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RAPTURE - Futile (1999)
Par MOX le 19 Octobre 2006          Consultée 1877 fois

Je me remémore parfaitement bien ma première écoute du Brave Murder Day de KATATONIA. Deux phénomènes se manifestaient alors : ce que je considérais comme une vision totalement nouvelle de la musique et son intérêt immédiat qui démolissaient les fragiles constructions que je bâtissais dans le but de venir à bout de musiques plus complexes. Non ici, la compréhension était instantanée et l’amour tout autant. D’un genre à part et nouveau, il constitua l’étalon or avant d’être érigé sous forme de mythe tant, à l’époque, je ne savais de qui ou de quoi le rapprocher. Puis, quoiqu’il ne s’agisse jamais d’une quête primordiale, j’accordais automatiquement de l’intérêt aux formations dont on évoquait les ressemblances avec KATATONIA. Je confortais aussitôt leur jugement en reconnaissant la patte du groupe suédois dans OCTOBER TIDE ou FORGOTTEN TOMB. Puis RAPTURE apparut.

Futile, leur premier album, pourrait se résumer grossièrement ainsi : le Brave Murder Day à la finlandaise (ce qui laisse un mystère terriblement épais sur leur nationalité). « A la finlandaise » sous-entend en réalité une production typique : batterie grave et lourde, voix gutturale très puissante mais très « propre », guitares au son très clair et débarrassées d’une bonne couche de saturation et basse imposante. De ce simple fait, RAPTURE offre la version de BMD (Brave Murder Day, encore lui ... et je n’ai pas fini d’en parler) la plus agréable à l’écoute. Mais peut-être aussi la plus simple.

Avant de m’aventurer davantage, il convient de rappeler la structure musicale de BMD : rythmes mid-tempo lorgnant vers le doom, riffs faciles et excessivement linéaires, aucune technique, aucune progression ni montée en puissance. Brut dans la simplicité, et les mélodies jouent à celle qui crèvera le coeur en premier.
On peut, sans réel risque, transposer telle définition à l’exemple Futile. Une fois ceci admis, il faut reconnaître que RAPTURE y apporte quelques corollaires, lesquels ne sont pas systématiquement le son « finlandais ».
Premièrement, le tempo, quoique incroyablement simple (comme le « souhaite » le genre), n’est pas négligemment appliqué derrière les rythmiques. RAPTURE emprunte en vérité quelques propriétés accrocheuses aux batteries légèrement plus enjouées, au point que Futile s’imprègne d’une atmosphère rock pas repoussante du tout.

Deuxièmement, les morceaux n’ont pas l’immobilisme de ceux de BMD. Du fait de ces rythmes plus rock, l’ensemble est souvent structuré en couplet/refrain et parfois parsemé de breaks en tous genres : harmoniques, acoustiques, ralentissements ... D’où une sensation de vie plus persistance. Mais que ces comparaisons n’affectent pas votre jugement, je compare certes ces deux albums ainsi et je n’en dépareille pas pour autant ce Futile d’une ambiance parfois délicieusement mélancolique. Les riffs sont entièrement inspirés de ceux de BMD et parviennent de temps à autre à me bloquer au morceau tant ils suintent de malaise. Leur son clair mais comme « lointain » est très similaire à celui de SHAPE OF DESPAIR sur Illusion’s Play.

Enfin, troisièmement, quelques fioritures à noter, notamment au niveau du chant guttural souvent doublé d’une voix plus éraillée et parfois lui-même remplacé par des murmures. Des claviers apparaissent aussi sporadiquement, mal introduits et trop envahissants. Ces fioritures font certes évoluer la sauce, mais vers un résultat qui n’est plus à mon goût.
Celles-ci constituent un défaut très pernicieux de cet album, à savoir son léger côté facile d’écoute. RAPTURE n’échappe pas à certaines mélodies mielleuses, certains refrains gonflés de double pédale « accrocheuse », et peine à renouveler sa batterie de riffs poignants.

C’est la raison pour laquelle je ne peux pas être trop sévère. Je me dois de reconnaître que des titres tels que « To Forget » ou « This Is Where I Am » parviennent à m’obstruer la vision, à déformer une réalité au point d’en déverser ... comme une peinture grise sur les alentours, coulant sur le ciel, les arbres et les hommes. Le problème est qu’elle sèche trop vite et qu’ils n’en déverseront plus, même lors de futurs essais.

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- Petri Eskelinen (chant)
- Tomi Ullgren (guitare)
- Jarno Salovaara (guitare)
- Jani Öhman (basse)
- Samu Ruotsalainen (batterie)


1. Intro
2. To Forget
3. This Is Where I Am
4. The Fall
5. While The World Sleeps
6. Futile
7. Someone I (don't) Know
8. (about) Leaving



             



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