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- Style : Whitesnake, Rory Gallagher , Raveneye, Scorpion Child, Heart, Path Of Samsara, Great White, The Black Crowes , Mountain
- Membre : Robert Plant , Page - Plant
- Style + Membre : Coverdale - Page, The Firm
 

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LED ZEPPELIN - Led Zeppelin I (1969)
Par POWERSYLV le 24 Décembre 2006          Consultée 15855 fois

Il y a très longtemps, il y eu le Big Bang. Puis les dinosaures. Puis la musique. Puis le rock'n roll au milieu des années 50 aux Etats-Unis. Puisant sa source dans le blues, le rhythm'n blues et la country, appréhendé dès ses débuts comme une musique batârde et sans avenir par les bien-pensants, le rock'n roll allait connaître nombre de mutations. Dans l'Angleterre des années 60, la brèche ouverte par les BEATLES favorise l'apparition et le succès de groupes de jeunes british qui contrairement aux 4 de Liverpool se prirent de passion pour le blues des pionniers. THE ROLLING STONES, THE WHO, THE KINKS, THE ANIMALS ou encore THE YARDBIRDS dont nous parlerons plus bas s'engouffrent dans la brèche avec des fortunes et des destins divers. C'est l'époque du British Blues Boom. Pendant ce temps, de l'autre côté de l'Atlantique, un certain Jimi Hendrix révolutionne le monde de la guitare en expérimentant fuzz, effet wah-wah et tout ce qu'on peut faire avec un manche et six-cordes (y compris y mettre le feu lol). Les sauvages du MC5 et autres STOOGES terrorisent les braves parents à grand coup de distorsion, de contestation et d'autodestruction, ultimes soubresauts du renouveau d'un rock sauvage et incandescent en ces temps troublés.

A côté de l'unanimité et de la naiveté du mouvement hippie et du psychédélisme mais flirtant parfois avec celui-ci, de jeunes combos s'engagent dans la voie d'un rock plus dûr et bluesy. A la fin des années 60, les évolutions technologiques élargissent les possibilités et permettent de jouer plus fort et plus intensément ce fameux blues-rock "british" élaboré quelques années plus tôt. C'est dans ce contexte que naît ce qui allait devenir le hard rock, puis par extension le heavy metal. Certes, le style avait été effleuré dans les années 60 à quelques occasions : THE KINKS avec le fameux "You Really Got Me" dont le riff est devenu légendaire (chanson reprise dans la décennie suivante par VAN HALEN avec le succès que l'on sait). THE THROGGS avec "Wild Thing" (popularisé une seconde fois par Jimi Hendrix). Et même THE BEATLES avec "Helter Skelter" sur leur White Album (repris en 1983 par MOTLEY CRUE). Le style a été travaillé un peu plus en profondeur avec les YARDBIRDS (qui ont vu se succéder en leur sein 3 prodiges de la guitare : Eric Clapton, Jeff Beck et Jimmy Page) et CREAM (featuring Eric Clapton). Mais il a fallu un groupe, un seul, pour que ces débordements sonores deviennent un style à part entière. Ce groupe est LED ZEPPELIN, et leur premier album marque le début de la très longue histoire d'un style qui aura connu dans les décennies suivantes moults aventures, glorieuse descendance et provoqué nombre de passions (c'est beau).

Musicien de studio, le guitariste James Patrick Page (alias Jimmy) intègre en 1966 les fameux YARDBIRDS. D'abord comme bassiste, puis comme second guitariste aux côtés de Jeff Beck (il remplace Paul Samwell-Smith) puis comme seul soliste où il impressionne par son jeu et quelques expérimentations (la technique de l'archer). Les tensions subsistant dans le groupe mettent un terme à l'aventure YARDBIRDS en 1968. Seul Jimmy Page décide de continuer d'abord sous le nom de THE NEW YARDBIRDS. Devant honorer certaines clauses contractuelles dont une tournée en scandinavie, il s'entoure du jeune chanteur Robert Plant, du batteur John Bonham à la batterie et du bassiste John Paul Jones. Pendant cette tournée et sur une suggestion de son ami le batteur Keith Moon (THE WHO), Jimmy décide de rebaptiser le groupe LED ZEPPELIN, nom qui repose sur un jeu de mot (sous entendu "Lead Zeppelin", le "Zeppelin de plomb") et qui lui vaudra d'ailleurs quelques ennuis avec l'héritier de l'inventeur du fameux dirigeable.

Trouvant un mentor en la personne de l'imposant manager Peter Grant qui s'occupera des affaires du groupe avec Jimmy, ainsi que l'appui de la maison de disque Atlantic (qui eut du nez sur ce coup-là), les 4 hommes entrent en studio pour accoucher de ce premier disque qui, sans avoir l'aura légendaire du second volet (sorti quelques mois plus tard) est entré dans la légende et sème les ferments du genre. La formule fera date : la figure de proue bicéphale avec le jeune chanteur/hurleur blond à la chevelure de feu rivalisant avec LE guitar-hero qui joue fort, avec une bonne mixture de feeling et de démonstration. Derrière mais non des moindres, le batteur, véritable épine dorsale et le bassiste qui insufflent leur tempo avec finesse ou la violence du gros son. D'embryon, le jeune hard-rock encore accroché à son placenta blues se déploie et pousse ses premiers cris. Car pour beaucoup encore aujourd'hui, ce premier LED ZEPPELIN (et aussi II, IV et dans une moindre mesure l'excellent III) représente le rock "hard" dans toute sa pureté primale.

Doit-on revenir sur le génial et culte "Dazed And Confused", gros bébé graisseux que Page avait déjà composé et expérimenté dans les dernières années des YARDBIRDS (avec le fameux archer mentionné plus haut) et qui contient la quintescence du genre ? Début où se cotoient blues et lourdeur, où Bonham assène sa frappe de plomb, où Jones gratte 4 cordes goulues, où Page fait pleurer une guitare qui se traîne et où la voix déjà empreinte de feeling et de rage du jeune Plant se fait déchirante ou conquérante. Ce passage planant et enfin ce déluge de décibels orgasmiques sous la forme d'un solo de feu avant le final. LE morceau de l'album, LE premier cheval de bataille du ZEPPELIN sans parler d'un grand moment live. Plus court mais intense, "Communication Breakdown" a dû servir de bande originale aux premiers moments de headbanging de l'histoire (suffit de voire Robert Plant se secouer la touffe sur le clip). Un titre qui faisait sans nul doute partie de ce qui se faisait de plus virulent pour l'époque. Car l'heure est au réalisme, aux déboires humains, à l'amour, la haîne et la décadence. "The Dreams Is Over" chantait Lennon ... le rêve hippie est bien fini, c'est le retour de l'équipée sauvage et du rock de la rebellion. "Communication Breakdown" en est le manifeste.

Excellents aussi que ce "Good Times, Bad Times" au groove imparable, ces bon gros blues bien lourds que sont "You Shook Me" (frissons garantis quand la guitare s'envole) ou "I Can't Quit You Baby" (merci Mr Dixon !) ou ce final qui promet sur le nuancé et contrasté "How Many More Times". Grosse émotion que ce superbe "Babe, I'm Gonna Leave You" aux relents folks qui pleure la fin d'un amour où s'entrelacent passion et tendresse. "Your Time Is Gonna Come" et "Black Mountain Side" sont peut-être les moments les plus dispensables de l'album mais sont bien fichus quand même. Ce premier album de LED ZEPPELIN jette les bases et démontre l'énorme potentiel de ce groupe appelé à entrer dans la légende. Le deuxième volet sera le moment de l'envol des 4 hommes vers le succès et d'autres combos conquis ne tarderont pas à suivre. LED ZEPPELIN "EST" le premier groupe de hard rock, Led Zeppelin en est le premier manifeste dans les restes d'un blues fumant, 1969 en est l'année de naissance. L'histoire et le talent feront le reste.

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   POWERSYLV

 
   JEFF KANJI

 
   (2 chroniques)



- Robert Plant (chant)
- Jimmy Page (guitare)
- John Paul Jones (basse,clavier)
- John Bonham (batterie)


1. Good Times, Bad Times
2. Babe, I'm Gonna Leave You
3. You Shook Me
4. Dazed And Confused
5. Your Time Is Gonna Come
6. Black Mountain Side
7. Communication Breakdown
8. I Can't Quit You Baby
9. How Many More Times



             



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