahurissante encore une fois. Contrairement à « Escape » où l’introduction faiblarde tombe comme un cheveu dans la soupe et qui semble un peu bateau par rapport à tous les monstres de cet album. Par contre, nous avons ensuite un grand classique de METALLICA et du heavy/thrash metal, il s’agit de « Creeping Death ». Ce titre ayant été l’objet d’un maxi se base sur un refrain imparable et un riff à couper au couteau. Nous sommes déjà loin sur ce disque des délires d’un combo de metal en tournée d’un « Whiplash » puisque le thème de « Creeping Death » tourne autour du récit biblique des 7 plaies d’Egypte. Le groupe montre sur cet album d’ailleurs une plus grande maturité d’écriture, les thèmes tournant autour de la mort, de la condamnation, de la peine capitale ou d’autres sujets de société plutôt sombres. Preuve que le thrash n’est pas seulement voué aux histoires des pignoles, de rock’n roll et de filles faciles … ou au satanisme de bazar. Le final de l’album est un instrumental extraordinaire appelé « The Call Of Ktulu » et qui fait allusion à la mythologie des Grands Anciens et à l’œuvre de H.P. Lovecraft, écrivain fantastique. Une superbe pièce tourbillonnante qui donne des frissons, même si je lui préfère largement « Orion » sur l’album suivant.

Ride The Lightning marque un net progrès par rapport à Kill’em All. Le tandem Hetfield/Ulrich fait preuve d’une plus grande maturité dans la musique et les thèmes abordés. En 1 an les progrès sont assez fantastiques à ce niveau. On peut aussi sentir l’influence de Cliff Burton apparemment le musicien le plus éclectique des 4. Ride The Lightning est l’album qui va marquer une reconnaissance plus internationale pour le combo californien. Il s’agit là aussi d’un indispensable du groupe et du thrash metal. Ce disque déjà extraordinaire montre la voie du génialissime Master Of Puppets 2 ans plus tard qui reste pour beaucoup (dont votre serviteur) le chef d’œuvre de ces maîtres du metal.

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   (12 chroniques)



- James Hetfield (chant,guitare)
- Lars Ulrich (batterie)
- Cliff Burton (basse)
- Kirk Hammett (guitare)


1. Fight Fire With Fire
2. Ride The Lightning
3. For Whom The Bell Tolls
4. Fade To Black
5. Trapped Under Ice
6. Escape
7. Creeping Death
8. The Call Of Ktulu



             



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