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BRUTAL DEATH METAL  |  STUDIO

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BRODEQUIN - Instruments Of Torture (2000)
Par GORR le 6 Juillet 2006          Consultée 3597 fois

Beaucoup de groupes de brutal death ont quelques influences grind dans leur musique. Mais d'autres ont la particularité de fournir une musique si extrême, qu'un tympan humain aurait du mal à résister à son écoute. BRODEQUIN est l'un des leurs. Ce jeune groupe américain créé par deux frères en 1998 est désormais une formation rodée sur la scène extrême mondiale. En effet, rares sont les autres groupes pouvant surmonter et placer la barre encore plus haut en ce qui concerne une brutalité musicale telle que celle-ci. Durant l'été 1999, les frères Bailey vont sortir une démo de quatre titres distribuée à 1000 exemplaires. Très vite, le groupe se forge un nom, et sort en 2000 son premier album, affecté du patronyme sinistre de "Instruments of Torture". L'album est distribué via Ablated Records et fait un petit carton sur la scène underground américaine. Le taux de violence atteint sur la galette serait près à réveiller un mort, et c'est là que BRODEQUIN gagne tous ses points. Musicalement, les américains se rapprochent nettement de formations comme DEAD INFECTION, MEATKNIFE ou encore DEVOURMENT. Leur musique n'a aucune barrière et ne fait que monter crescendo tout au long de cet album. Un pur brutal death metal forgé dans la plus nette tradition US. Si vous vous dites qu'ABORTED est un peu trop gentil avec vous ou que CRYPTOPSY ne vous fait pas assez planer, essayez-vous à BRODEQUIN et leur symphonie mortuaire.

"Instruments of Torture" nous offre donc 10 morceaux de brutal death metal, accompagnés de deux bonus tracks, pour les plus chanceux possédant comme moi la version remasterisée du skeud de la part de Unmatched Brutality Records. Première chose qui saute aux yeux : le son. Pour une version remasterisée, je pense qu'on peut vraiment piquer notre coup de gueule. Pour être clair : c'est vraiment mauvais. On n'est pas au stade du son d'un album de DARKTHRONE, mais ça fait quand-même peine à entendre. Le brutal death, on l'aime quand le son est assez clair, et là on ne peut pas profiter pleinement de toutes les qualités de ce "Instruments of Tortures" qui en a pourtant un bon paquet. A commencer par la voix vraiment monstrueuse de Jamie Bailey, bassiste du groupe aussi. Celle-ci est tout bonnement abominable du début à la fin du skeud. Des growls implacables, ça n'est même plus guttural tellement cette voix est profonde et brutale, on s'en prend littéralement plein la gueule. Deuxième chose énorme, les riffs. Sans pitié et forte d'une puissance formidable, la gratte de Micheal crache des riffs tous aussi brutaux et accrocheurs les uns que les autres. Voyez dès lors des classiques et des hymnes du brutal death poindre devant vos yeux tels "The Virgin of Nuremberg" ou encore "Duke of Exeter" et son lot de blast-beasts dantesques. D'ailleurs, nous ne pourrons point profiter du jeu de batterie de Chad Walls puisque celle-ci résonne dans le vide à cause d'un son exécrable.

Les deux bonus tracks de l'album sont deux nouveaux titres du groupe, qui ne verront jamais le jour sur un autre album du combo américain. Rien d'assez spectaculaire, deux bonnes compositions de brutal death, sans âme et sans effort, mais plaisantes tout de même. Vous aurez donc compris que la violence musicale de BRODEQUIN n'a d'égale que le néant. Un album qui rafraîchit vraiment nos esgourdes et qui fait plaisir à entendre. De plus, le groupe n'est pas linéaire et ennuyeux pour un sou, et s'offre même le luxe de nous faire tourner la tête. BRODEQUIN arrive avec une dextérité formidable à fournir des titres intenses et brutaux en moins de trois minutes, pour nous accrocher directement la tronche. S’il vous faut un groupe de brutal death de chevet, prenez BRODEQUIN, car ces américains ont encore des choses à prouver et ce ne sont pas leurs futurs albums qui me contrediront.

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- Michael Bailey (guitares)
- Jamie Bailey (chant/basse)
- Chad Walls (batterie)


1. Spinning In Agony
2. Soothsayer
3. Ambrosia
4. The Virgin Of Nuremburg
5. Duke Of Exeter
6. Infested With Worms
7. Burnt In Effigy
8. Strappado
9. Hollow
10. Feast Of Flesh
11. From The Anatomical Deeps
12. The Garotte



             



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