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DOOM METAL  |  STUDIO

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ATARAXIE - Slow Transcending Agony (2005)
Par MOX le 17 Octobre 2006          Consultée 3013 fois

J’avais jeté une oreille furtive à la première démo de ce groupe français -« The Other Path »-, en réponse aux très bons échos dont bénéficiait Ataraxie dès lors, et vu que mon avis s’éloignait quelque peu du ressenti général, je devins d’autant plus réticent à poser une autre esgourde sur leur premier album. Et comme dit le blondin Dave Mustaine : « next mistake ». Le pavé initialement apeuré par l’eau et encore trop dans le giron de MY DYING BRIDE vient ici de sauter de 10m de haut en bombe, à en vider une mare. Sevrage terminé et comme oublié.

Planter le décor n’est pas bien difficile, et il l’est encore moins de définir Ataraxie : doom/death. Un doom/death sévère, sans traces de claviers, de violons ou de chant féminin (et n’oublions pas non plus : « doom/death is not death-metal with violins »). Rien qu’en employant les classiques instruments du genre (ceci inclut le chant guttural) et en y apposant l’étiquette doom, l’ensemble sonne forcément rêche. C’est un aspect connu de tous, et la majeure partie des formations évoluant dans ce domaine joue après l’enregistrement afin d’accentuer le rendu déjà cru. Ataraxie ne déroge pas à la règle et chaque assaut des musiciens imiterait presque un coup de massue sur une terre sèche et craquelée. Écrasant et, par voie de fait, douloureux. Les guitares sont évidemment instigatrices de ce phénomène, mais le chant n’est pas en reste, glaireux et puissant si bien qu’on parvient à deviner son souffle et le raclement de l’air dans sa gorge. Saisissant !

Il convient toutefois de ne pas comparer Ataraxie aux groupes les plus brutaux en la matière qui existent ou, plus vraisemblablement, ont existé. Ataraxie ne s’inspire pas, ou si peu, de pointures telles que diSEMBOWELMENT, DUSK et encore moins du death balourd et ralenti au maximum de WINTER. Les similitudes apparaissaient évidentes entre Ataraxie et MY DYING BRIDE -comme évoqué plus haut- à l’occasion de leur démo, il ne subsiste à l’heure actuelle que de très faibles réminiscences, de l’ordre de l’idée ou du « concept » ; en d’autres termes : la finesse du riff. Toutefois, ce n’est pas applicable à l’album en entier. A plusieurs reprises, « Slow Transcending Agony » déballe ses accords les plus primaires et les plus harassants, juste assez développés pour qu’on y décèle plus qu’une bête rythmique.

Quoique les rythmes s’enfoncent dans la lenteur, se manifestant peu mais violemment, la musique est riche et fouillée. Ataraxie ne laisse pas ses morceaux se reposer sur un seul riff. Bien au contraire, ils varient entre quatre systèmes (tout du moins c’est ainsi que je le conçois), lesquels sont tous, sans exception, parfaitement imbriqués les uns dans les autres. En premier lieu le riff abandonné, sous forme de notes éparses qui émanent entre deux à-coups de la guitare rythmique. Puis le véritable riff, mieux constitué, d’une teinte beaucoup plus maussade, et poignant. Enfin, les deux derniers ponctuent les morceaux : les harmoniques, superbes et glacées, et les accélérations (jusqu’au blast-beat, chose peu commune) vers un death des plus basiques. L’ensemble est d’une fluidité déconcertante, les breaks sont nombreux mais appropriés et inattendus, « Slow Transcending Agony » maintient éveillé. On évolue entre musique noire et musique mélancolique, esseulé dans un vacarme de saturation, et très rares sont les occasions d’en sortir volontairement. Elles sont, en toute honnêteté, ponctuelles : accélération mal vue ou passage en pilotage automatique…Des broutilles.

Il est à noter qu’un effort est réalisé sur le chant et qu’il ne s’enferme pas obligatoirement dans un schéma de voix grave. Chant rauque, murmures (en français) et hurlements parsèment l’essai, ces derniers étant particulièrement convaincants. Quant aux murmures, c’est plus une répulsion pour le français dans ce mouvement musical dont je fais preuve…Mais que ceci ne soit pas pris en compte pour l’avis général, car quoique je n’en ai pas fait des tonnes, ce premier album d’Ataraxie (à ne pas confondre avec ATARAXIA, hein, vous risqueriez d’être surpris) rassemble d’excellents éléments, concoctant ainsi un doom/death moderne, original et presque indispensable. Et pour la provocation gratuite : il faut oublier MOURNING BELOVETH.

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- Jonathan Thery (basse, chant)
- Frédéric Patte-brasseur (guitares)
- Sylvain Esteve (guitares)
- Pierre Senecal (batterie)


1. A Step Into The Gloom
2. Funeral Hymn
3. L'ataraxie
4. Slow Transcending Agony
5. Another Day Of Despondency



             



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