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SWORN ENEMY - The Beginning Of The End (2006)
Par POWERSYLV le 12 Mai 2006          Consultée 3027 fois

Le succès outre-Atlantique du death mélo/pop/hardcore (chacun voit ce qu’il veut) des SOILWORK et IN FLAMES a eu pour effet en ce milieu des années 2000 de générer au pays de l’Oncle Sam toute une tripotée de gangs dreadlockés prêt à prendre le relais de cet engouement pour le meilleur et pour le pire. Enfin, dans la majorité des cas, surtout pour le pire. SWORN ENEMY ne fait pas exception.

Nouveau venu sur la scène, SWORN ENEMY cristallise en lui toute cette vague baptisée - on ne sait pourquoi - N.W.O.A.H.M. (New Wave Of American Heavy Metal) car il faut se lever tôt pour trouver là dedans une quelconque accointance avec le heavy metal tel qu’on l’entend, leur musique étant plutôt un croisement entre hardcore bourrin et passages pops plus accessibles mais irritants. SWORN ENEMY s’annonce donc comme un SOILWORK en force mais en plus hardcore et en plus pop, le talent en moins. Car n’est pas SOILWORK qui veut. SWORN ENEMY, non content d’être une fade caricature du groupe de Bjorn Strid ressasse ici platement une formule maintes fois éprouvée depuis maintenant quelques années, afin de plaire aux djeun’s en survet et adidas avides de sensations rebelles à 2 balles. Ca gueule sur les couplets, et ça prend une voix claire d’ado boutonneux rebelle sur les refrains. Il ne manque plus que du rap là-dedans.

Gueulantes de cochons en phase terminale d’égorgement, le chant hardcore est tout bonnement insupportable. Quant au chant clair et poppy des refrains, il est encore plus pitoyable et frise le racolage vers une génération qui après cela saura encore moins ce que les termes metal, voire rock’n roll voudront dire. Alors en gros, voilà un premier album qui risque de marcher au niveau des ventes, surtout aux States. The Beginning Of The End est d’ailleurs d’emblée placé sous la protection d’un Century Media tout puissant et décidément bien vénal (qui n’a rien fait pour éviter le naufrage artistique du dernier LACUNA COIL, poule aux œufs d’or du label – soit dit en passant). Vous allez me dire : « Y a pas qu’eux ». Je vous répondrai : « Vous avez mille fois raison ». Naufrage ici aussi donc. Car à part peut-être quelques petites idées guitaristiques par-ci par-là ou quelques intros un poil plus soignées, circulez, y a rien à voir. Et surtout quasiment rien à sauver du désastre. J’ai même eu du mal à l’écouter jusqu’au bout tellement le disque m’a énervé et attristé.

Usant, fatiguant, The Beginning Of The End est donc un recueil opportuniste de clichés éculés et agaçants qui essaie de fausser la définition d’une musique pour assouvir des arguments purement mercantiles. Heureusement qu’il n’y a pas que cela sur le marché du metal car ça fait longtemps que je serai passé à autre chose … No comment.

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   (2 chroniques)



- Sal Lococo (chant)
- Lorenzo Antonucci (guitare)
- Jamin Hunt (basse)
- Paul Antignani (batterie)


1. Forgotten
2. Scared Of The Unknown
3. The Beginning Of The End
4. Save Your Breath
5. Absorb The Lies
6. All I Have
7. We Hate
8. No Second Chances
9. After The Fall
10. Here Today
11. Weight Of The World



             



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